05/09/2010

Vraiment deux points de perdus

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Le match nul de l'USAP à Agen n'est qu'un timide rétablissement pour l'équipe catalane. Menant 20-0 à la mi-temps, elle s'est totalement désagrégé pendant les 20 premières minutes de la deuxième mi-temps avant de finalement trouver les ressources pour arracher le match nul, parvenant même à égaliser en infériorité numérique après le carton jaune sévère donné à  Tonita sous la grosse pression conjuguée du banc de touche et du public d'Armandie.

N'empêche. Le réalisme dans les tirs au but de Porical (15 points) et la forme retrouvée de Maxime Mermoz offrant le premier essai à Michel et cassant la défense agenaise à plusieurs reprises, ne cachent pas l'impression de fragilité donnée par les Catalans en deuxième période. Pourtant solides pendant les 40 premières minutes, ils ont encaissé trois essais coup sur coup, rendant Agen euphorique par un manque de présence sous les chandelles et au ras des regroupements.

Qu'un simple changement de tactique des Agenais perturbe à ce point l'USAP montre que le redressement de cette semaine (6 points en deux matches) est encore bien fragile.

Prochains rendez-vous : USAP-Bourgoin samedi 11 septembre et USAP-Stade Français le week-end suivant.

La photo de Farid Sid est signée Harry Jordan

La compo des équipes et quelques liens

A 15 heures dimanche 5 septembre au stade Armandie et sur Canal+ Sport

 

AGEN : Dulin - Swiryn, Ahotaeiloa, Pelesasa, Edmond-Samuel - (o) Courrent, (m) Dupuy - Badenhorst (cap.), Fono, Monribot - Springgay, Fa'Aoso - Muller, Narjissi, Nnomo.

Remplaçants : Mach, Telefoni, Moala, Campos, Machenaud, Barnard, Robinson, Kouider.

USAP : Porical - Sid, Michel, Mermoz, Candelon - (o) Bosch, (m) Cazenave - Pérez (cap), Tuilagi, guiry - Vilacéca, Alvarez-Kairelis - Pulu, Guirado, Schuster.

Remplaçants : Delonca, Mas, Tchale-Watchou, Britz, Tonita, Boulogne, Fritz, Freshwater.

 

- sinon, sur le site de Sud-Ouest, une intéressante interview de Paul Goze : "Il faut qu'on se bouge", y affirme le président de l'USAP.

- Rugbyrama, lui, pose la question qui fâche : "Est-il possible que l'USAP soit relégable ?"

- last but not least, l'Indépendant résume tout le problème : "Des points et puis c'est tout !"

29/08/2010

USAP : de la bonne façon de réagir

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Après une défaite qui fait mal -c'est bien entendu le cas après la prise de la forteresse Aimé-Giral par Montpellier- il faut réagir. En attendant de voir ce que cela donnera sur le terrain mercredi soir contre Biarritz, notons de quelles manières ce résultat a été accueilli à chaud à la lecture des réactions des uns et des autres, notamment dans l'Indépendant.

- Il y a la lucidité froide de Paul Goze. L'homme est tout sauf un emporté et s'il n'est pas le genre à en rajouter mais ses phrases ne sont pas non plus vides de sens. Un exemple : "Une défaite sur notre terrain est quelque chose qui marque un vestiaire" (Comprenez : "Les joueurs se doivent une revanche"). Sinon, l'homme est un adepte du balancement, histoire de prouver qu'il peut comprendre mais qu'on ne la lui fera pas deux fois. "On avait des absents mais on a aussi loupé notre match" et "Il n'y a pas le feu mais on doit immédiatement redresser la barre à l'extérieur".

- Il y a la sagesse de Jacques Brunel qui rappelle que "tous ceux qui, l'an passé, ont fait un bon parcours ont perdu à domicile" ou encore "un championnat marathon" qui "nous permettra de rebondir". Il ne s'attarde pas sur le fait d'avoir fait jouer Guirado et Mas à Brive, pari perdu finalement payé contre Montpellier, prouvant que la sagesse n'est pas forcément pour lui la prudence.

- Il y a la sportivité de Béchu et Galthié, les entraîneurs montpelliérains. "Ce n'est pas donné à tout le monde de gagner ici mais on ne fait pas les malins. On est conscients que Perpignan était très diminué", dit le premier. Le second, qui a connu Brunel à Colomiers, se dit désolé auprès de lui et conclut à propos de l'USAP : "On a mis le coeur et le ventre qu'elle sait mettre dans son rugby. J'aime vraiment cette équipe catalane et je la respecte beaucoup". Et ces propos sont finalement ceux qui rassurent le plus.

- Il y a enfin l'apparente tranquillité des Biarrots, aussi mal lotis que l'USAP (deux défaites dont une à l'extérieur) mais qui voient des raisons d'espérer dans leur défaite à Agen : "On va aller à Perpignan avec des ambitions, prévient Serge Blanco. Je ne suis pas inquiet pour la suite". Il n'a pas, c'est vrai, les problèmes d'effectif des Catalans.

28/08/2010

L'USAP avec Marty contre Montpellier

Dix-sept... C'est le nombre de joueurs de l'effectif de l'USAP qui ne peuvent être alignés contre Montpellier.

Il y a les blessés (Tincu et Géli les deux talonneurs, Olibeau, Britz, Sid, Planté, Porical, Le Corvec et Tuilagi et bien-sûr les "maudits" du numéro 10 Mélé, Hume, Laharrague, Edmonds).

Il y a le "vengeur masqué" suspendu, Guillaume Vilacéca toujours pas passé en commission de discipline (c'est pour mercredi).

Il y enfin les internationaux Mas, Guirado et Mermoz qui doivent observer leur "tour" de repos à l'occasion de ce match.

Pour composer son équipe, Jacques Brunel a préféré Boulogne à Bosch au poste de numéro 10 et l'espoir Michel au sud-africain Burger à l'arrière. Enfin, David Marty, au repos à Brive, est de retour.

L'USAP contre Montpellier : Michel - Candelon, Marty, Grandclaude, Battle - (o) Boulogne, (m) Cazenave - Guiry, Chouly, Perez - Tchale-Watchou, Alvarez-Kairelis - Pulu, Delonca, Freshwater.

Remplaçants : Schuster, Bourruste, Vivalda, Taofifuena, Tonita, Bosch, Burger, Brison.

28/05/2010

Pourquoi l'USAP va gagner

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Ok, avec un titre comme celui-là, je peux me faire ramasser dimanche. Mais tant pis, puisqu'il faut se mouiller avant la finale, j'explique pourquoi je fais le malin comme ça :

- parce que le rugby est plutôt une science exacte. Que le titre récompense très souvent le meilleur pendant l'ensemble de la saison que que ça fait tout simplement deux ans que le meilleur, c'est l'USAP.

- parce que les Perpignanais ont largement dominé les Clermontois à Aimé-Giral lors du match aller de cette saison et que, s'ils ont perdu au retour à Marcel-Michelin, ils ont cependant été à deux doigts de l'emporter.

- parce qu'en demi-finale, Perpignan a éliminé le champion d'Europe alors que Clermont a beaucoup souffert contre Toulon et, avant, contre le Racing.

- parce que l'USAP démontre une force collective vraiment impressionnante cette saison et une réelle capacité à répondre présent pour les grands événements alors que Clermont traîne comme un boulet ses finales perdues.

- parce que les Perpignanais ont moins de mauvais souvenir au Stade de France que Clermont.

- parce que leur équipe est plus complète dans toutes ses lignes et possède un jeu plus varié que Clermont même si les individualités sont du côté auvergnat.

Et voilà... J'ai bien sûr volontairement oublié de parler de l'apport de Morgan Parra, de la sérénité retrouvée de Brock James, de la volonté de revanche du pack clermontois et, surtout, du danger principal, du piège grand ouvert sous les pieds des Catalans : l'excès de confiance (à cause par exemple de ces blogueurs qui font des raisonnements).

31/03/2010

La prochaine mascotte sera un âne

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Un âne. La prochaine mascotte de l'USAP reprendra le thème désormais très populaire du "burro" catalan, appelé "ruc català" au sud.

La silhouette de l'âne est devenue très populaire à l'arrière des voitures d'abord en catalogne du sud, où il s'oppose au taureau qu'il entend tourner en dérision, ensuite au nord.

Une mascotte, aux airs de m'n'ms géant, appelée Axurit (en référence au catalan "eixurit" que l'on pourrait traduire par "débrouillard" ou "affranchi")  existe déjà. Elle est réservée à l'association et n'a jamais vraiment construit sa notoriété notamment par son aspect trop statique. Les mascottes références du rugby "Pottoka" à Bayonne ou l'ours palois ont bâti leur réputation dans un style bondissant, accompagnant les moments forts du match.

La future mascotte en est actuellement au stade du casting, façon "vache qui rit". "Trop méchant" ou "pas assez intelligent", son aspect est encore en cours de construction. Après il faudra lui donner un nom. Si vous avez des idées...

NB : l'illustration représente le "burro" collé sur les voitures. La mascotte est, pour l'instant, encore à l'état de projet.

Collection arlequins

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Une convocation par télégramme à un entraînement (probablement la reprise) datant du 31 août de la saison 1923-1924 des Arlequins de Perpignan. C'est la trouvaille d'internaute transmis au merveilleux blog rugby pioneers qui se propose, en anglais, de collecter archives et témoignages vintages sur les années héroïques du rugby.

Nous passons ici une vignette de cette fameuse convocation mais ne ratez surtout pas l'occasion d'aller faire un petit tour sur ce site suavement "vintage". Dernière précision : en 1924, l'US Perpignan (merci pour le rectif, voir ci-dessous) a été finaliste (battus 3-0 par le Stade Toulousain) avant de s'imposer en 1925.

22/03/2010

Grands "chelemards" catalans

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L'entraîneur et le manager du XV de France qui vient de remporter le Grand Chelem 2010 sont d'anciens joueurs de l'USAP. En plus de Marc Lièvremont et de Jo Maso, Jean Dunyach, vice-président de la FFR responsable des équipes de France, est lui-aussi catalan même si sa carrière l'a mené de Thuir à Agen sans passer par le club perpignanais. Deux joueurs en activité, Mas et Marty, ont participé à l'aventure. Le point sur les Grands Chelemards de l'histoire de l'USAP.

 

1968 : Hey Jo. Au coeur des "swinging sixties", les cheveux longs de Jo Maso font encore scandale en équipe de France et son style aérien et libéré ne passe pas toujours à Aimé-Giral (centre de 64 à 68, Jo jouera ensuite à Toulon et Narbonne). Qu'importe, le catalan participe au premier Grand Chelem de l'histoire du XV de France. A Cardiff, l'Arms Park est encore en bois, il y a encore des mineurs au Pays-de-Galles et la fête à Cardiff a l'insouciance de ces années-là.

1977 : Anarchy in the UK. Comme les 14 autres joueurs de ce grand Chelem historique, Jean-François Imbernon a disputé la totalité des matches de cette épopée sauvage et belle qui a fait trembler la Grande-Bretagne. Au sein d'un pack "d'animaux" (selon la presse British) "Jef" forme avec Michel Palmié une deuxième ligne de légende. Regroupés au sein des "Barbarians", cette génération restera très unie et influente dans le rugby français.

1981 : Bohemian Rhapsody. Vainqueur comme joueur, Jacques Fouroux l'est également comme entraîneur. Il se trouve un héritier sprirituel, Pierre Berbizier, et fait appel aux vieux guerriers, notamment à Jean-François Imbernon qu'il considère comme indispensable. Il fait équipe avec Daniel Revailler et pousse derrière Robert Paparemborde. C'est le deuxième Grand Chelem pour le deuxième ligne de l'USAP qui gagne ses galons d'avant légendaire du XV de France.

 

1998 : Blue Brothers. En 1987 et 2002, aucun joueur de l'USAP ne participe au Grand Chelem. En 1998, en revanche, Thomas Lièvremont est capitaine de l'équipe catalane et réussit un grand match pour sa première sélection en numéro 8 face à l'Angleterre au Stade de France. A ses côtés, son frère Marc qui jouait la saison précédente encore à Perpignan et vient d'être transféré au Stade Français. Thomas contribuera également à la venue de raphaël Ibanez l'année suivante à l'USAP et remportera un autre Tournoi, en 2004. a ce moment-là, il portera les couleurs de Biarritz.

2010 : MASive attack. Deux joueurs participent à ce Grand Chelem drivé par un encadrement catalan. A 30 ans, Nicolas Mas est au sommet de son art. Il cale le côté droit de la mêlée française et monte en puissance à mesure que passe le Tournoi. Très bon à Cardiff, il est le symbole du courage tricolore pour la victoire décisive contre l'Angleterre et réussit même l'exploit de rendre crédible le Talent d'or. Son compère David Marty a été confronté, au centre à la concurrence du surpuissant Bastareaud. Deux essais contre l'Italie, deux très bonnes rentrées contre Galles et surtout l'Angleterre démontrent qu'il faut compter avec lui.

02/03/2010

Comme un air de tournoi

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Cardiff ou Clermont ? Huit joueurs ayant participé au match Galles-France à Cardiff participeront, vendredi soir -soit pile une semaine après la victoire du XV de France- au choc Clermont-Perpignan. Côté Catalan, Nicolas Mas et David Marty seront de retour alors que, chez les Auvergnats, Thomas Domingo, Julien Pierre, Julien Bonnaire, Alexandre Lapandry, Morgan Parra et Julien Malzieu sont également dans l'affaire. Le stade Michelin n'est pas le Millennium, la place de Jaude n'est pas Saint-Mary Street mais il devrait y avoir de la cervoise et de bonnes odeurs d'oignons grillés.

Quelques duels. Sauveur du XV de France grâce à un plaquage décisif sur Shane Williams (photo), Nicolas Mas se prépare à un studieux tête à tête avec Thomas Domingo, son voisin de table du XV de France. Nicolas Durand est du genre à s'intéresser à son duel avec l'international Morgan Parra alors qu'en touche, une des points forts des Catalans, Julien Bonnaire ne sera pas de trop. Malzieu, qui a vu passer sur son côté les deux essais gallois, devra se méfier des ailiers de poche catalans.

Mental. Entre Clermont et Perpignan, la plus forte tête, c'est l'USAP. Les Catalans ont pris un sérieux avantage psychologique sur leurs adversaires à la fois en gagnant la finale mais également en exécutant l'ASM en un quart d'heure à Aimé-Giral (19-3) au match aller. Sur l'aspect mental, deux papiers très intéressants dans l'Indep avec le témoignange de Porical et le point sur le développement de cette approche dans le rugby.

 

09/01/2010

L'USAP comme on l'aime

Vive le froid. Un température très basse et une tramontane glaciale n'ont pas empêché l'USAP de signer un super-match contre le Racing Club de France, battu 31 à 12 et surtout 5 essais à 0. Les Perpignanais ont retrouvé toutes leurs vertus dans un match jamais facile face à une équipe qui n'a pas lâché.

Mais les Catalans, l'orgueil fouetté par quatre défaite de rang, se sont ressourcés aux vertus de la tramontane. Et si de nombreuses places d'Aimé-Giral étaient vides, ceux qui s'étaient déplacés ont assuré une vraie belle ambiance à l'ancienne.


Commençant la rencontre face à un vent déchaîné, l'USAP savait qu'elle devait d'abord résister avant d'attaque. Un essai de Durand, malin derrière un maul, permettait de virer sans trop de dégâts à la mi-temps avant que les volonté des champions de France n'emporte tout sur son passage en deuxième période. Quatre essais supplémentaire, un bonus offensif et, pour finir,  un dernier essai en guise de symbole. Une résistance acharnée dans les 22 mètres face à des Racingmen voulant à tout prix marquer et une dernière action conclue par un côté fermé au profit de Farid Sid.