08/01/2011

Encore un match nul mais pas si mauvais

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Pour la quatrième fois de la saison -et la troisième en championnat- l'USAP asigné un match nul à l'extérieur. Cette fois, c'est de Montpellier que les Catalans ramènent deux points après avoir accroché l'une des équipes en forme de la saison sur le score de 12 à 12.

Cette saison, les hommes de Jacques Brunel ont déjà fait match nul à Agen (23-23), au Racing (18-18) et à Leicester en Coupe d'Europe (22-22). Entre l'unique point de bonus ramené de Clermont et ces occasions manquées/perdues, c'est l'image de cette saison perpignanaise où des litres de sueur sont dépensés pour un résultat juste honorable.

Les Caalans se sont montrés très volontaires à Du-Manoir, certainement plus remuants que leurs adversaires sur l'ensemble d'un match serré où les Perpignanais ont, sans cesse, mené au score. Celui-ci a été meublé par les deux buteurs, Porical et Bustos-Moyano auteurs chacun de quatre pénalités.

29/08/2010

USAP : de la bonne façon de réagir

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Après une défaite qui fait mal -c'est bien entendu le cas après la prise de la forteresse Aimé-Giral par Montpellier- il faut réagir. En attendant de voir ce que cela donnera sur le terrain mercredi soir contre Biarritz, notons de quelles manières ce résultat a été accueilli à chaud à la lecture des réactions des uns et des autres, notamment dans l'Indépendant.

- Il y a la lucidité froide de Paul Goze. L'homme est tout sauf un emporté et s'il n'est pas le genre à en rajouter mais ses phrases ne sont pas non plus vides de sens. Un exemple : "Une défaite sur notre terrain est quelque chose qui marque un vestiaire" (Comprenez : "Les joueurs se doivent une revanche"). Sinon, l'homme est un adepte du balancement, histoire de prouver qu'il peut comprendre mais qu'on ne la lui fera pas deux fois. "On avait des absents mais on a aussi loupé notre match" et "Il n'y a pas le feu mais on doit immédiatement redresser la barre à l'extérieur".

- Il y a la sagesse de Jacques Brunel qui rappelle que "tous ceux qui, l'an passé, ont fait un bon parcours ont perdu à domicile" ou encore "un championnat marathon" qui "nous permettra de rebondir". Il ne s'attarde pas sur le fait d'avoir fait jouer Guirado et Mas à Brive, pari perdu finalement payé contre Montpellier, prouvant que la sagesse n'est pas forcément pour lui la prudence.

- Il y a la sportivité de Béchu et Galthié, les entraîneurs montpelliérains. "Ce n'est pas donné à tout le monde de gagner ici mais on ne fait pas les malins. On est conscients que Perpignan était très diminué", dit le premier. Le second, qui a connu Brunel à Colomiers, se dit désolé auprès de lui et conclut à propos de l'USAP : "On a mis le coeur et le ventre qu'elle sait mettre dans son rugby. J'aime vraiment cette équipe catalane et je la respecte beaucoup". Et ces propos sont finalement ceux qui rassurent le plus.

- Il y a enfin l'apparente tranquillité des Biarrots, aussi mal lotis que l'USAP (deux défaites dont une à l'extérieur) mais qui voient des raisons d'espérer dans leur défaite à Agen : "On va aller à Perpignan avec des ambitions, prévient Serge Blanco. Je ne suis pas inquiet pour la suite". Il n'a pas, c'est vrai, les problèmes d'effectif des Catalans.

28/08/2010

L'USAP tombe dans le piège

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Et voilà à quoi ça sert de prévenir... Il y avait l'ombre d'un pressentiment dans la "une" de l'Indep de ce samedi matin de derby USAP-Montpellier. Et les Catalans sont effectivement tombés dans le piège qui s'ouvrait, béant, sous leurs pieds.

Mais reconnaître un danger, ce n'est pas forcément l'éviter et les Catalans étaient manifestement trop affaiblis (17 absents), les Montpelliérains visiblement trop en forme (une victoire contre le Racing) pour ne pas en arriver là.

La victoire des hommes de Béchu et Galthié (16-6, un essai de Trinh-Duc à la 73e et des pénalités) est la première à Perpignan de la jeune histoire du MHRC. Il s'agit également de a première défaite des Catalans sur leur terrain depuis 25 matches. La venue de Biarritz mercredi soir sera chaude bouillante.

Les Perpignanais, qui n'ont inscrit qu'un essai depuis le début du championnat, ont été largement dominés en conquête (touche et mêlée) ainsi que dans le jeu au pied.

L'USAP avec Marty contre Montpellier

Dix-sept... C'est le nombre de joueurs de l'effectif de l'USAP qui ne peuvent être alignés contre Montpellier.

Il y a les blessés (Tincu et Géli les deux talonneurs, Olibeau, Britz, Sid, Planté, Porical, Le Corvec et Tuilagi et bien-sûr les "maudits" du numéro 10 Mélé, Hume, Laharrague, Edmonds).

Il y a le "vengeur masqué" suspendu, Guillaume Vilacéca toujours pas passé en commission de discipline (c'est pour mercredi).

Il y enfin les internationaux Mas, Guirado et Mermoz qui doivent observer leur "tour" de repos à l'occasion de ce match.

Pour composer son équipe, Jacques Brunel a préféré Boulogne à Bosch au poste de numéro 10 et l'espoir Michel au sud-africain Burger à l'arrière. Enfin, David Marty, au repos à Brive, est de retour.

L'USAP contre Montpellier : Michel - Candelon, Marty, Grandclaude, Battle - (o) Boulogne, (m) Cazenave - Guiry, Chouly, Perez - Tchale-Watchou, Alvarez-Kairelis - Pulu, Delonca, Freshwater.

Remplaçants : Schuster, Bourruste, Vivalda, Taofifuena, Tonita, Bosch, Burger, Brison.

27/08/2010

Montpellier avec Paillaugue en 10

Les internationaux de Montpellier, François Trinh-Duc et Gulgence Ouedraogo seront sur le banc à Aimé-Giral. Une façon pour Montpellier d'aviser et de sortir éventuellement ses atouts en fin de rencontre si une occasion de présente.

De toute façon, le jeune ouvreur Benoît Paillaugues (19 ans) n'a que de bons souvenirs de l'USAP. Il avait inscrit les 18 points de la victoire montpelliéraine face aux Catalans la saison dernière. C'était la première défaite de la saison pour Perpignan et nous en étions à la deuxième journée.

Côté Perpignanais, Delonca devrait être aligné au talonnage alors que Michel devrait être préféré à Burger à l'arrière et Boulogne à Bosch à l'ouverture.

L’équipe de départ :
Alcalde - Bérard, Mirande, Rees, Bustos Moyano - (m) Fernandez, (o) Paillaugue - Giraud, Vallée (cap), Bost - de Marco, Uva - Jenti, Caudullo, Chobet

Remplaçants :
Ladhuie, Petit, Gorgodze, Ouedraogo, Tomas, Trinh-Duc, Doumayrou, Thiart

Pas de miracle pour Guirado

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Il n'y a bien sûr pas eu de miracle. La Ligue nationale de rugby a refusé à Guilhem Guirado et participer à la rencontre contre Montpellier samedi malgré l'épidémie de blessure qui affecte l'effectif catalan et notamment le poste de talonneur où Tincu et Géli sont blessés.

La règle d'un match de repos à accorder aux internationaux est, il est vrai, déjà dérogatoire. Le syndicat provale a déjà accepter de réduire à une seule rencontre le temps de récupération des internationaux cet été. Et l'USAP, qui en compte un grand nombre, doit donc faire sans. Ce sera donc le jeune Maxime Delonca (photo Harry Jordan dans l'Indépendant) qui tiendra le poste de talonneur, son remplaçant étant Damien Brison. Le premier est un ancien pilier reconverti, le second un pilier.

Le groupe : Bourrust, Pulu, Brison, Freshwater, Schuster, Delonca, Tchale-Watchou, Alvarez-Kairélis, Taofifenua, Vivalda, Guiry, Tonita, Chouly, Perez, Cazenave, Boulogne, Bosch, Grandclaude, Marty, Candelon, Michel, Batlle, Burger

05/12/2009

Au centième de seconde

L'USAP n'a pas arraché contre Montpellier le point de bonus que sa production sérieuse à défaut d'être géniale aurait dû lui apporter. Le point s'est envolé pour une poignée de centième de seconde lorsque Porical a joué un deux contre un avec Burger. Le Sud-Africain est arrivé un tout petit peu trop vite, la passe de Porical a été déclenchée un tout petit peu trop tard. Un coup gagnant aurait offert le troisième essai.

Les Perpignanais, en tout cas, sont toujours en haut du classement avec un match en moins, Castres s'étant incliné à Bourgoin. Et Jérôme Porical, auteur de 19 points a réussi une prestation très intéressante.

01/12/2009

Un point sur la situation

La rencontre entre l'USAP et Montpellier prévue samedi 5 décembre a été repoussée à 16 h 30. Elle servira à remplacer au pied levé, devant les caméras de Canal+, un éventuel report du match Stade Français-Bayonne.

Une question reste posée : pourquoi la ligue a annulé un match pour un seul cas de grippe. Un très bon point de la situation avec ce lien.

24/08/2009

USAP-Toulouse : ruée sur les billets

Cent mètres de queue aux guichets d'Aimé-Giral lundi après-midi. Le public perpignanais sait reconnaître l'odeur des grosses explications. Battue par Montpellier pour son premier déplacement de la saison (18-12), l'USAP n'a pas été à la hauteur de son nouveau standing. Fautes de main, occasions ratée et, pour finir, deux cartons, un jaune et un rouge pour Phil Burger. Résultat : le Perpignan-Toulouse de la semaine prochaine à Aimé-Giral sera un gros, gros choc. Non seulement les Toulousains ont produit une grosse impression devant Brive écrasé 38-0 mais leur orgueil sera certainement titillé par ce choc face au nouveau champion dans un stade où, ces dernières années, les hommes de Guy Novès (qui n'a jamais gagné en championnat à Aimé-Giral) avaient plutôt fait de la figuration. Intéressant, vraiment très intéressant...

21/08/2009

Le gilet jaune de Dan Carter

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Dan Carter sur le podium, devant le Castillet, le 7 juin au soir. Le titre vu par les photographes de l'Indépendant. A partir du 29 août, galerie Doisneau, à Perpignan.

 

Difficile d'ouvrir un blog sur l'actualité de l'USAP sans revenir sur le Brennus rapporté le 6 juin dernier du Stade de France. Le retour de Dan Carter chez les All Blacks est l'occasion parfaite de faire le lien entre la saison dernière et celle qui vient juste de commencer. Nous avions aperçu l'ouvreur aux 700 000 euros et aux cinq matches pour la dernière fois à Perpignan bizarrement attifé. Probablement parce qu'ils espéraient voir le timide Dan se lancer dans un haka façon Kelleher la saisond d'avant à Toulouse (ce qu'il n'a évidemment pas fait) ses coéquipiers avaient arraché son tee-shirt sur le podium dressé au pied du Castillet. Il avait donc fêté le titre pendant quelques journées bien remplies avec ce qu'il avait trouvé, sommairement vêtu du gilet jaune que chaque automobiliste se doit de posséder dans sa boîte à gants. Il avait pris à peine de temps de se changer avant de s'engouffrer, à Barcelone, dans l'avion direction Auckland, les yeux rieurs à demi fermés, pas rasé pour la première fois de son séjour catalan. Le revoilà donc vêtu de la noire et plus légendaire tunique de l'équipe la plus mythique de ce sport.

Du gilet jaune à la cape noire des Blacks, cette histoire de maillots me rappelle la phrase d'un entraîneur de l'USAP, Alain Teixidor : "Il ne faut jamais oublier que, dans le maillot, il y a un homme". Il parlait, bien sûr, de celui de l'USAP, lequel pèserait lourd sur les épaules des joueurs qui le porte. C'est souvent agréable mais aussi exigeant et quelquefois étouffant de jouer dans un club et dans un stade qui charrient une telle passion. Toute les équipes du club ont cherché un équilibre entre les "valeurs" traditionnelles et l'excellence. D'un côté le goût du combat, la priorité donnée au groupe, la pression du public. De l'autre, la performance individuelle, la prise de risque et la confiance qui font, au final, la différence.

L'équipe de Brunel a même failli se casser les dents sur le problème. La fameuse phrase de Paul Goze sur les qualités traditionnelles "non négociables" de l'USAP pendant le stage de Matemale lors de la saison 2007-2008 était lourde de menace. Le groupe, renforcé par Christophe Porcu, s'est donc relancé à l'ancienne en gagnant à Jean-Bouin. Un peu plus d'un an plus tard, l'USAP battait à nouveau le club parisien -son tortionnaire des 10 dernières années- complètement différemment en inscrivant trois essais de trois-quarts.

Entretemps, Dan Carter était passé par Perpignan et son passage, de l'avis général, a pesé très lourd. L'énorme paradoxe, c'est que le recrutement du meilleur joueur du monde a été une réussite alors qu'il n'a joué que cinq rencontres. Mais le numéro 10 des Blacks a su transmettre son appétit de victoire, son énorme confiance en lui, sa capacité d'initiative. Peut-être parce qu'il s'est laisser séduire par l'USAP, son environnement, son côté un peu dingue avec simplicité et enthousiasme. Le maillot semblait si léger sur ses épaules qu'il l'est resté même après sa blessure. Son transfert a été une des plus extravagantes aventures du sport pro : comment réussir sans jouer.

Jacques Brunel, après le titre, a expliqué dans de nombreuses interviews que cette victoire était d'abord une histoires d'hommes. Porcu et Carter ne jouaient pas mais ils étaient là. Bozzi n'était que remplaçant mais c'est lui que l'entraîneur portait en triomphe. Une histoire d'hommes. Pas de maillot, donc. Un gilet de voiture suffisait largement.