13/10/2010

L'USAP, combien de fans ?

En ce jour de sortie du film "Social Network" consacré àl'épopée Facebook, nous avons jeté un petit coup d'oeil sur l'audience des différents clubs du Top 14 sur le réseau social. Première constatation : le très grand dynamisme de l'USAP sur le net se confirme. Avec 30.788 fans, la page du club catalan n'est devancé que par le Stade Toulousain et ses 46.569 fans.

Loin derrière, 10.118 personne affirment "aimer" le RC Toulon. Chez nos amis parisiens, le Stade Français (1971 fans) est largement devancé par le Racing Metro (8.657). Biarritz n'en compte que 1704 alors que Montferrand compte 4975 amis, le club champion de France n'ayant pas de page fan.

Mais tous ces clubs sont largement devancés par un homme seul :  Sébastien Chabal accumulent  82.010. Impressionnat...

(Bien entendu, ces chiffres évoluent vite, ils seront périmés quasiment une fois cette note publiée et je ne vais pas m'amuser à les réactualiser).

23/04/2010

Ma photo avec le bouclier

8326_1056430470147_1807436609_121831_4292149_s.jpgSamedi 23 avril, USAP-Albi est le dernier match où il sera encore possible de se faire photographier avec le Bouclier de Brennus. Si, par extraordinaire, vous n'avez pas encore votre photo avec le Bouclier, Albi est le saloon de la dernière chance. Après le match, Brennus fera encore une ou deux balades dans le département et repartira sur Paris avant les phases finales.

Ma photo avec le Bouclier.... Avec un titre comme celui-là, forcément, je suis obligé de publier la mienne, de photo du jour où j'ai croisé le "bout de bois". Moi, c'était par hasard, dans une soirée un peu chabada (et merci à Fred Venarrecchi pour la photo). Genre un vieux pote qu'on reconnaît dans la foule. Comme beaucoup, j'en ai carressé le bois, histoire de vérifier si y'avait des ondes.

On imagine des fantômes du passé, des effluves de troisième mi-temps, des bulles de champagne échappées du vestiaires, des levés de soleil sur les visages des fêtards à Paris au mois de juin, un pied de cochon mangé ...

On imagine aussi une interminable tournée des villages, des bars, des particuliers. Il se dit qu'un jeune marié l'a pris comme témoin, qu'une partie a sombré au large de Saint-Marie, qu'on y a servi du thé à la menthe sur le rond doré, reconverti en plateau. Combien de dizaine de milliers de personnes ont leur photo avec le Brennus ? Impossible à dire. Il est partout : dans le moindre commerce, plusieurs fois par jours dans l'Indépendant, au dessus des cheminées, sur les profils facebook.

Dernière chance pour ceux qui n'ont pas leur photo avec le Bouclier.

31/03/2010

Collection arlequins

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Une convocation par télégramme à un entraînement (probablement la reprise) datant du 31 août de la saison 1923-1924 des Arlequins de Perpignan. C'est la trouvaille d'internaute transmis au merveilleux blog rugby pioneers qui se propose, en anglais, de collecter archives et témoignages vintages sur les années héroïques du rugby.

Nous passons ici une vignette de cette fameuse convocation mais ne ratez surtout pas l'occasion d'aller faire un petit tour sur ce site suavement "vintage". Dernière précision : en 1924, l'US Perpignan (merci pour le rectif, voir ci-dessous) a été finaliste (battus 3-0 par le Stade Toulousain) avant de s'imposer en 1925.

10/03/2010

Image tauromachique

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Bon d'accord, la neige a quelque peu gelé l'activité du blog et le sujet abordé aujourd'hui n'est pas très récent : il s'agit de la fameuse touche de dernière minute jouée par l'USAP sur le terrain de Clermont. Plutôt que de profiter de leur supériorité numérique pour construire un maul classique, les Perpignanais ont joué un fond de touche avec un relais très rapide pour Henry Tuilagi arrivant lancé.

Hélas, le TGV catalan (le seul qui roule) a commis un en-avant fatal, transformant une option de jeu osée en fiasco. Pourquoi revenir là-dessus ? Parce qu'un ancien entraîneur de l'USAP, Olivier Saïsset, avait résumé le dilemme posé par ce genre de coup de poker de façon plutôt imagée en 2003, après la finale de la Coupe d'Europe de rugby perdue par l'USAP contre le Stade Toulousain.

A l'époque, l'USAP avait choisi de tenter une pénal'touche plutôt que de prendre les trois points d'une pénalité. Toulouse avait non seulement résisté mais inscrit trois points sur l'action de contre. Interrogé sur ce choix lors de la conférence de presse d'après-match, qui s'était joué dans l'enceinte alors vénérable de Lansdowne Road, Saïsset avait rétorqué : "Quand la vache met bas, c'est seulement quand on lui touche les couilles que l'on sait si le petit est un taureau ou pas".

Sur cette tirade, le coach perpignanais avait vérifié que le traducteur ne trahisse pas trop sa pensée. Il avait en tout cas résumé parfaitement ce qui allait arriver quelques temps plus tard à Tuilagi tout en prouvant que tauromachie et littérature peuvent quelquefois faire un brin de chemin ensemble.

05/03/2010

Juste un bonus pour l'USAP à Clermont

 

Un match très solide. Impressionnants en défense, toujours dangereux et en tout cas lucides, les Perpignanais ont signé un match très solide sur la pelouse du stade Michelin. Un peu à l'image de celui réussi au Stadium de Toulouse face au Stade Toulousain. Les Perpignanais ont su marquer avant (un drop de 50 mètres de Laharrague) et après (un essai roumain sur une action Tonita-Tincu) la mi-temps. Clermont a su réagir, surtout après l'entrée en jeu de Moran Parra pour finalement l'emporter 22-17.

Encore deux cartons. Deux cartons jaunes par match : voilà la statistique des Perpignanais sur leurs trois derniers déplacements à Bayonne, Montauban et Clermont.  Une sale manie qui devient une mauvaise habitude, d'autant qu'elle s'accompagne d'une collection assez remarquable de pénalités. L'essai clermontois a été marqué sur une phase de supériorité numérique.

Des points perdus au pied et à la main. Cinq pénalités ratées par les Catalans. Même si pas mal d'entre elles n'étaient pas facile, c'est beaucoup trop quand on se déplace chez une équipe comme Clermont. Dans les deux dernières minutes, deux fautes de main ont empêché l'USAP d'arracher une victoire de la dernière seconde. Tuilagui a échappé la balle à un mètre de la ligne puis une petite faute de Tchalé-Watchou a mis fin à la dernière attaque. Vraiment dommage car le match perpignanais méritait mieux.

16/01/2010

La mort de Noël Brazès

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Noël Brazès est mort samedi matin. Il était un joueur de légende de l'USAP, dont il avait porté les couleurs de 1935 à 1942 et de 1946 à 1952. Trois-quart centre ou arrière, il a été sacré champion de France en 1938 face à Biarritz. Ce jour-là, il inscrit deux essais dont un essai resté légendaire, effectuant une feinte de passe pour son coéquipier André Abat avant de s'en aller marquer seul.

Né le 18 décembre 1920, Noël Brazès a vu sa carrière, qui aurait dû se poursuivre sous le maillot bleue de l'équipe de France, être interrompue par la guerre. Mais son implication à l'USAP restera totale puisqu'il fut entraîneur en 1959-60 et président de 1975 à 1979. Il était le fils d'Edmond Brazès, intellectuel et poète et le père de Marc, président de 1984 à 1987 et grand père de Benoît, journaliste puis responsable de la communication du club à partir de 2007.

A toute la famille, nous adressons nos condoléances.

23/12/2009

Le noël de l'ERC

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Jérôme Schuster est convoqué par la commission de discipline de l'ERC (European rugby cup) le 13 janvier prochain. Voilà pour le cadeau de noël de l'ERC à l'USAP à l'occasion de la semaine de repos des Perpignanais. La bonne nouvelle est tombée mardi et la faute incriminée, hélàs, n'est guère contestable. Schuster s'est jeté sur le troisième ligne irlandais Denis Leamy en marge d'un regroupement et alors que le ballon était déjà loin.

Ce que lui repproche les juges irlandais : avoir donné un coup de tête à ce moment-là. Il risque de 4 à 12 semaine en fonction de la gravité retenue du geste. Le directeur de la commission de discipline sera l'Ecossais Lorne Crera. La saison dernière, la suspension sans preuve de Marius Tincu avait abouti à une dissociation des sanctions entre coupe d'Europe et championnat qui n'avait pas plu à l'ERC. D'un autre côté, le geste est bien là comme pas mal d'autres commis par les joueurs français en Coupe d'Europe. Tout ça commence à faire un peu couple infernal.

20/12/2009

Le Munster dit stop

L'aventure en Coupe d'Europe s'est probablement terminée à Aimé-Giral dimanche. Le Munster a remporté une impressionnante victoire bonifiée 37-14 face à des Catalans pour qui rien n'a fonctionné.

Ni le jeu au sol où les Irlandais ont réussi un festival de "turn-over" qui a coûté très cher aux Perpignanais. Ni dans le jeu à la main où Mermoz, Mélé ou encore Burger sur deux dernières passes n'ont pas réussi à concrétiser les occasions. Aucune des options de composition d'équipe, Burger à l'arrière, Mélé en numéro 9, Tincu et Schuster (récoltant un carton jaune) en première ligne, ne s'est avérée efficace.

A l'arrivée, l'USAP est apparue trop loin du compte à l'heure de rivaliser avec un grand d'Europe. Un objectif de la saison s'envole.

18/12/2009

C'est Red Army et bonnet rouge

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Dimanche, la Red Army, les suporters tout en rouge du Munster, débarquent à Perpignan. Il n'y a plus de places assises à vendre à Aimé-Giral et les fantastiques supporters irlandais vont débarquer en ville comme une armée de Père Noël.

La tradition, également très présente en Angleterre, est effectivement de se coiffer d'un bonnet de "Santa Claus" pour se rendre au stade. Pendant le "boxing day" cher aux footballeurs, c'est très habituel et, dans le cas du Munster, la tradition est d'autant plus suivie que la couleur rouge du club est la même que celle du Père Noël.

La Red Army est une sorte de cadeau pour les buvettes du stade mais aussi les marchés de Noël de la ville. Sur le terrain, ce sera une autre affaire. Pour l'amateur de rugby, en revanche, un USAP-Munster, c'est un beau cadeau.

16/12/2009

Paul Goze dans une maison qu'il connaît bien

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Paul Goze vient d'être élu au comité directeur de la Ligue Nationale de Rugby en battant Mourad Boudjellal, le président de Toulon, par 33 voix contre 21. Le duel entre les deux hommes était intéressant et pas seulement parce qu'ils s'étaient déjà affrontés lors du recrutement de Dan Carter. Par rapport à Boudjellal, Goze est en effet un "modéré" dans son approche de la professionnalisation du rugby contrairement à celui de Toulon, plus proche d'un Max Guazzini ou René Bouscatel dans sa volonté de pousser plus loin la logique professionnelle.

"Si on se réfère au vote, il y a une majorité encore importante de clubs pour défendre une certaine modération dans l'évolution du rugby" a confirmé Paul Goze après son élection. La positionnement de l'homme sur ce problème est tout sauf une nouveauté. Il avait, par exemple, appuyé fortement Serge Blanco, partisan d'une transition douce de l'amateurisme au professionnalisme au travers d'un championnat à 16 clubs, lors des balbutiements de la Ligue de rugby en 1998.

Paul Goze, dès cette époque, est déjà membre du comité directeur de la LNR en tant que "personnalité extérieure" pendant près de 10 ans. Ce qui ne l'a pas empêché d'être actif dans la vie interne de l'USAP, son soutient à Dagrenat en 2000 ayant été décisif avant de s'y opposer et de lui succéder en 2007. A noter que Paul Goze a également été membre du comité directeur de la FFR pendant la première moitié des années 90, exerçant notamment la fonction de trésorier adjoint. Bref, ce n'est pas un petit nouveau qui débarquera rue de Liège, où se trouvent à la fois la ligue et la fédération.