25/01/2011

Berbizier s'en prend à Clermont, il "défend" l'USAP

Pierre Berbizier s'en est pris vertement à l'AS Montferrand et à son manager Jean-Marc Lhermet. Avant la rencontre entre le Racing et Montferrand mercredi soir, le manager parisien s'est emporté contre celui de l'ASM coupable, à ses yeux, d'avoir remis en cause les déclarations des parisiens : "Il y a des incohérences entre les masses salariales déclarées et les rémunérations proposées. Les budgets annoncés ne veulent absolument rien dire", avait dit Lhermet dans une interview à la Montagne.

"Provocation !" Répond Berbizier qui s'en prend à l'ASM, citant à de nombreuses reprises les incidents entre l'USAP et les Auvergnats ces deux dernières saisons : "En finale (contre Perpignan, ndr) Privat marche par deux fois dont une fois sur la tête et il ne se passe rien. L'institution les protège, les arbitres les protègent. Cette saison, la polémique sur l'arbitrage rebondit après leur match contre Perpignan et le coup de poing de Cudmore. Il ont toujours l'homme des basses oeuvres sur le terrain. Quand udmore est suspendu, Privat revient". On peut voir la vidéo ici : elle en vaut la peine.

01/01/2011

Du poing de Cudmore au point de Godwin

Le point Godwin vous connaîssez ? C'est une loi élaborée par un prof américain(Godwin, donc) selon laquelle plus une discussion qui se prolonge sur internet, plus la possibilité que l'on y évoque Hitler ou les nazis approche de 1.

Bon. Entre l'USAP et l'ASM, la discussion n'est pas que virtuelle (Le Corvec, par exemple, le sait d'expérience) mais il est intéressant de constater que les deux clubs ont usé de toutes les ficelles du net (site officiel, profil facebook, compte twitter) pour faire valoir leurs points de vue. La référence de Paul Goze à Vichy ("l'ASM dénonce Tuilagi de manière vichyste", a-t-il dit) fait donc évidemment penser que l'on a atteint, entre les deux clubs, le "point Godwin" qui signifie que chacun des protagoniste a épuisé ses munitions et s'envoie n'importe quoi à la figure.

C'est un "dialogue" entamé depuis 2009 qu'il n'y a plus vraiment d'intérêt de poursuivre. Un bon exemple de son absurdité a été la réaction d'Aurélien Rougerie sur Canal+ demandant que les "arbitres fassent leur travail" en voyant les images du "plus que raffut" de Tuilagi à son encontre avant de justifier, dans la même minute, l'injustifiable coup de poing de Cudmore. Le fameux "poing Cudmore".

29/12/2010

Une nouvelle affaire Cudmore-Le Corvec

Mise à jour le 30 janvier. Jamie Cudmore a été cité par le délégué vidéo de la rencontre Clermont-Perpignan. La commission de discipline examinera les images -disons le accablantes- de Canal + et le deuxième ligne canadien de l'ASM risquerait 35 jours de suspension.

Entre Jamie Cudmore, le deuxième ligne canadien de Clermont, et Grégory Le Corvec, le troisième ligne toulonnais de l'USAP, ça n'en finit pas. Jacques Brunel a dénoncé au micro de Canal + "l'agression" dont aurait été victime son joueur, agression ayant eu pour effet de l'éliminer du jeu pendant Canale marquait l'essai pour l'ASM.

Au delà de l'incident de jeu, ce qui est navrant, c'est ce nouvel incident entre Cudmore et Le Corvec. Le contentieux entre les deux joueurs remonte à la finale de 2009 et cela fait deux matches de suite au Michelin que Grégory Le Corvec sort du terrain avec le visage tuméfié. Cette fois-ci, les images de Canal + sont particulièrement parlantes : Cudmore balance une terrible manchette à Le Corvec qu'il tient à terre.

L'arbitre n'a rien vu, le jeu s'est poursuivi. Sur les contentieux précédents entre les deux joueurs, c'est ici.

14/08/2010

Dans les règles de l'art

Il y a eu de la sueur, beaucoup de sueur, du sang, après la faute sur Privat qui a valu un carton rouge à Vilaceca, et des larmes au moment de la blessure de David Mélé, nouvel épisode de la malédiction de numéro 10. Et l'USAP a donc pris la revanche du finaliste en battant Clermont 21-13, le champion en titre repartant de Perpignan sans même le point de bonus.

Ils auraient pu, pourtant, espérer mieux une fois passée la première demi-heure le mieux du monde. Pourtant submergé par la domination et la détermination de l'USAP, le finaliste menait 7-6 grâce à un essai en contre de Nalaga et en raison du manque de réalisme catalan. En position idéale pour s'imposer à l'extérieur, donc, Clermont a pourtant manqué de ballons précieux en touche. Alvarez-Kairelis et Chouly ont signé une performance énorme sur les touches défensives, relayés au sol par l'activité surnaturelle de Tchalé-Watchou.

L'USAP a donc gagné dans les règles de l'art si particulier des grandes soirées à Aimé-Giral. Ardeur défensive, lucidité offensive (deux drops de Mélé) et énorme présence en conquête, le tout touillé dans le tourbillon d'une ambiance des grands soirs. Cette première victoire avait la beauté sauvage des gros combats à défaut de celle des grandes rencontres de rugby.

Le gros coup dur, c'est que les absences continuent de s'accumuler. Après Laharrague et Hume, Manny Edmonds (claquage à l'échauffement) et David Mélé (semble-t-il une entorse du genou, le ligament lattéral externe étant touché), l'ouvreur pour Brive devrait être Gilles Bosc pendant que l'on peut penser au la faute de Vilaceca, un rucking volontaire au visage de Privas à terre) lui vaudra une longue suspension.

11/08/2010

Think different

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Think different. D'accord, le rapport entre la firme Apple et l'USAP est loin d'être évident. Les tablettes, peut-être : l'I-pad et le Bouclier de Brennus. Mais le slogan semble bien s'adapter à la situation originale des Perpignanais dans le paysage du Top 14.

Le club, pourtant, avait été une des premiers à donner le ton, au début des années 2000, à une mondialisation de son effectif effectuée à grandes brassées (un tiers au moins de départs et d'arrivées chaque intersaison). Une façon de faire quasi banale maintenant et pratiquée au carré par les plus grands clubs lancés dans une frénétique course à l'armement.

Et pendant ce temps, c'est à dire depuis 3 ans, l'USAP se montre de plus en plus minimaliste dans son recrutement. Le club qui recrutait il y a trois ans le meilleur joueur du monde fait désormais rempiler pour trois mois un ancien joueur, il est vrai pas si vieux (Manny edmonds n'a que 33 ans).

Les supporters qui n'ont pas besoin de cela pour s'inquièter se posent donc quelques questions, l'intérêt médiatique s'amenuise et les entraîneurs de Top 14 interrogés par Midi-Olympique ne font pas de l'USAP un de leurs favoris. Le club, lui, assume, (Jacques Brunel dans l'Equipe) avec une belle confiance et un façon délibérer d'affirmer une façon de penser différente. Après tout, c'est sur le terrain que ça se passe et ça commence vendredi...
(Le photo ne représente pas Jean-Pierre Pérez)

30/05/2010

Malédiction !

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Comment expliquer l'inexplicable ? Par le surnaturel, bien sûr... Les anciens m'avaient, nous avaient, prévenus. Une malédiction pesait sur l'USAP depuis la double confrontation de 1938 et 1939 contre Biarritz. Rappelons que l'USAP, après avoir gagné la première finale, s'était inclinée la saison suivante. Et que le grand père de Jérôme Porical jouait ces deux matches, funeste présage pour le buteur en panne de réussite au Stade de France.

Donc, la malédiction du grand père s'est abattue sur l'USAP. C'est un truc, on peut rien y faire, comme le mystère de la grande pyramide, les "Cigares du Pharaon" ou le bien nommé "Bouclier Arverne".

images-1.jpg Plus sérieusement, la victoire de Clermont est logique. L'USAP a raté sa finale, laissant l'initiative à l'adversaire, décevant en touche, dans le jeu au pied et par son manque d'initiative au centre. Bref, ses points forts habituels. Le mérite en revient à la rage de Clermont, la qualité de sa préparation. Même si quelque chose nous dit qu'en inscrivant les deux pénalités largement à sa portée d'avant et d'après la mi-temps, Porical aurait pu provoqué l'effondrement de Clermont. Mais il faut croire que c'était l'année des volcans...

28/05/2010

Pourquoi l'USAP va gagner

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Ok, avec un titre comme celui-là, je peux me faire ramasser dimanche. Mais tant pis, puisqu'il faut se mouiller avant la finale, j'explique pourquoi je fais le malin comme ça :

- parce que le rugby est plutôt une science exacte. Que le titre récompense très souvent le meilleur pendant l'ensemble de la saison que que ça fait tout simplement deux ans que le meilleur, c'est l'USAP.

- parce que les Perpignanais ont largement dominé les Clermontois à Aimé-Giral lors du match aller de cette saison et que, s'ils ont perdu au retour à Marcel-Michelin, ils ont cependant été à deux doigts de l'emporter.

- parce qu'en demi-finale, Perpignan a éliminé le champion d'Europe alors que Clermont a beaucoup souffert contre Toulon et, avant, contre le Racing.

- parce que l'USAP démontre une force collective vraiment impressionnante cette saison et une réelle capacité à répondre présent pour les grands événements alors que Clermont traîne comme un boulet ses finales perdues.

- parce que les Perpignanais ont moins de mauvais souvenir au Stade de France que Clermont.

- parce que leur équipe est plus complète dans toutes ses lignes et possède un jeu plus varié que Clermont même si les individualités sont du côté auvergnat.

Et voilà... J'ai bien sûr volontairement oublié de parler de l'apport de Morgan Parra, de la sérénité retrouvée de Brock James, de la volonté de revanche du pack clermontois et, surtout, du danger principal, du piège grand ouvert sous les pieds des Catalans : l'excès de confiance (à cause par exemple de ces blogueurs qui font des raisonnements).

27/05/2010

L'USAP gagne à être connue

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Pas assez reconnue l'USAP ? On se souvient que Jacques Brunel, au soir de la victoire en finale du 6 juin 2009 avait eu une réaction dans le genre "Aimé-Jacquet". Il estimait que son équipe n'était pas jugée à sa juste valeur et ne bénéficiait pas, dans les médias, de l'intérêt que ses performances méritaient.

Un an plus tard, la situation est quasiment la même. Elle a probablement même empiré compte tenu de l'absence de Dan Carter qui a lui seul avait assuré 80 % de la médiatisation du club. Et ce malgré le standing nouveau de l'USAP : champion en titre, premier de la phase régulière, vainqueur du champion d'Europe en demi-finale et avec un capitaine qui vient de réussir le Grand Chelem en étant sacré meilleur pilier droit d'Europe.

N'empêche, au plan national, les médias ont du mal à "accrocher" sur l'USAP. Pour des raisons peut-être pas toujours mauvaises : pas assez d'internationaux (Toulouse, Paris, Clermont en comptent beaucoup plus), manque d'une personnalité hyper-médiatique style Blanco, Boudjellal ou Saint-André, performances décevantes en Coupe d'Europe ces dernières saisons, éloignement géographique conjugué à une identité peu connue...

Mais surtout, l'équipe repose sur des valeurs un peu hors d'âge. Le primas du groupe sur l'individu, le recrutement local, la combativité comme première vertu... Pour comparer avec le foot, c'est un peu comme si les Verts de Saint-Etienne de la grande époque (on parle ici aux plus vieux) se retrouvaient en Premier League aux côtés du Chelsea d'Abramovich, de Manchester et d'Arsenal.

L'USAP fait un peu trop seventies ? Oui mais elle gagne quand même à être connue.

Allez, un petit karaoké pour finir...

24/05/2010

Embrouillamini, embrouilles à miner

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Pour les amateurs d'embrouilles, la finale USAP-Clermont est riche de promesses. Comme cela arrive souvent lorsque deux rivaux se croisent un peu trop souvent lors de matches importants, les petites embrouilles et grosses polémiques se sont accumulées au fil des rencontres pas toujours très romantiques pour constituer une petite armée de "cadavres dans les placards".

La situation rappelle par exemple l'ambiance électrique entre Biarritz et le Stade Français qui, au milieu des années 2000, avait eu besoin d'une belle bagarre en finale pour crever l'abcès. On se souvient aussi qu'entre Perpignan et Paris (déjà), la fin des années 90 et le début des années 2000 avaient été marquées par quelques grosses affaires, du coup de poing de Marc Lièvremont sur Serge Simon à la blessure du même Simon quelques mois plus tard à Aimé-Giral jusqu'à l'envahissement du terrain lors d'un quart de finale à Colomiers.

Entre Clermont et l'USAP, a rivalité remonte à la finale de l'an dernier. Deux incidents majeurs : la blessure à l'épaule du pilier Martin Scelzo lors d'une entrée en mêlée sans concession et le coup de point de Le Corvec sur Cudmore lors du même match. A Aimé-Giral, au match retour, le même Cudmore écopait d'un carton rouge pour une charge à retardement sur Pérez, Tchalé-Watchou étant ensuite suspendu pour avoir joué les justiciers. Enfin,à Clermont, Le Corvec retrouvait Cudmore pour une suspension de 40 jours après avoir été accusé d'une fourchette par le délégué du match et non sans avoir encaissé un solide bourre-pif de la part du Canadien.

Comme l'arbitre, monsieur Berdos, a été au coeur d'une polémique lors du barrage entre Clermont et le Racing, cette finale promet d'exciter au moins les imaginations, les deux équipes ayant peut-être d'autre choses bien plus importantes à régler pour conquérir le Brennus. Comme le chantait Bobby Lapointe, sont-elles de nature ces embrouilles à miner la finale ?


21/05/2010

Durand-Parra : quel premier de la classe ?

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L'expression m'a été glissée par un collègue (genre secret de fin de repas) et probablement remonte-t-elle à une sagesse encore plus ancienne, transmise uniquement oralement.

Il y aurait donc, selon cet oracle, deux sortes de demi-de-mêlée, pas une de plus. Première, catégorie : les "premiers de la classe". Seconde catégorie, les "fout la merde" (passez moi l'expression). Fabien Galthié, par exemple, serait un "premier de la classe" pour son mélange de talent, d'application et d'intelligence tactique. Jacques Fouroux appartiendrait, lui, à l'autre catégorie dont il pourrait même être le prototype pour sa hargne, sa malice et sa façon qu'il avait de "faire grimper ses avants aux arbres" ce qui revenait souvent à "foutre la merde".

On vous laisse le plaisir de classer de cette façon les grands demi-de-mêlées de vos souvenirs (Ballaneda-Foussat par exemple) pour ne s'intéresser qu'aux deux protagonistes de la finale à venir à savoir Morgan Parra et Nicolas Durand.

Commençons par Morgan Parra : le jeune lorrain a gagné haut la main ses galons de "fout la merde" lors des deux matches de phases finales disputées par son équipe. A l'origine de la plus grosse polémique de la saison (le carton jaune reçu par le Racing en barrage), il s'est fait une spécialité de provoquer les adversaires. Contre Toulon, il a même joué pour lui-même des pénalités sifflées en faveur de l'adversaire, espérant on ne sait quelle embrouille.

Véritable leader de son équipe, certains estiment même qu'il a transfiguré Clermont. Il a en tout cas plongé Pierre Berbizier (que je classe personnellement parmi les premiers de la classe) dans une froide colère.

Le cas de Nicolas Durand est un peu plus complexe. Sa mèche de mauvais garçon, son regard malin, cette façon de jouer pour lui-même quelques très jolis (ou très mauvais) coups indiqueraient que l'on a affaire à un honorable représentant de la confrérie des enquiquineurs de première.

Mais le Durand qui réussit à l'USAP depuis deux ans brille pour d'autres raisons. ll a su discipliner ses énormes qualités, apprendre à gérer les temps forts et les temps faibles de son équipe, découvrir qu'en jouant pour les autres, il n'avait jamais été aussi bon. Bref, Nicolas Durand, c'est le petit malin du fond de la classe prêt du radiateur qui passe au premier rang.