06/12/2010

Une saison de perdue, un 10 de retrouvé

Rien n'y fait. Ni le discours du président, ni les paroles mobilisatrices des joueurs, ni les appels des entraîneurs. Battu à Castres (23-13), l'USAP n'arrive pas à confirmer ses deux dernières saisons. Premier puis deuxième club français en 2009 et 2010, Perpignan est embourbé à la dixième place du classement et grille ses jokers les uns après les autres. Au point que sa qualification pour l'Europe est désormais fortement incertaine.

Le groupe apparaît usé. Par les saisons précédentes, les blessures à répétition et en raison d'une charnière qui n'arrive pas à rassurer l'ensemble. Tout se passe comme si le club vivait une saison de transition passablement éprouvante.

Car, paradoxalement, l'USAP s'agite dans la coulisse. Le retour de Dan Carter est plus qu'une hypothèse, James Hook est annoncé depuis un petit bout de temps et des noms de "cracks" comme pilier anglais Andrew Sheridan ou le deuxième ligne gallois Jonathan Thomas circulent avec insistance. (Plus de détails ici)

Bref, tout se passe comme si le club avait depuis le départ décidé de viser l'objectif 2011, pensant traverser cette saison sans trop de dégâts. Mais le niveau du Top 14 s'est relevé, la cascade de blessures a pesé sur les épaules perpignanaises et la saison semble bien plus mal engagée que prévu. Alors une saison de perdue et un 10 de retrouvé ?

04/04/2010

L'USAP au pays des merveilles

 

Clermont battu, Toulouse laborieux et Toulon dangereux. Mais l'USAP qui gagne, gagne, gagne... Victorieux en patron à Castres (17-11) l'USAP est quasiment assurée de se qualifier directement pour les demi-finales. Restent un déplacement à Toulon et une victoire à cinq points promise contre Albi.

Surtout, les Catalans ont montré une fois de plus qu'ils ne sont jamais meilleurs que contre les meilleurs. Comme Alice, l'USAP n'est jamais aussi à l'aise qu'au pays des merveilles.

02/04/2010

De l'autre côté du miroir

images.jpeg

En cette période où le film de Tim Burton "Alice au pays des merveilles" est sur les écrans, les joueurs et entraîneurs de l'USAP l'affirment tous dans un bel ensemble : "Castres nous ressemble" ou "on a l'impression de se regarder dans un miroir". Même culture du combat, mêmes racines rurales, mêmes ailiers de petite taille, même façon de construire un rugby classique et de bon goût, construit sur les bases (conquête-défense) et pas du tout "manchot" pour donner plus d'alternance au jeu.

Déjà, dans les années 90, le même phéonmène de mimétisme avait été noté à propos des duels entre le CO (celui de Rui, Pagès et Whetton) et l'USAP (de Macabiau, Majoral et Britz) dans un registre un peu plus "rustique".

Contre Castres, l'USAP fera donc comme Alice, elle passera de l'autre côté du miroir. Objectif : arrêter le temps comme le Lièvre de mars en restant en tête du classement, faire perdre la tête à son adversaire comme le Chapelier fou et se méfier des coups de la reine de coeur méconnaissable dans la peau de Romain Teulet.

 

31/10/2009

L'alternatif en continu


 

Castres est tombé à Aimé-Giral sur le même score que le Stade Toulousain (17-15). La comparaison, cependant, s'arrête là. Autant les Perpignanais avaient réussi un match plein contre les Toulousains, autant ils ont, cette fois-ci, frisé la correctionnelle.

Une fois de plus, après une grosse performance à Paris, ils se sont rebranché sur le courant alternatif. Le point positif, c'est que le passage à vide n'a duré qu'une mi-temps et qu'ils ont su réagir pour remporter le match en deuxième période grâce à une bonne adaptation tactique (un jeu au pied plus pertinent) et à une grosse révolte dans le combat, marquée par une domination très nette en mêlée et dans les mauls.

Mise à jour 18 h 53 : six semaines pour Britz, fracture de la maléole pour Vilaceca. Double coup dur pour l'USAP. Le sud-africain Gerrie Britz a été victime d'une entorse du genou de la jambe droite.

Il ne faudra donc pas envisager un retour du Sud-Africain avant le 20 décembre, et la réception du Munster à Aimé-Giral en Coupe d'Europe. Trois matches de championnat et un de Coupe d'Europe (au Munster) sont programmés pendant ces six semaines.

Quant à Guillaume Vilaceca, c'est encore plus grave. Il a été plâtré à la suite d'une entorse de la maléole. Une blessure qui pourrait lui coûter au moins trois mois d'indisponibilité.