24/04/2010

Aimé-Giral en technicolor

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L'USAP fait vraiment bien les choses. Pour un match dont le résultat était connu d'avance, il y a eu...

- plein de couleurs, de bruits, de joie...

- les nouveaux maillots avec quatre bandes blanches sur les épaules et le drapeau catalan en bandeau sur des chaussettes bleu azur.

- les adieux des "partants". Christophe Manas et Nicolas Durand sortis seuls des vestiaires avant d'être remplacés pour recevoir leur ovation, debout d'Aimé-Giral qui a également salué Vaki et Naulu. L'USAP a même fini à 14 pour pouvoir faire sortir Manas, M. Bonhour (l'arbitre qui jouait aussi son dernier match de Top 14 mais est resté jusqu'au bout) refusant l'entrée de Tincu.

- le belle sportivité du public catalan acclamant l'équipe qui jouait aussi son dernier match de Top 14, la "Bronca" accueillant même les Pom-Pom Girl albigeoise ce qui, c'est vrai, peut parfaitement se comprendre.

- le "salto avant" de Phil Burger sur le dernier essai perpignanais. Il a même pensé à aplatir.

- la première place du Top 14 pour la deuxième année consécutive.

- une demi-finale à Montpellier.

- la perspective d'un nouveau titre.

(Les barrages opposeront Toulouse et Castres d'un côté, Clermont et le Racing de l'autre. L'USAP est directement qualifiée pour les demi-finales en compagnie de Toulon).

21/11/2009

Running gag à Albi

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C'est une sorte de running gag. Une plaisanterie dont l'effet comique ne vient qu'avec la répétition. Dans le cas de l'USAP, ce qui est drôle, ce n'est pas tant la troisième défaite consécutive à Albi, la réédition des déconvenues de Trévise ou Bourgoin, ce sont les grands discours mobilisateurs d'avant match. Genre, "on est prévenu, on le sait, cette fois on va pas se faire avoir"....

A l'arrivée, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Comme un boxeur qui aurait multiplié les mises en scènes avant de s'écrouler au premier round au moment du combat, l'USAP a eu besoin d'une mi-temps pour se hisser au niveau de combativité nécessaire. L'équipe a bien réagi ensuite mais deux décisions d'arbitrage -une erreur et un commandement à la Ponce Pilate sur la dernière mêlée- ont empêché que l'erreur soit rattrapée.

L'USAP, l'un des clubs du Top 14 où la culture de combat est la plus enracinée, n'arrive pas à se mettre en colère lorsqu'elle ne se sent pas en danger.

19/11/2009

Jeu à la main

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Pas facile, vraiment pas facile d'exister au milieu d'une semaine comme celle-là. Même à Perpignan, l'USAP va devoir faire un effort pour se rappeler aux souvenirs de ses supporters à l'esprit occupé par une actualité sportive torrentueuse.

N'empêche, il va quand même falloir se déplacer vendredi à 19 heures sur la pelouse du Stadium d'Albi -un stade impersonnel, bricolé à partir d'un équipement qui sent bon les années 70- avec un ribambelle de joueurs absents et face à une formation adepte du guet-apens à l'ancienne.

On va donc faire un effort pour essayer de bâtir un improbable pont entre la "Mano de Dios" (chanson reprise par les joueurs de l'USAP et hommage à la main de Maradonna en 1986 contre l'Angleterre) et la main de Thierry Henry, pour ne pas trop penser à la chance offerte à David Marty face aux Samoas en vue de la rencontre face aux Blacks, aux plaquages de Tuilagi lorsqu'on se retrouve dans le camp d'en face, au tirage au sort des poules d Mondial le 2 décembre.

Bref, promis, on sera devant Canal+ Sports vendredi soir, histoire de voir si l'USAP va saisir cette superbe occasion de se conforter en tête au classement du Top 14, par exemple n faisant courir les avants albigeois. Le jeu à la main est à la mode.