29/10/2009

Le cas Aimé-Giral

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"L'affaire" des propos de Paul Goze à propos du stade Aimé-Giral, et des réactions qu'ils suscitent, est le résultat d'une politique de développement des stades propre à Perpignan et qui mérite d'être regardée de près.

L'idée de base, c'est "chacun son stade". C'est d'abord la volonté des clubs eux-mêmes, notamment de l'USAP. Le passage du club vers le professionnalisme doit beaucoup au fait qu'il se soit développé sur son propre site et selon ses propres besoins. C'est, pour moi, la clé de la réussite du club.

Ce choix n'est pas forcément une mauvaise affaire pour le contribuable perpignanais. L'ensemble des investissements consentis depuis le milieu des années 90 sur les deux stades (Aimé-Giral et Gilbert-Brutus) est inférieur au coût total d'un "grand stade" et a su accompagner l'évolution des clubs en question.

Gilbert-Brutus en est à son deuxième projet de modernisation en 12 ans. En 1997, il aurait dû se transformer en stade de 18.000 places pour le Perpignan football club. A l'époque, comme aujourd'hui les Dragons, les dirigeants mettaient en avant les exigences de la Ligue professionnelle qui accueille le club.

La politique de "saupoudrage" permet à la municipalité d'entretenir de bonnes relations avec tous les acteurs sportifs. Cela induit un certain type de relation (lobbying, lutte d'influence, respect des équilibres) que Paul Goze semble vouloir remettre en question. Problème : si la logique "concurrentielle" est en faveur de l'USAP, autant aller jusqu'au bout et rendre les clubs propriétaires de leurs "outils de travail".

Le dernier grand investissement sportif structurel de la ville de perpignan remonte aux années 60 avec le parc des sports du moulin à vent. En dédaignant les Jeux méditerranéens de 1993, la ville a raté une belle occasion.