14/05/2010

Deuxième finale consécutive

Invaincue au Stade de France depuis trois matches, l'USAP retrouvera l'enceinte de Saint-Denis dans deux semaines face au vainqueur de la rencontre Toulon-Clermont. Les Catalans ont en effet battu Toulouse 21-13 dans un stade de la Mosson presque entièrement acquis à sa cause.

Le match a démontré que Toulouse était bien un adversaire très dangereux en même temps que la formidable maîtrise des Perpignanais cette saison. Ils ont su totalement étouffer les Stadistes en deuxième mi-temps où les Toulousains n'ont pas inscrit le moindre point alors que Porical réussissait un festival : quatre pénalités dont trois au delà des 50 mètres.

En première période, pourtant, un essai magnifique de Bézy en contre avait cueilli les Catalans à froid. En manque de rythme, ils laissaient les Toulousains traverser plusieurs fois leur défense mais s'accrochaient au score (13-9).

Ils ont ensuite su réagir en occupant le terrain presque sans partage grâce à une mêlée surpuissante, une défense de fer et une grande lucidité tactique.

10/05/2010

L'intox façon Novès

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Ce qui est remarquable, avec le manageur toulousain Guy Novès, c'est que son "intox" n'en est pas une. Un peu comme le Horla de Maupassant, il est adepte de la "transparence opaque". On s'explique :

- il a raison de dire qu'entre l'USAP, qui vient de se reposer pendant trois semaines, et le Stade Toulousain, confronté à deux matches à élimination directe contre le Leinster et Castres, il y a une disproportion énorme.

- il n'a pas tort non plus de considérer que réussir un doublé, dans ces conditions, tiendrait du miracle. Il est d'autant mieux placé pour l'affirmer que le Stade toulousain a souvent connu cette mésaventure par le passé.

- il est fondé à remettre en cause un calendrier funeste pour une équipe qui joue sur les deux tableaux. Ce n'est pas le cas de Perpignan et Biarritz, ses deux futurs adversaires.

Bref, il a raison sur tout mais son art du bluff ou de l'intox vient de ce qu'il ne dit pas.

- par exemple, que son équipe, dans le rythme des phases finales, peut surprendre des Catalans qui se préparent "à vide" depuis trois semaines et sont en roue libre depuis bien plus longtemps encore.

- ou encore que lui, comme ses joueurs, rêvent en secret d'un exceptionnel doublé, réussi en 1996 et souvent tenté depuis les Stadistes.

- qu'on ne renonce pas à une compétition, surtout pas le championnat de France. Penser que Toulouse va "lâcher" le match contre l'USAP est de la pure science fiction et serait la pire des manières de préparer la finale contre Biarritz.

- enfin, il sait que des deux équipes, c'est l'USAP qui doit faire face aux plus gros problèmes d'effectif à la fois en numéro 10 et au poste d'ailier.

- pour finir, il n'ignore pas que Toulouse a fait une très grosse impression lors de ses deux derniers matches et que tout ce qui peut "endormir" l'adversaire est bon à prendre.