19/09/2010

Le soulagement de Brunel

 


 

Habituellement très calme, Jacques Brunel a laissé éclater sa joie et son soulagement après la rencontre face au Stade Français. La vidéo de Jean-Luc Bobin a saisi ces moments qui en disent long sur le soulagement du manager et de son staff. Dos au mur, l'USAP s'en sort par la plus petite des marges, le ballon en équilibre sur la main de Porical, après son coup de pied, pendant quelques secondes où le temps semblait suspendu, étant le symbole du match.

La suite ? C'est Bayonne. Ancien leader et récent battu à Toulouse. Edmonds qui pourrait faire son retour sur la pelouse de son ancien club. C'est les allers-retour à l'infirmerie. L'inquiétude est de mise pour Guirado (touché au sternum mais sans fracture) alors que Tincu devrait reprendre l'entraînement lundi. Sid (luxation de l'épaule) ne sera pas du déplacement à Bayonne pendant que le retour de Mélé est annoncé pour dans deux semaines.

18/09/2010

Retour du bout de l'enfer

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C'est le genre de victoire difficile et finalement belle qui peut lancer une saison. En tout cas, l'USAP est revenue d'un voyage au bout de l'enfer l'emportant d'un petit point (22 de points de Porical contre 21 pour les Parisiens) au cours d'un match où toutes les conditions d'une défaite étaient réunies.

Il y avait d'abord la fébrilité, partagée par les deux équipes sous pression avant le coup d'envoi. Il y a eu ensuite les deux cartons jaunes récoltés par Florian Cazenave et David Marty en première et deuxième mi-temps. Sur le premier, les Parisiens marquaient grâce à Arias. Mais ils encaissaient aussi six points de pénalités sur des ruades de révolte des Catalans (bilan des 10 minutes : 6-5 pour l'USAP).

Mais un essai de Valancon, frère jumeau de celui encaissés contre Bourgoin la semaine précédente, sur une balle bêtement perdue permettait au Stade Français de mener 18-12 à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, Marty sortait dix minutes. Les Parisiens connaissaient alors un énorme temps fort. l'orage grondait : deux essais étaient refusés sur vidéo-arbitrage et c'est au contraire Porical qui faisait parler la foudre. Il récupérait une chandelle tapée pour lui-même et marquait l'essai qui donnait l'avantage au score aux Perpignanais.

Il restait alors 25 minutes à jouer et elles seront totalement catalanes. KO, les Parisiens subissaient la furia des Perpignanais qui ne les lâchaient plus. Ce match va leur faire du bien.

16/09/2010

Retrouver le "mojo"

C'est une sorte de fluide magique ou de petite amulette vaudou appelée "mojo". Un truc difficile à définir mais qui contient l'énergie, le savoir-faire qui vous donne des ailes. Le cultissime docteur Denfer pense avoir capturé le "mojo" d'Austin Power et décide de la boire comme un breuvage magique.

L'USAP en ce moment, est à la recherche de son "mojo". La qualité de jeu, la confiance, la lucidité, autant de qualités de cette équipe ces deux dernières saisons doivent être quelque part dans l'air d'Aimé-Giral. Tout cela n'a pas pu s'envoler d'un coup et il s'agira de le retrouver face au Stade Français.

Pour y parvenir, les Catalans invoqueront leur vaudou à eux. Ce sera engagement physique, pression et volonté de fer. En général, ce sont les pierres blanches suivies par les Perpignanais lorsqu'ils sont perdus, ce qui est le cas actuellement. Objectif : retrouver le "mojo".

14/09/2010

Toujours autant de chance...

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Rimas Alvarez-Kairelis et Manny Edmonds ne seront pas là samedi pour le "choc" face au Stade Français. Le deuxième ligne argentin souffre d'une entorse du genou depuis le match contre Bourgoin, le numéro 10 australien n'est pas encore remis d'une déchirure musculaire (il pourrait faire sa rentrée contre Bayonne, son ancien club, le week-end suivant).

Bref, malgré les retours de Vivalda, Michel et Géli, les ennuis continuent pour l'USAP et ce n'est pas vraiment étonnant. Les ennuis d'effectif obligent les joueurs à puiser dans leurs réserves dès le début de saison. Le grand nombre d'internationaux a contraint à une préparation assez hétéroclite et, pour finir, les difficultés du numéro 10 et plus largement de la charnière, ont atteint la confiance collective. Une victoire demande donc plus d'efforts que nécessaire à l'image de la rencontre face à Bourgoin, difficile du début à la fin.

Tout va bien donc avant la venue d'une équipe parisienne qui tarde elle-aussi a trouver la bonne carburation.

Les deux photos d'Alvarez-Kairelis et Edmonds sont signées Jean-Luc Bobin et extraite d'un diaporama spécialement mis en ligne pour les "fans" facebook de lindependant.com. Pour s'inscirire, c'est ici.

 

 

 

 

27/03/2010

Encore une histoire de fesses

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Tout ça n'est qu'une histoire de fesses. Si David Mélé ne s'était pas accroché au short de Gasnier, comme un naufragé du Titanic attrape un débris flottant sur l'eau, l'histoire aurait pu être complètement différente. Le Stade Français aurait ouvert logiquement la marque après neuf minutes un peu timorées des Catalans. Aimé-Giral, déjà vaguement inquiet, serait carrément devenu supertitieux, convaincu que la malédiction de la grande pyramide n'est rien à côté de celle qui s'acharne sur ceux qui osent porter le maillot du numéro 10. L'espoir aurait changé de camp, le doute aurait commencé son affreux travail de démolition lente.

Au lieu de ça, les spectateurs catalans, de grand inquiets qui ne demandaient pourtant qu'à être effrayés, n'ont vu qu'une paire de fesses. Comme si une séance photo pour le calendrier avait été improvisée sur la pelouse. Entre exploit défensif et image incongrue, les supporters n'ont retenu que le comique de la situation, trop contents d'échapper aux démons qui peuplaient déjà leurs cauchemars pour n'apercevoir qu'un coin des "Dieux du Stade".

Cette histoire a donc détendu tout le monde. L'idée simple que la meilleure façon de gagner est de jouer a envahi l'air printanier ; David Marty et Maxime Mermoz ont décidé de s'amuser. L'USAP a donc battu le Stade Français 44-23 dans une cavalcade de rugby offensif, avec une joyeuse légèreté dans la prise de risque. Mais peut-être que tout s'est joué dans ce drôle de moment où un type les fesses à l'air tentait de continuer d'avancer pendant qu'un autre s'accrochait à ses fondements raclant la pelouse.

24/10/2009

L'Arche de la Défense

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En fait, on ne le savait pas, mais la Grande Arche de la Défense a été construite pour commémorer les 20 dernières minutes de la victoireperpignanais (20-16) au Stade de France face au Stade Français. A 14 après le carton jaune de Tuilagui, les Catalans ont dressé un véritable mur devant les vagues Parisiennes. Un énorme morceau de bravoure, véritablement monumental.

L'USAP défendait alors six points d'avance, logiquement obtenus après deux très beaux essais de Mermoz, servi par Candelon, et Porical sur un exploit personnel concluant un autre exploit personnel du jeune demi-de-mêlée Cazenave.

Bref, l'USAP s'est imposé en champion, et aura l'occasion de faire valoir, vendredi soir prochain contre Castres, son exceptionnelle capacité à répondre aux grands rendez-vous.

22/10/2009

Pression : la tournée des patrons

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Difficile d'imaginer personnages aussi différents que Paul Goze et Max Guazzini, les présidents de l'USAP et du Stade Français. Mais un point commun réunit les deux hommes. Avec eux, il faut aller au-delà des apparences. Accent et faconde à la Galabru, style à l'emporte-pièce savamment cultivé, Paul Goze cache une intelligence à sang-froid redoutable. Et si Max Guazzini adore mettre en avant sa sensibilité, son affectif et ses amis du show-bizz, il est d'abord un chef d'entreprise qui sait très précisément ce qu'il veut.

Tout cela pour dire que les deux présidents se rejoignent, cette semaine, pour donner un bon coup de pression sur leurs équipes, qui s'affrontent samedi au Stade de France.

Paul Goze, pour commencer, a fait ses comptes. En cas de défaite, l'USAP se retrouverait à la sixième place au classement, au "prix plancher" de la qualification. Risqué. Il estime aussi que l'irrégularité dans les performances -à mettre sur le coup du "choc affectif" suivant le titre- a assez duré. La qualité de certains matches rend, à ses yeux, d'autant moins acceptables les contre-performances et le rendez-vous du Stade de France lui semble un moment décisif pour une remise en question.

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Max Guazzini, lui, en a vraiment marre de ne plus gagner au Stade de France. L'inventeur du match de championnat à 80 000 personnes se sent le dindon de la farce depuis que son équipe n'y gagne plus, laissant échapper une partie des bénéfices de ces événements. Dans le contexte de concurrence avec le Métro Racing sur Paris, le président stadiste saurait parfaitement tirer profit de la symbolique d'une victoire face au champion en titre.

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Bref, pour ce déplacement à Paris, la pression est servie par le tandem Goze-Guazzini avant même la virée rue de la soif.

A gauche, Paul Goze jeune.

A droite Max Guazzini approximativement au même âge.

27/09/2009

Sommet et contre-sommet

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C'est peut-être un de ces moments où on sent que ça bascule. Alors que la huitième journée du championnat de France proposait le "sommet" classique du rugby français depuis 10 ans -Toulouse-Stade Français- c'est le "contre-sommet" organisé entre l'USAP et Clermont qui s'est imposé comme le moment fort.

Sans imagination, semblant fatigué et à court d'idées, le Stade Toulousain n'a pu concéder qu'un bien triste match nul face à des Parisiens qui avaient cadenassé la maison comme s'ils attendaient des jours meilleurs.

Pendant ce temps, l'USAP signait un match de feu, à la fois novateur et plein de rage devant des montferrandais, certes dépassés, mais qui auraient pu inscrire un ou deux essais sur des contres fulgurants. Il y a même eu, entre les finalistes de l'an dernier, quelques moments chauds, signes d'une rivalité de jeunesse là où les deux "Stade" ressemblaient à des cow-boys fatigués.

L'USAP, malgré ses défauts, son inconstance, apporte donc la plus grosse dose d'enthousiasme et de nouveauté de ce Top 14. Toulon et le Racing pourraient également apporter un brin de surprise mais leurs choix -recrutement super-costaud et choix tactique hyper-rigoureux- ressemblent un peu trop à des stratégies de Conseil d'Administration pour fouetter le championnat.