04/11/2010

La trève sera amère

Battu par Toulon, l'USAP s'est incliné à domicile pour la deuxième fois de la saison. Une très mauvaise manière d'aborder la trève pour les Catalans qui continuent leur gâchis en championnat où ils perdent beaucoup de points.

A la pause, les Catalans étaient menés de 20 points, ce qui ne leur était pas arrivé à Aimé-Giral depuis longtemps. Très indisciplinés en défense, maladroits en attaque, les Catalans s'étaient offerts à la botte de Felipe Contepomi, très précis dans ses coups de pied et aux essais en puissance Fernandez-Lobbe puis de Contepomi, encore lui, sur un contre, et alors que les Catalans étaient réduits à 14 après un carton jaune reçu par Robbins Tchale-Watchou.

La rentrée de la première ligne "tricolore" composée de Mas, Guirado et Schuster faisait beaucoup de bien en conquête -touche et mêlée- aux Perpignanais qui se heurtaient toujours à la très solide défense toulonnaise. Edmonds trouvait pourtant l'ouverture et son essai ramenait l'USAP à 26-13 juste après la mi-temps.

Pourtant, les catalans restaient emrpuntés devant la "muraille physique" du RCT et prenait même un second carton, Vilaceca étant sorti pour un en-avant volontaire. Difficile dans ces conditions pour une USAP brouillonne de trouver les ressources pour inverser la tendance. Un essai de Schuster, en force, maintenait l'espoir mais Contepomi bénéficiait d'une pénalité qu'il passait comme à la parade. 29 à 20 : toujours pas de bonus pour l'USAP...

13/09/2010

Croisé à Aimé-Giral : Jean Puginier


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Nouvelle rubrique aujourd'hui sur "USAP petit côté" avec ce "croisé à Aimé-Giral" (rien à voir avec Godefroy de Bouillon) qui proposera un petit portrait rapide de quelqu'un que l'on a rencontré au stade un jour de match. Forcément, c'est subjectif et même, cela doit beaucoup au hasard de la rencontre.

Bref, Jean Puginier, ce n'est pas difficile de le croiser puisqu'il est en tribune de presse où il fait le consultant pour France Bleu Roussillon. Une reconversion assez logique pour lui car Puginier est un cas à part dans l'honorable confrérie des "gros".

Habituellement, la première ligne est un repère de "taiseux". On y entend une mouche voler, piliers et talonneurs privilégiant les actes à toute autre forme de communication. "La Puge" est une exception car c'est un incorrigible bavard. Pas étonnant qu'il parle dans le micro où il fait usage de son sens de la formule tout en forçant un peu sa nature pour se montrer sévère quand ça le justifie.

Pour les plus jeunes, rappelons que Jean Puginier a fait une très belle carrière à l'USAP pendant pratiquement toutes les années 90. Pilier gauche à la fois solide en mêlée et très habile balle en main, il préfigurait les piliers d'aujourd'hui et son style rappelait, en moins puissant, celui d'un Perry Freshwater aujourd'hui.

14/08/2010

Dans les règles de l'art

Il y a eu de la sueur, beaucoup de sueur, du sang, après la faute sur Privat qui a valu un carton rouge à Vilaceca, et des larmes au moment de la blessure de David Mélé, nouvel épisode de la malédiction de numéro 10. Et l'USAP a donc pris la revanche du finaliste en battant Clermont 21-13, le champion en titre repartant de Perpignan sans même le point de bonus.

Ils auraient pu, pourtant, espérer mieux une fois passée la première demi-heure le mieux du monde. Pourtant submergé par la domination et la détermination de l'USAP, le finaliste menait 7-6 grâce à un essai en contre de Nalaga et en raison du manque de réalisme catalan. En position idéale pour s'imposer à l'extérieur, donc, Clermont a pourtant manqué de ballons précieux en touche. Alvarez-Kairelis et Chouly ont signé une performance énorme sur les touches défensives, relayés au sol par l'activité surnaturelle de Tchalé-Watchou.

L'USAP a donc gagné dans les règles de l'art si particulier des grandes soirées à Aimé-Giral. Ardeur défensive, lucidité offensive (deux drops de Mélé) et énorme présence en conquête, le tout touillé dans le tourbillon d'une ambiance des grands soirs. Cette première victoire avait la beauté sauvage des gros combats à défaut de celle des grandes rencontres de rugby.

Le gros coup dur, c'est que les absences continuent de s'accumuler. Après Laharrague et Hume, Manny Edmonds (claquage à l'échauffement) et David Mélé (semble-t-il une entorse du genou, le ligament lattéral externe étant touché), l'ouvreur pour Brive devrait être Gilles Bosc pendant que l'on peut penser au la faute de Vilaceca, un rucking volontaire au visage de Privas à terre) lui vaudra une longue suspension.

27/01/2010

Quatre matches et on ferme

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Le temps passe, la saison s'enchaîne, la Coupe d'Europe succède au championnat, le Top 14 à la H-Cup et voilà qu'on se réveille le 28 janvier face à une drôle de réalité : la réception de Bourgoin est le premier des quatre derniers matches de la saison à Aimé-Giral. Restent à venir Biarritz (le 12 ou le 13 mars), le Stade Français (le 26 ou le 27 mars) et Albi le 24 avril et après, on ferme.

Normalement, à cet instant de la saison, commencent les grosses affiches à Aimé-Giral, les chocs décisif. Là, c'est quasiment fini. Le championnat se termine tôt cette année pour permettre au XV de France de partir en tournée et le calendrier propose cinq déplacements aux Catalans  : Bayonne, Montauban, Clermont, Castres et Toulon.

Il y a cependant un cas de figure loin d'être hypothétique qui offrirait un match supplémentaire à domicile. Si l'USAP termine 3e ou 4e du Top  14, elle disputera son barrage à Aimé-Giral.

N'empêche, autant profiter de la venue de Bourgoin, même si c'est jeudi.

 

13/12/2009

Aimé-Giral sur "google street"

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La ville de Perpignan est, depuis peu, passé au scaner de "google street". Cette application du fameux "google earth",  fantastique gadget qui permet de zoomer sur n'importe quel point de la terre à partir de photos aériennes ou satellites, consiste à prendre des photos de toutes les rues de toutes les villes du monde.

Le fameux porche d'Aimé-Giral est donc désormais visible (photo) par tous les citoyens du monde qui disposent de google earth. Dommage simplement que les prises de vue aient été faites pendant la construction de la tribune Goutta. Celle-ci n'est pas terminée lorsque l'on remonte les allées Aimé-Giral photo après photo. Sur la vue aérienne, elle n'est même pas commencée.

31/08/2009

Aimé-Giral siffle-t-il trop ?

Les forums de supporters se sont émus, sur le net, des sifflets qui accompagnaient les tentatives du buteur toulousain Jean-baptiste Elissalde pendant le choc USAP-Toulouse de samedi. A moins d'être sourd, il était en effet assez évident que la campagne de la Ligue pour le respect du buteur n'avait atteint Perpignan que filtrée aux coutumes locales : le buteur était respecté lorsqu'il réussissait son but puisqu'il était applaudi en cas de réussite.

Le débat n'est pas nouveau : les sifflets sont, à Aimé-Giral, une forme de respect. La "bronca" à l'entrée sur le terrain est un défi lancé à l'adversaire. Elle est d'autant plus forte que l'équipe en déplacement est redoutée.

En attendant, une constatation : Aimé-Giral, depuis le début de la saison, est redevenu Aimé-Giral. Après une saison dernière "d'observation" faisant suite à deux années de déprime (l'ambiance au stade était plombée par la coulisse), le vieux stade du Vernet est redevenu populaire, spontané, bruyant, d'une parfaite mauvaise foi tout en restant connaisseur (ce qui n'est pas si évident).

Alors ? Est-il utile d'en rajouter en sifflant le buteur ? Un profond silence n'est-il pas aussi impressionnant ? A voir...  A entendre, plutôt.