01/06/2010

La parenthèse enchantée

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Intéressante la vision de l'USAP sous la plume de l'ami Arnaud David dans Sud-Ouest. Intéressante parce qu'aussi symptomatique d'une difficulté à comprendre la réussite du club vue de l'extérieur que de l'expression d'un vieux complexe d'infériorité soigneusement entretenu en Catalogne même.

Pour résumer, on y explique que la parenthèse enchantée de l'USAP vient de se terminer avec la finale perdue contre Clermont et que, un peu comme un astre qui brillerait encore après s'être éteint, c'est uniquement l'incomparable génie de Marcel Dagrenat qui a donné la lumière guidant le club pendant ces trois années marquées par un titre, une finale et une demi-finale.

Il serait temps maintenant pour l'USAP de rentrer dans le rang et de laisser passer devant les clubs les plus riches en restant planté là, les semelles dans sa terre à vigne.

Bien sûr, l'USAP, avec le 8e budget du Top 14, ne part pas sur la même ligne que les anciens (Toulouse, Clermont, Stade Français) ou les nouveaux (Toulon, Racing) riches. Evidemment, le passage de Marcel Dagrenat a transfiguré le club, le structurant et lui donnant un projet économique. Probablement aussi le titre de 2009 aurait pu être mieux utiliser économiquement.

Mais bon. Il nous a quand même semblé que l'USAP n'a jamais été aussi forte que quand elle s'est appuyée sur ses propres joueurs, qu'elle a ciblé son recrutement, qu'elle a cessé d'écouter ses complexes d'infériorité et les hommes providentiels qui les entretenaient. En étant un peu rustique, probablement, mais elle-même.