20/10/2010

Pas facile de quitter le pays de Galles

Il n'a pas l'air comme ça mais on ne quitte pas facilement le pays de Galles. Dans ce pays où le rugby est si important, les stars locales sont soumises à forte pression dès lors qu'elles désirent s'exiler. C'est notamment le cas de James Hook, en contact avec Perpignan depuis deux ans et annoncé à l'USAP pour après la coupe du Monde 2011.

Dans le Guardian, l'entraîneur de la sélection galloise, le Néo-Zélandais Warren Gatland prévient par exemple que Hook, s'il tente l'aventure à l'étranger devra "rester disponible" pour la sélection nationale. Gatland y met Hook en garde : il ne pourra pas prétendre participer à la Coupe du monde s'il ne participe pas au stage d'avant saison de l'équipe nationale en été.

Il serait étonnant que l'USAP envisage de la récupérer pendant cette période puisque la situation sera exactement la même pour tous les autres internationaux du club -notamment les tricolores- à ce moment-là de la saison. En attendant, Hook devrait faire savoir sa décision à la fin du mois prochain, d'après le Guardian qui croit savoir que des clubs anglais sont aussi intéressés. Gatland, lui, conclut par une phrase à double sens : "Cette décision appartient à James quoi doit faire ce qu'il y a de mieux pour sa famille". Ben tiens... Le pays de Galles, c'est là (au nord dans la charmante bourgade de Portmerion) qu'a été tourné le prisonnier.

Vous savez, ce feuilleton où une boule blanche rattrape les fuyards. Sauf que là, le héros c'est le numéro 10, pas le numéro 6.

23/09/2010

Carter et l'amour

Les jeux de l'amour et du hasard sont quelquefois cruels. Si l'on en croit la jolie expression de Renaud Bourrel, notre confrère de "l'Equipe", Dan Carter ne viendra pas à l'USAP et son intermède catalan de la saison 2008-2009 restera comme une "amourette de vacances". Lui songe depuis à d'autres conquêtes, laissant un pays catalan seul et énamouré, incapable d'oublier la folle aventure et les doux instants de l'année 2009.

Les cruelles réalités de la vie (1,2 million d'euros par saison) sont telles qu'il semble bien difficile de retrouver la fraîcheur des premiers instants. Paul Goze, s'il a le prénom du héros romantique et tragique du Paul de Virginie, n'en a pas vraiment le style. Pourtant, le club espère encore reprendre son aventure avec l'ouvreur néo-zélandais.

C'est que, quand le coeur parle, la raison s'égare. Mourad Boudjellal, dont les avances ont déjà été rejetées une fois par le beau Dan, est à l'origine de la rumeur selon laquelle entre Perpignan et Carter, tout était fini. "C'est pas pour toi", semble-t-il dire à l'USAP. Ah, l'amour...

A part ça, à Bayonne, Manny Edmonds ne sera pas du déplacement et Bosch jouera en numéro 10. Quant au Gallois James Hook, il est toujours sur les tablettes de l'USAP

02/06/2010

Le cas Tchougong en quelques liens

Le pilier de Bourgoin Arnaud Tchougong ne viendra pas à l'USAP. Quelques liens pour se faire une idée de l'histoire.


Une interview de l'intéressé.


- sur lindependant.com


- sur rugbyrama.fr : "L'imbroglio"


- sur lequipe.fr : "Tchougong reste"


- sur le forum de l'USAP un peu de tout...ici et

- et même sur ouest-france.fr...

03/02/2010

Transfert avec...

 

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Le petit jeu de poker menteur lié à la période des transferts peut-il influencer le grand jeu sur le terrain ? Prenons le cas du match Bayonne-USAP de ce vendredi. L'USAP devrait aligner au stade jean-Dauger une charnière Durand-Laharrague qui n'est pas sûre de rester au club la saison prochaine. Nicolas Durand est annoncé avec insistance du côté du Métro-Racing alors que Nicolas Laharrague est en fin de contrat et sait son sort étroitement lié au recrutement perpignanais.


C'est là que les choses deviennent savoureuses : son adversaire direct de jeudi dernier, le Berjallien Benjamin Boyet, est le principal favori pour lui succéder. Mais Boyet n'intéresse pas que Perpignan. Bayonne est aussi sur les rangs et il semblerait même que le club basque ait pris comme une petite avance sur le Catalan. A condition, bien sûr, de se maintenir, sachant que le match contre l'USAP est décisif.


Bien sûr, on mélange ici les torchons et les serviettes. Le terrain, la plupart du temps, arrive à se protéger de ces influences. Sans être pourtant totalement étanche. L'élément de stabilité, en fait, c'est le groupe. Rien n'est plus dangereux pour l'équilibre d'un groupe que de laisser trop de joueur dans l'incertitude. Cela place le président en position de force pour négocier d'homme à homme mais trop de joueurs sous pression pendant trop longtemps, c'est mauvais pour l'équipe. La vague de renouvellement qu'a connue l'USAP stabilise le groupe qui peut donc supporter quelques incertitudes.


Le plus bel exemple, dans ce domaine, remonte à la saison 1999-2000 lorsque Fred Bénazech, déjà recruté par Agen, avait réussi l'un de ses plus grands matches contre son futur club pour un huitième de finale au Stade de la Méditerranée.
Cette référence fait ancien combattant ? Non ? Oui, un peu...