27/08/2009

Le groupe contre Toulouse

Voici le groupe composé par l'USAP pour affronter Toulouse samedi à Aimé-Giral : Freshwater, Bourrust, Schuster, Chobet, Guirado, Tincu, Alvarez-Kairelis, Tchale-Watchou, Vilacéca, Britz, Chouly, Tonita, Pérez, Mélé, Durand, Hume, Laharrague, Mermoz, Grandclaude, Batlle, Sid, Manas, Michel.

25/08/2009

Le Bouclier vu par les photographes de l'Indépendant

supp2.jpg

Une supportrice se désaltère au "porro" devant la tour Eiffel le 6 juin 2009. La finale vue par les photographes de l'Indépendant à la galerie Doisneau de Perpignan. A partir du 29 août 2009.

Visa pour l'Image, festival international de photoreportage débute samedi à Perpignan. A cette occasion, à la galerie Doisneau, une sélection des meilleures photos des journalistes de l'Indépendant revient sur l'événement. La scénographie de l'expo est organisée autour des trois grands moments de cette "journée particulière" du 6 juin. L'avant-match des supporters, le match et la joie après la victoire.

 

Les très grands formats utilisés par Créapolis donnent toute leurs forces à ces clichés. Les clichés révèlent d'étonnants instantanés : l'attitude de soldat marchant au pas de Nicolas Mas, contournant un regroupement où le regard, en arrière plan d'une scène de joie entre Bozzi et les supporters de Gérard Porical, le père de Jérôme. A découvrir dès samedi.

 

Wilkinson, le Real et Mickey 3D

porical.jpg

Jérôme Porical, pur produit du club, lors de la finale. Le titre vu par les photographes de l'Indépendant. A partir du 29 août, galerie Doisneau, à Perpignan.

 

Le vrai retour au premier plan de l'USAP depuis la finale du 6 juin dernier est pour samedi. Toulouse à Aimé-Giral, c'est une bonne dose de dramatisation pour tout le monde (le classement, le bonus, etc...) mais aussi une façon pour l'équipe de Perpignan de rappeler à la face du rugby français son standing tout neuf de champion de France. Cet été, le club perpignanais a été victime du même syndrome, toutes proportions gardées, que son grand et riche cousin de Barcelone. L'exploit des "Gladiators" de l'équipe de Pep Guardiola (triplé historique Liga, coupe du Roi et Ligue des Champions) a été occulté par la délirante campagne de recrutement de son grand rival, le Real de Madrid. Les millions ont flotté tout l'été au dessus du Barnabeu où chaque présentation d'un Kaka, Ronaldo ou Benzema envoyaient au rancart les souvenirs des fêtes triomphales de juin au Camp Nou.

La comparaison a bien sûr ses limites. Le Barça a décidé de s'attacher les service d'Imbrahimovic là où l'USAP a jugé superbement inutile de ne pas remplacer le Lion Nathan Hines et le Kiwi Dan Carter. N'empêche, le Top 14 a vu débarquer Wilkinson, Chabal, Steyn et un nombre impressionnant d'internationaux anglais. Le "choc" bling-bling entre Toulon et le Métro Racing était l'affiche au sommet de ce championnat des nouveaux riches qualifié de "meilleur championnat du monde" par Philippe Saint-André. USAP-Toulouse devient donc une sorte de "classico" de bon goût, valeurs sûres et vieilles maisons. A une semaine d'intervalle, on pourra juger sur pièce des deux facettes du Top 14.

Dans ce championnat marqué par la course à l'armement, les Perpignannais, avec leurs équipe construite sans grosses vedettes et avec des p'tits gars du pays sont-ils atypique ? Pas si sûr. Les Catalans, qui furent parmi les premiers, au début des années 2000, à recruter tous azimuts, renouvelant le tiers de l'effectif à chaque intersaison, ont trouvé la bonne formule en 2009 en revenant à des valeurs plus traditionnelles. Ils n'ont pas été très brillants à Montpellier mais les 18 points encaissés là-bas ont été marqué par un jeune ouvreur de 22 ans à qui on avait laissé les clés du camion, Benoît Paillaugue. A la Perpignanaise.

Au cinéma et dans le rock, le film de Kean Loach "Looking for Eric" ou le "Johnny Rep" de Mickey 3D parlent d'un sport à l'ancienne, populaire, local et collectif. Passé de mode ? Ça reste à voir...

24/08/2009

USAP-Toulouse : ruée sur les billets

Cent mètres de queue aux guichets d'Aimé-Giral lundi après-midi. Le public perpignanais sait reconnaître l'odeur des grosses explications. Battue par Montpellier pour son premier déplacement de la saison (18-12), l'USAP n'a pas été à la hauteur de son nouveau standing. Fautes de main, occasions ratée et, pour finir, deux cartons, un jaune et un rouge pour Phil Burger. Résultat : le Perpignan-Toulouse de la semaine prochaine à Aimé-Giral sera un gros, gros choc. Non seulement les Toulousains ont produit une grosse impression devant Brive écrasé 38-0 mais leur orgueil sera certainement titillé par ce choc face au nouveau champion dans un stade où, ces dernières années, les hommes de Guy Novès (qui n'a jamais gagné en championnat à Aimé-Giral) avaient plutôt fait de la figuration. Intéressant, vraiment très intéressant...

22/08/2009

Mélé-Hume, deuxième

Pour la deuxième fois consécutive, Jacques Brunel a décidé d'aligner Gavin Hume et David Mélé à la charnière. L'association des deux hommes avait bien fonctionné contre Bayonne. Si Mélé devra forcément compter, cette saison, avec la concurrence de Nicolas Durand, l'ouvreur sud-aficain, titulaire en finale, s'affirme dans la continuité. Brunel, lui, se dit convaincu.

21/08/2009

Le gilet jaune de Dan Carter

Carter.jpg

Dan Carter sur le podium, devant le Castillet, le 7 juin au soir. Le titre vu par les photographes de l'Indépendant. A partir du 29 août, galerie Doisneau, à Perpignan.

 

Difficile d'ouvrir un blog sur l'actualité de l'USAP sans revenir sur le Brennus rapporté le 6 juin dernier du Stade de France. Le retour de Dan Carter chez les All Blacks est l'occasion parfaite de faire le lien entre la saison dernière et celle qui vient juste de commencer. Nous avions aperçu l'ouvreur aux 700 000 euros et aux cinq matches pour la dernière fois à Perpignan bizarrement attifé. Probablement parce qu'ils espéraient voir le timide Dan se lancer dans un haka façon Kelleher la saisond d'avant à Toulouse (ce qu'il n'a évidemment pas fait) ses coéquipiers avaient arraché son tee-shirt sur le podium dressé au pied du Castillet. Il avait donc fêté le titre pendant quelques journées bien remplies avec ce qu'il avait trouvé, sommairement vêtu du gilet jaune que chaque automobiliste se doit de posséder dans sa boîte à gants. Il avait pris à peine de temps de se changer avant de s'engouffrer, à Barcelone, dans l'avion direction Auckland, les yeux rieurs à demi fermés, pas rasé pour la première fois de son séjour catalan. Le revoilà donc vêtu de la noire et plus légendaire tunique de l'équipe la plus mythique de ce sport.

Du gilet jaune à la cape noire des Blacks, cette histoire de maillots me rappelle la phrase d'un entraîneur de l'USAP, Alain Teixidor : "Il ne faut jamais oublier que, dans le maillot, il y a un homme". Il parlait, bien sûr, de celui de l'USAP, lequel pèserait lourd sur les épaules des joueurs qui le porte. C'est souvent agréable mais aussi exigeant et quelquefois étouffant de jouer dans un club et dans un stade qui charrient une telle passion. Toute les équipes du club ont cherché un équilibre entre les "valeurs" traditionnelles et l'excellence. D'un côté le goût du combat, la priorité donnée au groupe, la pression du public. De l'autre, la performance individuelle, la prise de risque et la confiance qui font, au final, la différence.

L'équipe de Brunel a même failli se casser les dents sur le problème. La fameuse phrase de Paul Goze sur les qualités traditionnelles "non négociables" de l'USAP pendant le stage de Matemale lors de la saison 2007-2008 était lourde de menace. Le groupe, renforcé par Christophe Porcu, s'est donc relancé à l'ancienne en gagnant à Jean-Bouin. Un peu plus d'un an plus tard, l'USAP battait à nouveau le club parisien -son tortionnaire des 10 dernières années- complètement différemment en inscrivant trois essais de trois-quarts.

Entretemps, Dan Carter était passé par Perpignan et son passage, de l'avis général, a pesé très lourd. L'énorme paradoxe, c'est que le recrutement du meilleur joueur du monde a été une réussite alors qu'il n'a joué que cinq rencontres. Mais le numéro 10 des Blacks a su transmettre son appétit de victoire, son énorme confiance en lui, sa capacité d'initiative. Peut-être parce qu'il s'est laisser séduire par l'USAP, son environnement, son côté un peu dingue avec simplicité et enthousiasme. Le maillot semblait si léger sur ses épaules qu'il l'est resté même après sa blessure. Son transfert a été une des plus extravagantes aventures du sport pro : comment réussir sans jouer.

Jacques Brunel, après le titre, a expliqué dans de nombreuses interviews que cette victoire était d'abord une histoires d'hommes. Porcu et Carter ne jouaient pas mais ils étaient là. Bozzi n'était que remplaçant mais c'est lui que l'entraîneur portait en triomphe. Une histoire d'hommes. Pas de maillot, donc. Un gilet de voiture suffisait largement.