21/05/2010

Durand-Parra : quel premier de la classe ?

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L'expression m'a été glissée par un collègue (genre secret de fin de repas) et probablement remonte-t-elle à une sagesse encore plus ancienne, transmise uniquement oralement.

Il y aurait donc, selon cet oracle, deux sortes de demi-de-mêlée, pas une de plus. Première, catégorie : les "premiers de la classe". Seconde catégorie, les "fout la merde" (passez moi l'expression). Fabien Galthié, par exemple, serait un "premier de la classe" pour son mélange de talent, d'application et d'intelligence tactique. Jacques Fouroux appartiendrait, lui, à l'autre catégorie dont il pourrait même être le prototype pour sa hargne, sa malice et sa façon qu'il avait de "faire grimper ses avants aux arbres" ce qui revenait souvent à "foutre la merde".

On vous laisse le plaisir de classer de cette façon les grands demi-de-mêlées de vos souvenirs (Ballaneda-Foussat par exemple) pour ne s'intéresser qu'aux deux protagonistes de la finale à venir à savoir Morgan Parra et Nicolas Durand.

Commençons par Morgan Parra : le jeune lorrain a gagné haut la main ses galons de "fout la merde" lors des deux matches de phases finales disputées par son équipe. A l'origine de la plus grosse polémique de la saison (le carton jaune reçu par le Racing en barrage), il s'est fait une spécialité de provoquer les adversaires. Contre Toulon, il a même joué pour lui-même des pénalités sifflées en faveur de l'adversaire, espérant on ne sait quelle embrouille.

Véritable leader de son équipe, certains estiment même qu'il a transfiguré Clermont. Il a en tout cas plongé Pierre Berbizier (que je classe personnellement parmi les premiers de la classe) dans une froide colère.

Le cas de Nicolas Durand est un peu plus complexe. Sa mèche de mauvais garçon, son regard malin, cette façon de jouer pour lui-même quelques très jolis (ou très mauvais) coups indiqueraient que l'on a affaire à un honorable représentant de la confrérie des enquiquineurs de première.

Mais le Durand qui réussit à l'USAP depuis deux ans brille pour d'autres raisons. ll a su discipliner ses énormes qualités, apprendre à gérer les temps forts et les temps faibles de son équipe, découvrir qu'en jouant pour les autres, il n'avait jamais été aussi bon. Bref, Nicolas Durand, c'est le petit malin du fond de la classe prêt du radiateur qui passe au premier rang.

24/04/2010

Aimé-Giral en technicolor

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L'USAP fait vraiment bien les choses. Pour un match dont le résultat était connu d'avance, il y a eu...

- plein de couleurs, de bruits, de joie...

- les nouveaux maillots avec quatre bandes blanches sur les épaules et le drapeau catalan en bandeau sur des chaussettes bleu azur.

- les adieux des "partants". Christophe Manas et Nicolas Durand sortis seuls des vestiaires avant d'être remplacés pour recevoir leur ovation, debout d'Aimé-Giral qui a également salué Vaki et Naulu. L'USAP a même fini à 14 pour pouvoir faire sortir Manas, M. Bonhour (l'arbitre qui jouait aussi son dernier match de Top 14 mais est resté jusqu'au bout) refusant l'entrée de Tincu.

- le belle sportivité du public catalan acclamant l'équipe qui jouait aussi son dernier match de Top 14, la "Bronca" accueillant même les Pom-Pom Girl albigeoise ce qui, c'est vrai, peut parfaitement se comprendre.

- le "salto avant" de Phil Burger sur le dernier essai perpignanais. Il a même pensé à aplatir.

- la première place du Top 14 pour la deuxième année consécutive.

- une demi-finale à Montpellier.

- la perspective d'un nouveau titre.

(Les barrages opposeront Toulouse et Castres d'un côté, Clermont et le Racing de l'autre. L'USAP est directement qualifiée pour les demi-finales en compagnie de Toulon).