22/10/2009

Pression : la tournée des patrons

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Difficile d'imaginer personnages aussi différents que Paul Goze et Max Guazzini, les présidents de l'USAP et du Stade Français. Mais un point commun réunit les deux hommes. Avec eux, il faut aller au-delà des apparences. Accent et faconde à la Galabru, style à l'emporte-pièce savamment cultivé, Paul Goze cache une intelligence à sang-froid redoutable. Et si Max Guazzini adore mettre en avant sa sensibilité, son affectif et ses amis du show-bizz, il est d'abord un chef d'entreprise qui sait très précisément ce qu'il veut.

Tout cela pour dire que les deux présidents se rejoignent, cette semaine, pour donner un bon coup de pression sur leurs équipes, qui s'affrontent samedi au Stade de France.

Paul Goze, pour commencer, a fait ses comptes. En cas de défaite, l'USAP se retrouverait à la sixième place au classement, au "prix plancher" de la qualification. Risqué. Il estime aussi que l'irrégularité dans les performances -à mettre sur le coup du "choc affectif" suivant le titre- a assez duré. La qualité de certains matches rend, à ses yeux, d'autant moins acceptables les contre-performances et le rendez-vous du Stade de France lui semble un moment décisif pour une remise en question.

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Max Guazzini, lui, en a vraiment marre de ne plus gagner au Stade de France. L'inventeur du match de championnat à 80 000 personnes se sent le dindon de la farce depuis que son équipe n'y gagne plus, laissant échapper une partie des bénéfices de ces événements. Dans le contexte de concurrence avec le Métro Racing sur Paris, le président stadiste saurait parfaitement tirer profit de la symbolique d'une victoire face au champion en titre.

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Bref, pour ce déplacement à Paris, la pression est servie par le tandem Goze-Guazzini avant même la virée rue de la soif.

A gauche, Paul Goze jeune.

A droite Max Guazzini approximativement au même âge.