27/01/2011

Encore des regrets pour l'USAP battue 23-21 à deux minutes de la fin

Que regrets pour l'USAP. Les Catalans ont été battus 23-21 par Biarritz après avoir mené au score jusqu'à la 78e minute et la pénalité de Yachvili. Les Perpignanais ont même mené 21-0 après 25 minutes de jeu et 21-7 à la mi-temps. Mais ils ont passé le reste du match sans marquer le moindre point.

Malgré le point de bonus, le deuxième cette saison après celui récolté à Clermont, les efforts catalans continuent de ne pas être payés. Mais ils ont dû jouer la fin de rencontre avec Tincu au poste improvisé de pilier et sans parvenir à s'opposer à l'engagement biarrot. Une rencontre qui, au finale, n'est pas sans rappeler celle d'Agen qui avait vu également les Perpignanais mener 21-0.

Dans cette rencontre, les cartons jaunes ont joué un grand rôle. Celui récolté par Sylvain Marconnet (14) pour antijeu avait donné le signal à une déferlante offensive des Catalans qui marquaient trois essais. Le premier était un essai de pénalité, le second était inscrit

par Mermoz après une interception et une chevauchée de 70 mètres. Le dernier était l'oeuvre de Geoffrey Michel.

Menant 21-0, l'USAP prenait un premier carton jaune, Damien Chouly étant expulsé. Biarritz en profitait juste avant la mi-temps en marquant un essai par Guyot avant la mi-temps. En deuxième période, Biarritz revenait au score grâce à un essai de Lakafia et à la botte de Yachvili. De plus, Marty écopait un nouveau carton jaune.

22/10/2010

Quelques infos qui tournent

Est-ce la proximité du match contre Toulouse ? ce ne serait pas la première fois mais toujours est-il que quelques infos tournent sur le net concernant d'éventuels transferts autour de l'USAP.

La plus précise concerne l'international portugais Pedor Leal. Relayée depuis un bout de temps par les blogs spécialistes du rugby portugais, l'info est reprise par lequipe.fr qui affirme même que le joueur était présent jeudi à Perpignan. Leal (26 ans) joue au poste d'arrière, a connu le centre de formation de Brive. Ce spécialist du rugby à 7  est également un buteur. Mais s'il s'est effectivement entraîné avec l'USAP, il n'est pas question qu'il deviennent le joker du club.

Pour la saison prochain, il se dit que Brunel pourrait rejoindre Biarritz. Selon rugby-transfoets.com, Biarritz souhaiterait cosntruire un duo Brunel-Milhas 100 % auscitan pour la saison prochaine. Petit détail pas évoqué par le site : Brunel est encore sous contrat avec l'USAP jusqu'en 2012. Déjà, l'Italie aurait fait savoir son intérêt pour l'entraîneur perpignanais décidément très demandé.

01/09/2010

Quitte pour une belle peur

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A l'issue d'un match où la surenchère d'engagement des deux équipes tentait de masquer, sans y parvenir, leur grande fébriité, l'USAP s'est imposée 17 à 12 face à Biarritz. L'essentiel est fait et pourra être éventuellement bonifié dimanche à l'occasion d'un déplacement à Agen.

En attendant, ce match décousu et hardent a confirmé la petite forme de l'USAP et la fragilité de son effectif. Mas, Guirado et Tchale-Watchou ont offert leurs corps à la mitraille pendant la totalité des 80 minutes. Les fautes de mains ont été nombreuses et même catastrophiques en début de match, Marty est sorti sur blessure (on craint une déchirure) et la charnière Boulogne-Bosch n'a pas connu que des bons moments.

Elle a eu aussi ses bonnes inspirations : le drop de Bosch en fin de match et surtout l'essai de Kevin Boulogne en première mi-temps lorsqu'il jouait pour lui-même une pénalité alors que les Biarrots attendaient le coup de pied en regardant un joueur catalan se faire soigner.

Le match a ensuite basculé en deuxième mi-temps en dix minutes. Un carton jaune à un Jérôme Thion pas bien dans ses baskets, un essai accordé au vidéoarbitrage à Guilhem Guirado et une tentative de Yachvili trouvant le poteau ont fait basculer la rencontre.

La photo (très mauvaise) montre les entraîneurs catalans regardant le vidéo arbitrage sur l'essai de Guirado. Légende indispensable.

Contre Biarritz avec Mas, Guirado, Mermoz, Sid et Tuilagi

Quatre rentrées de poids. L'USAP affrontera Biarritz mercredi soir (19 h) en ouvant compter sur les renforts de Mas et Guirado en première ligne, Tuilagi en troisième ligne et Mermoz au centre où il retrouvera son compère de l'équipe de France David Marty. La rentrée de Sid (Battle est forfait) permet de construire une ligne de trois-quarts quasi complète même si Porical ne reprendra pas, Michel occupant le poste d'arrière.

Le jeune Bosch occupera le poste d'ouvreur, Boulogne sera à la mêlée derrière un pack qui prendra incontestablement du poids avec les retours de Mas et Guirado en première ligne, de Tuilagi en numéro 8.

L'USAP contre Biarritz : Michel - Sid, Marty, Mermoz, Candelon - (o) Bosch, (m) Boulogne - Pérez, Tuilagi, Tonita - Vivalda, Tchale-Watchou - Mas (cap), Guirado, Freshwater.

Remplaçants : Delonca, Schuster, Alvarez-Kairelis, Guiry, Chouly, Cazenave, Burguer, Pulu.

Arbitre : Christophe Berdos

31/08/2010

Biarritz muscle son banc contre Perpignan

Peut-être inspiré par Montpellier, le Biarritz-Olympique a musclé son banc pour tenter l'exploiter la faiblesse supposée de celui de l'USAP avant le match décisif de mercrdi soir (19 h) à Aimé-Giral. Peyrelongue, Gobelet et Marconnet sont placés en réserve de la république alors que le XV de départ est loin d'être affaibli.

Biarritz : Haylett-Petty - Bolakoro, Mignardi, Tranier, Ngwenya - (o) Barraque, (m) Yachvili - Faure, Harinordoquy (c), M. Lund - Carizza, Thion - Barozzi, August, Watremez.

Remplaçant : Terrain, Coetzee, E. Lund, Lakafia, Peyrelongue, Fior, Gobelet, Marconnet.

30/08/2010

L'USAP recroquevillée en attendant Biarritz et Rosell

Une petite mise au vert coupés du monde. Les joueurs de Perpignan sont à l'isolement avant la rencontre face à Biarritz mercredi soir. Seul visiteur du vestiaire -mais pas le moindre- Paul Goze est venu leur faire une petite causerie lundi matin sur le thème : il faut se mobiliser et ne pas rater le rendez-vous qui s'annonce. D'une manière générale, c'est toute la smeaine (avec le déplacement à Agen dimanche) qui est importante pour redresser la barre usapiste.

Pour ce match, les Catalans enregistrent les retours des internationaux Guirado, Mas et Mermoz tout en espérant les rentrées de Le Corvec, Tuilagi et Porical.

Ce mercredi est également capital en coulisses avec la venue de Sandro Rosell, la président du Barça, pour discuter de l'éventualité d'un match au Camp Nou.

29/08/2010

USAP : de la bonne façon de réagir

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Après une défaite qui fait mal -c'est bien entendu le cas après la prise de la forteresse Aimé-Giral par Montpellier- il faut réagir. En attendant de voir ce que cela donnera sur le terrain mercredi soir contre Biarritz, notons de quelles manières ce résultat a été accueilli à chaud à la lecture des réactions des uns et des autres, notamment dans l'Indépendant.

- Il y a la lucidité froide de Paul Goze. L'homme est tout sauf un emporté et s'il n'est pas le genre à en rajouter mais ses phrases ne sont pas non plus vides de sens. Un exemple : "Une défaite sur notre terrain est quelque chose qui marque un vestiaire" (Comprenez : "Les joueurs se doivent une revanche"). Sinon, l'homme est un adepte du balancement, histoire de prouver qu'il peut comprendre mais qu'on ne la lui fera pas deux fois. "On avait des absents mais on a aussi loupé notre match" et "Il n'y a pas le feu mais on doit immédiatement redresser la barre à l'extérieur".

- Il y a la sagesse de Jacques Brunel qui rappelle que "tous ceux qui, l'an passé, ont fait un bon parcours ont perdu à domicile" ou encore "un championnat marathon" qui "nous permettra de rebondir". Il ne s'attarde pas sur le fait d'avoir fait jouer Guirado et Mas à Brive, pari perdu finalement payé contre Montpellier, prouvant que la sagesse n'est pas forcément pour lui la prudence.

- Il y a la sportivité de Béchu et Galthié, les entraîneurs montpelliérains. "Ce n'est pas donné à tout le monde de gagner ici mais on ne fait pas les malins. On est conscients que Perpignan était très diminué", dit le premier. Le second, qui a connu Brunel à Colomiers, se dit désolé auprès de lui et conclut à propos de l'USAP : "On a mis le coeur et le ventre qu'elle sait mettre dans son rugby. J'aime vraiment cette équipe catalane et je la respecte beaucoup". Et ces propos sont finalement ceux qui rassurent le plus.

- Il y a enfin l'apparente tranquillité des Biarrots, aussi mal lotis que l'USAP (deux défaites dont une à l'extérieur) mais qui voient des raisons d'espérer dans leur défaite à Agen : "On va aller à Perpignan avec des ambitions, prévient Serge Blanco. Je ne suis pas inquiet pour la suite". Il n'a pas, c'est vrai, les problèmes d'effectif des Catalans.

30/05/2010

Malédiction !

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Comment expliquer l'inexplicable ? Par le surnaturel, bien sûr... Les anciens m'avaient, nous avaient, prévenus. Une malédiction pesait sur l'USAP depuis la double confrontation de 1938 et 1939 contre Biarritz. Rappelons que l'USAP, après avoir gagné la première finale, s'était inclinée la saison suivante. Et que le grand père de Jérôme Porical jouait ces deux matches, funeste présage pour le buteur en panne de réussite au Stade de France.

Donc, la malédiction du grand père s'est abattue sur l'USAP. C'est un truc, on peut rien y faire, comme le mystère de la grande pyramide, les "Cigares du Pharaon" ou le bien nommé "Bouclier Arverne".

images-1.jpg Plus sérieusement, la victoire de Clermont est logique. L'USAP a raté sa finale, laissant l'initiative à l'adversaire, décevant en touche, dans le jeu au pied et par son manque d'initiative au centre. Bref, ses points forts habituels. Le mérite en revient à la rage de Clermont, la qualité de sa préparation. Même si quelque chose nous dit qu'en inscrivant les deux pénalités largement à sa portée d'avant et d'après la mi-temps, Porical aurait pu provoqué l'effondrement de Clermont. Mais il faut croire que c'était l'année des volcans...

14/03/2010

Du Top 14 au Super 14

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Vendredi soir, pour ceux que le froid avait poussés un peu vite à quitter Aimé-Giral, il était possible d'enchaîner par un Waikato Chiefs-Canterbury Crusaders sur Canal + Sports. Dan Carter aux commandes, les Crusaders ont remporté une victoire maîtrisée 26-19 mais l'intérêt est ailleurs. Quelques minutes après USAP-Biarritz, la comparaison  était loin d'être défavorable au championnat de France.

En terme d'intensité, d'engagement physique, d'indécision et d'ambiance, le choc d'Aimé-Giral était même assez nettement supérieur. Il faisait suite à une rencontre du même calibre des Perpignanais à Montferrand. Un match qu'ils auraient pu gagner, tout comme ils auraient pu perdre face à Biarritz.

Le Super 14 n'est apparu supérieur que dans deux domaines : la discipline ou, pour être plus précis, l'acceptation par tous -joueurs et arbitres- de ce qu'on n'applique pas de la règle et sur ma capacité des joueurs à négocier les duels. Pour le reste, le championnat de France offre le visage d'une épreuve plus compétitive et plus complète sans céder dans le domaine du spectaculaire. Et l'USAP s'est montrée largement à son niveau.

12/03/2010

Précieuse victoire

 

Une bonne soirée. Victoire contre Biarritz (19-14), défaites de Castres (à Toulon) et de Clermont (à Bayonne). L'USAP réussit la bonne affaire et se repositionne à la deuxième place du classement après un match de très bon niveau, intense, serré, engagé, qui annonce vraiment les phases finales. Perpignan repasse devant Clermont, n'est qu'à un point de Castres, bref, en course pour la qualification directe.

Victoire paradoxale. Bizarrement, les coéquipiers de Jean-Pierre Pérez ont gagné leur match là où ils auraient dû le perdre. En fin de première période, d'abord où le BO a deux énormes occasions d'essais. La première est refusée après vidéo-arbitrage (Porical avait mis la main sous le ballon), la seconde sauvée par miracle par une "cuillère" de Britz sur Ngwenya et une faute de Durand écopant d'un carton jaune. Juste après la pause, l'USAP a parfaitement géré son infériorité numérique, prenant un léger mais décisif ascendant dans le combat et marquant même trois points juste avant e retour du puni.

La bronca de l'année. On ne devrait pas le dire mais l'un des grands moments de ce match a été la "bronca"  intersidérale de la dernière minute de la première période sur la tentative de pénalité de Valentin Courrent. Le public était énervé par une succession de décisions contestées par lui de M. Rebollal et surtout pas le carton jaune, pourtant parfaitement mérité de Nicolas Durand. Résultat : un énorme boucan suivi un hurlement de bonheur quand le buteur a raté le cadre. Peut-être un des tournants du match.