07/11/2010

Un journal néo-zélandais annonce le départ de Carter pour la France

Desperate New-Zealand... Selon le très sérieux New Zeland Herald, la fédération néo-zélandaise a perdu l'espoir de conserver Dan Carter après la Coupe du Monde de rugby de 2011 en Nouvelle-Zélande.

Le journal précise que le numéro 10 des All-Blacks a prévenu lui-même qu'il partait en France après la compétition, sans préciser le club. Mais selon les informations de notre confrère, la somme pour laquelle Carter signerait dans l'hexagone serait astronomique reprenant l'information délivrée par Mourad Boudjellal, le président de Toulon, selon laquelle le "deal" se situerait autour de 1,2 million d'euros par saison.

Trois clubs français seraient susceptibles d'accueillir Carter : Toulon, donc, le Racing, évidemment compte tenu de ses ressources financières, et bien sûr l'USAP. Le club catalan tient la corde dans le coeur du joueur, ça on le savait. Restaient deux obstacles : la volonté de la fédération de le conserver -celui-ci est semble-t-il levé face à la détermination du joueur- et la question financière.

L'USAP a-t-elle réellement mis sur la table cet argent ? Si c'est le cas, Carter pourrait bien revenir à Aimé-Giral.

05/11/2010

L'USAP a basculé du côté obscur

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La pire des défaites au pire moment... Les Catalans ont perdu contre Toulon alors qu'ils retrouvaient à la fois un effectif complet, de la confiance et qu'ils avaient fait du défi face aux "frères de la côte" (méditerranéenne, bien sûr) un enjeu de prestige. Et comme suprême récompense, ils ont pratiquement un mois entier devant eux à mijoter dans leur jus avant de pouvoir -éventuellement- se relancer à Castres.

Équilibristes sur un fil depuis le début de la saison, la défaite face à Toulon fait donc basculer les Catalans vers le côté obscur. Le jet de projectile sur l'arbitre de touche, les sifflets d'Aimé-Giral ont fait retenir les battement du coeur des ténèbres sur Aimé-Giral qui voit subitement la vie en noir. L'absence totale de point bonus provoque des frissons dans le dos de ceux qui font le compte de la moisson réalisée par les autres clubs dans ce secteur et illustre parfaitement le parcours laborieux des Perpignanais.

La défaite face à Toulon est due à la fois à un manque de fraîcheur physique (résultat de l'accumulation de blessé, du match de Paris, d'une option malheureuse de coaching et d'une impasse réussie des Toulonnais) et d'une récurrente difficulté à gérer la stratégie d'un match dans un club sans véritable numéro 10 et qui n'a pas vraiment remplacé Nicolas Durand au poste de numéro 9.

La suite ? Un vrai défi de Jedi. Il faudra à la fois résister à la crise et gagner des matches, notamment à l'extérieur. Une véritable rédemption, digne de Dark Vador.

A part ça, Phil Burger est parti. L'ailier et arrière sud-africain s'est échappé en avion le matin du match pour rejoindre les "Cheetas" d'Afrique du Sud après trois saisons insaisissables à Perpignan faites de coups de génie et de grandes absences. On retiendra son essai bip-bip (vidéo ci-dessous) au Munster, lui quelquefois savait aussi être le coyote un peu bizarre du dessin animé.

 

04/11/2010

La trève sera amère

Battu par Toulon, l'USAP s'est incliné à domicile pour la deuxième fois de la saison. Une très mauvaise manière d'aborder la trève pour les Catalans qui continuent leur gâchis en championnat où ils perdent beaucoup de points.

A la pause, les Catalans étaient menés de 20 points, ce qui ne leur était pas arrivé à Aimé-Giral depuis longtemps. Très indisciplinés en défense, maladroits en attaque, les Catalans s'étaient offerts à la botte de Felipe Contepomi, très précis dans ses coups de pied et aux essais en puissance Fernandez-Lobbe puis de Contepomi, encore lui, sur un contre, et alors que les Catalans étaient réduits à 14 après un carton jaune reçu par Robbins Tchale-Watchou.

La rentrée de la première ligne "tricolore" composée de Mas, Guirado et Schuster faisait beaucoup de bien en conquête -touche et mêlée- aux Perpignanais qui se heurtaient toujours à la très solide défense toulonnaise. Edmonds trouvait pourtant l'ouverture et son essai ramenait l'USAP à 26-13 juste après la mi-temps.

Pourtant, les catalans restaient emrpuntés devant la "muraille physique" du RCT et prenait même un second carton, Vilaceca étant sorti pour un en-avant volontaire. Difficile dans ces conditions pour une USAP brouillonne de trouver les ressources pour inverser la tendance. Un essai de Schuster, en force, maintenait l'espoir mais Contepomi bénéficiait d'une pénalité qu'il passait comme à la parade. 29 à 20 : toujours pas de bonus pour l'USAP...

03/11/2010

Contepomi en dix et un gros duel de troisième ligne pour USAP-Toulon

Felipe Contepomi remplacera Jonny Wilkinson au poste de numéro 10 à Aimé-Giral (19 h)  jeudi soir contre l'USAP. Autres changements par rapports aux précédentes sorties de Toulon : Messina a été préféré à Kefu au centre en compagnie de Lovobalavu alors que le trio Sinzelle-Sackey-Wulf formera le triangle arrière-ailiers.Au poste de demi-de-mêlée, Mignoni revient aux commandes de préférence à Enjack.

C'est surtout en troisième ligne que le RCT est impressionnant avec le trio Van Niekerk-Fernandez Lobbe-Smith qui ivrera un duel décisif avec la troisième ligne catalane composée de Tonita, Chouly et Guiry. En première ligne, Emmanuelli et Bruno, préservés à Toulouse, font leur rentrée avec Kubriashvili et donc sans Hayman relégué sur le banc des remplaçants. Avec Pulu, Tincu et Freshwater, l'USAP fait de son côté la même opération qu'à Paris, gardant en réserve de la République les "catalano-tricolores" Mas-Guirado-Schuster.

Les Perpignanais ont choisi en effet la continuité, laissant une charnière Edmonds-Cazenave, la paire grandclaude-Marty au centre aux affaires alors que Batlle devrait remplacer Candelon à une aile.

 

USAP-Toulon en quelques brèves

Jeudi soir, l'USAP deva négocier un tournant dans sa saison en accueillant Toulon à Aimé-Gira. Sur le fil du rasoir depuis le début de la saison, les Catalans basculeront du bon côté ou du côté obscur de la "force". Dans quel contexte ?

Avec le groupe de Paris. Même si Mermoz est opérationnel mais laissé encore au repos et si Olibeau, Pérez et Alvarez-Kairelis ont repris l'entraînement, Jacques Brunel a décidé de faire confiance au même groupe que celui qui avait réussi un match nul à Paris. Le groupe : Mas, Pulu, Schuster, Freshwater, Tincu, Guirado, Tchale-Watchou, Vilacéca, Vivalda, Chouly, Tonita, Britz, Guiry, Cazenave, Mélé, Edmonds, Laharrague, Grandclaude, Marty, Michel, Planté, Batlle, Porical.

Devant des Toulonnais déterminés. Philippe Saint-André a laissé ses leaders au repos à Toulouse, effectuant ensuite le court trajet vers Canet pour une mise au vert de plusieurs jours. Jacques Brunl en est persuadé : "Toulon a ciblé le déplacement à Aimé-Giral". Cependant, Jonny Wilkinson ne sera pas là alors que Emmanuelli, Bruno,Suta, Van Niekerk et Smith reviennent dans le groupe. Avants : Basteres, Bruno, Chesney, El Abd, Emmanuelli, Fernandez Lobbe, Hayman, Ivaldi, Kubriashvili, Samson, Schofield, Smith, Suta, Van Niekerk (cap). Arrières : Contepomi, Henjak, Lapeyre, Lovobalavu, Magnaval, Marienval, May, Messina, Mignoni, Sackey, Sinzelle, Wulf.

...Mais qui vivent une mini-crise. Les deux grosses défaites au Munster (45-18) puis à Toulouse (44-5), faisant suite à un début de saison pas aussi triomphal qu'espéré, on donné un peu mal à la tête au RCT. Mourad Boudjellal, le président toulonnais, serait même venu à Canet remettre quelques pendules à l'heure (lire ici). En tout cas, les Toulonnais aimeraient bien que ce match à Perpignan soit celui du rachat.

 

02/11/2010

La voiture de Laurel et Hardy

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La voiture de Laurel et Hardy, vous connaîssez ? On décide de fermer le capot et le coffre s'ouvre. On se lève pour le claquer et c'est une porte qui se déverrouille. Et ainsi de suite...

L'USAP de cette saison, c'est un peu cela. Consciente qu'il lui fallait évoluer après l'impasse d'une finale perdue en misant tout sur la puissance, elle a décidé d'envoyer plus de jeu. Problème : les portes de la défense se sont brusquement ouvertes. Les Catalans marquaient des essais (12 en trois matches avant d'aller au Racing) mais en encaissaient presque autant (11 sur la même période).

Bref, il fallait verrouiller à double tour la défense quitte à laisser de côté les belles intentions offensives. C'est ce qui a été fait à Paris où les Catalans ont signé un match nul (18-18) sans marquer d'essai.

Un gros retour de balancier mais qui satisfait Brunel, mécanicien méthodique préférant laisser le coffre bâiller plutôt que le capot. Apôtre de l'équilibre, il sait qu'il faut en passer par là. L'idéal, bien sûr, est de faire rouler la voiture sans rien laisser d'ouvert. C'est peut-être même indispensable de le faire dès jeudi sous peine de se prendre le tramway Toulon plein fer.

28/10/2010

L'USAP au Racing : décisif ?

Décisif le déplacement de l'USAP à Colombes pour y affronter le Racing Metro ? Probablement... Battus la semaine dernière à Toulouse, les Catalans sont à l'extérieur de la zone des qualifiés pour la Coupe d'Europe et laissent trop de points en route pour ne pas s'inquiéter. Enfin, après le Racing vendredi soir, ils affrontent Toulon jeudi à Aimé-Giral pour poursuivre la série des "gros bras".

Si l'USAP avait ramené le poin de bonus qu'elle méritait de Toulouse, la pression serait certainement moindre. Mais les Catalans n'y arrivent pas. Ils sont la seule équipe  ne pas avoir inscrit le moindre point de bonus.

Pour ce match à Paris, le Racing récupère deux atouts maîtres : Steyn et Fall dans la ligne de trois-quarts alors que le seul Marty renforce l'USAP Cette fois, cependant, il faudra ramener quelque chose.

27/10/2010

Cinq Catalans avec les bleus

Jérôme Schuster rejoint son cousin Nicolas Mas en bleu pour la Tournée de novembre où la France affrontera les Fidji, l'Argentine et l'Australie. Sans aller jusqu'à l'omniprésence de la famille Dourthe dans les années 90 (outre Richard, le fils de Claude, le XV de France comptait également Olivier Magne et Raphaël Ibanez, mariés aux soeurs de Richard) c'est donc une belle histoire de famille qui se raconte en bleu pour la première ligne de l'USAP. C'est aussi une belle reconnaîssance de la politique de formation du club catalan et de la façon très progressive avec laquelle Schuster (25 ans, 1,81 m, 117 kg) a été testé dans le grand bain.

Guilhem Guirado a également été retenu profitant en partie de la citation disciplinaire de Szarewski, ce qui fait que le XV de France peut potentiellement aligner une première 100 % catalane.

Outre Schuster et Mas, Marc Lièvremont a décidé de faire appel à David Marty, qui a toujours répondu présent en bleu. En revanche, Maxime Mermoz attendra. Trahi par un mal mystérieux à l'épaule -qui l'a privé des quatre derniers matches avec l'USAP-, il est également devancé dans la liste par Damien Traille alors que Bastaraud n'a pas été retenu.

Enfin, Jérôme Porical se voit offrir une nouvelle chance. C'est totalement normal compte tenu de son début de saison et parce que ses débuts sous le maillot tricolore, en juin dernier pour un test catastrophe à Buenos-Aires, étaient les pires que l'on puisse imaginer.

Avants (17) : Domingo (Clermont), Servat (Toulouse), Szarzewski (Stade Français), Guirado (USAP), Schuster (USAP), Mas (USAP), Ducalcon (Castres), Nallet (Racing-Métro 92), Pierre (Clermont), Papé (Stade Français), Millo-Chluski (Toulouse), Dusautoir (Toulouse, cap.), Harinordoquy (Biarritz), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont).

Arrières (14) : Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz), Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Estebanez (Brive), Jauzion (Toulouse), Marty (USAP), Rougerie (Clermont), Andreu (Castres), Huget (Bayonne), Arias (Stade Français), Médard (Toulouse), Palisson (Brive), Porical (USAP).

 

24/10/2010

La défense a perdu la parole

Vous en voulez des stats ?

L'USAP vient de prendre 11 essais en trois matches. Quatre à Llanelli, deux à Aimé-Giral contre Trévise et cinq au Stadium. Dans le même temps, les Catalans ont certes marqué 12 essais mais le bilan n'est pas bon question résultats : deux défaites, une victoires.

Autre chiffre : l'USAP a encaissé 19 essais lors des 10 ptrmières journées de championnat, ce qui confirme que le mal est profond.

Problème : les Catalans ont conscience de leurs manques mais ne trouvent pas de solutions. Manque d'organisation (le turn-over en numéro 10, poste déterminant pour la défense est un handicap), mauvaise adaptation aux nouvelles règles, absence d'agressivité, pas assez de repères tactiques, troisième ligne trop lourde à laquelle il manque un "plaqueur-gratteur"...

Autant de pistes à suivre pour permettre aux Perpignanais, au réel potentiel offensif, de rééquilibrer leur jeu.

23/10/2010

L'USAP s'incline 5 essais à 2 au Stadium

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C'est une grosse défaite qui a longtemps avancé masquée. L'USAP a été battue au Stadium 38 à 29, 11 points d'écart et surtout 5 essais à 2 après avoir mené au score 13 à 3 au quart d'heure de jeu et même 22-20 en début de deuxième mi-temps. Le différentiel de réalisme entre des Catalans qui avaient su scorer à chaque incursion dans le camp adverse et le manque de précision de Skrela dans ses tentatives de coups de pied placés a entretenu une certaine illusion mais la large victoire de Toulouse est logique dans ce match hyper-spectaculaire qui a, en tout cas, montré une très belle image du rugby et des deux équipes.

Plus forts en mêlée, où visiblement ils étaient avides de revanche, et très impressionnants par leur volume de jeu, les coéquipiers d'un Byron Kelleher déchaîné ont donné le tournis à la défense catalane confirmant qu'elle était moins souveraine que la saison dernière. Delasau, Clerc, Kelleher, Servat et Poitrenaud ont marqué pour Toulouse, Mélé et Vilaseca pour Perpignan. L'USAP a fait preuve de beaucoup de culot en se lançant dans le défi du jeu mais a semblé le payer par un manque de maîtrise dans la gestion du match et de puissance dans les duels.

"Nous cherchions un match référence à l'extérieur, Toulouse aussi", a expliqué Julien Candelon au micro de Canal Plus avouant sans embage que les champions d'Europe avaient trouvé ce qu'ils cherchaient. Pas l'USAP.