17/01/2010

La pire de toute

Battue voire humiliée 34 à 0 à Norhtampton, l'USAP boucle comme on termine une corvée sa campagne européenne 2009/2010. Les champions de France ont accompli au passage leur pire performance dans cette compétition. Comme une caricature des précédents éditions, le bilan des Catalans inspire plus de tristesse que de colère : ils n'arrivent pas à atteindre leurs objectifs alors même qu'ils n'ont jamais galvaudé cette compétition.

Les mêmes défauts se retrouvent année après années : d'abord une incapacité à se montrer digne de son standing face aux "petits", notamment les clubs italiens pourtant régulièrement "servis" aux Perpignanais ces dernières saisons.

Non seulement, ils n'en profitent pas mais, au contraire, entament une course à handicap contre les adversaires anglo-saxons en ne prenant pas le bonus ou pire en perdant comme cette saison face aux Italeiens. Autre constance : l'indiscipline, qui explique en partie la défaite au Munster et risque de coûter cher à Schuster. Le dernier point est la conséquence du précédent : une vraie difficulté à s'imposer à l'extérieur.

Finalement, la défaite à domicile à Aimé-Giral face au Munster et avec une composition d'équipe étrange n'est pas le moment le plus important de cette saison européenne ratée l'année où il faut honorer un titre de champions.

16/01/2010

Northampton-USAP : les équipes

Voici la composition des équipes pour le match (sans enjeu) de H-Cup entre Northampton et l'USAP dimanche çà 16 heures.

Northampton : Foden - Ashton, Clarke, Downey, Reihana - (o) Geraghty, (m) Dickson - Dowson, Wilson, Lawes - Kruger, I. Fernandez-Lobbe - Mujati, Hartley (cap), Tongauiha.

USAP : Burger - Sid, Manas, Hume, Planté - (o) Meyer, (m) Cazenave - Pérez (cap), Le Corvec, Guiry - Alvarez-Kairelis, Vivalda - Bourrust, Guirado, Chobet.

Remplaçants à Northampton :  Sharman, Waller, Vickers, Day, Best, Dickens, Myler, Mayor. A l’USAP : Geli, Pulu, Schuster, Tchale-Watchou, Parent, Mélé, Laharrague, Michel.

Arbitre : M. Rolland.

La mort de Noël Brazès

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Noël Brazès est mort samedi matin. Il était un joueur de légende de l'USAP, dont il avait porté les couleurs de 1935 à 1942 et de 1946 à 1952. Trois-quart centre ou arrière, il a été sacré champion de France en 1938 face à Biarritz. Ce jour-là, il inscrit deux essais dont un essai resté légendaire, effectuant une feinte de passe pour son coéquipier André Abat avant de s'en aller marquer seul.

Né le 18 décembre 1920, Noël Brazès a vu sa carrière, qui aurait dû se poursuivre sous le maillot bleue de l'équipe de France, être interrompue par la guerre. Mais son implication à l'USAP restera totale puisqu'il fut entraîneur en 1959-60 et président de 1975 à 1979. Il était le fils d'Edmond Brazès, intellectuel et poète et le père de Marc, président de 1984 à 1987 et grand père de Benoît, journaliste puis responsable de la communication du club à partir de 2007.

A toute la famille, nous adressons nos condoléances.

13/01/2010

Et pourquoi pas Porical ?

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Robbins Tchalé-Watchou en équipe de France ? Depuis que le deuxième ligne de l'USAP a dominé Lionel Nallet -et de quelle manière- lors de la réception du Metro-Racing, l'éventualité de sa sélection est évoqué par Marc Lièvremont lui-même. Appelé pour le Tournoi, il pourrait se flatter de vivre une ascension fulgurante qui n'est cependant pas une garantie de réussite. Un envol en tournée après, par exemple, des phases finales réussies serait une façon plus progressive d'aborder le haut niveau que le Tournoi, avec ses matches piège et son énorme impact médiatique.

Un Jérôme Porical semble, lui, plus mûr pour se tester dans le grand bain. Il joue depuis plusieurs saison au haut niveau, réussit très régulièrement de très bonnes productions contre les grosses équipe et il évolue à un poste où les certitudes ne sont pas très nombreuses, surtout depuis la blessure de Traille. Sans compter que Jérôme Porical est buteur. Avec lui, Marc Lièvremont multiplie ses possibilités puisqu'il est plus tenu par l'obligation d'un demi-de-mêlée buteur.

05/01/2010

Berbizier l'homme de 95

Quel rapport entre le match USAP-Racing de vendredi soir et la sortie, le mercredi suivant, du film Invictus de Clint Eastwood ? Pierre Berbizier, bien sûr. L'actuel manager du Racing était, pendant la Coupe du Monde de 1995 en Afrique du Sud pendant laquelle se déroule le film d'Eastwood, l'entraîneur du XV de France.

Battu pour quelques millimètres (le fameux essai refusé à Bénazzi à la dernière minute de la demi-finale) par les Springboks et sous le déluge de Durban, l'entraîneur français avait eu une réaction d'une grande classe, le lendemain de la rencontre.

Sous le lumineux soleil d'hiver de Pretoria, où le XV de France avait son hôtel, l'entraîneur français avait commencé sa conférence de presse en relativisant la défaite. Constatant, comme tout le monde, l'énorme importance que prenait l'épopée des Springboks pour la nation sud-africaine, la façon dont Nelson Mandela se servait de l'événement pour valider sa politique de réconciliation (sujet du film), il avait estimé que son échec sportif (relatif d'ailleurs) pesait finalement de peu d'importance face à l'événement historique qui se déroulait et les défis énormes qui se posaient à l'Afrique-du-Sud.

Voilà. Un petit rappel à propos de Pierre Berbizier, personnage souvent irritant par sa façon de se recroqueviller sans jamais se livrer et qui, se jour-là, avait eu la classe de prendre une distance énorme et inhabituelle par rapport à son sport en mesurant la portée de l'événement.

Bon match et bon film...

03/01/2010

Very bad (boxing) day

Après les 22 points encaissés à Toulouse, l'USAP est repartie de Brive avec une défaite encore plus sévère dans les valises (29-9). Le boxing day vire au bad trip pour les Catalans qui ont, par ailleurs, perdu leur paire de centre Mermoz-Marty assez vite en début de partie. Marty a été victime d'une béquille alors que l'on craint, pour Mermoz touché à l'épaule, souffrirait d'une micro-fracture.

Les Perpignanais ont encaissé trois essais à Brive, dont deux dans les dernières minutes. C'est leur quatrième défaite consécutive après le double échec contre le Munster et celui du Stadium. La défense catalane a encaissé 112 points pendant cette très mauvaise période (28 en moyenne par rencontre) et les deux cartons jaunes récoltés à Brive (Tincu et Sid) démontrent que l'indiscipline est de retour, comme le stigmate de la nervosité d'une équipe qui tente de retrouver sa lucidité de l'année 2009.

Moins grave que prévu pour Mermoz (mise à jour le 05/01. Trois semaines à un mois d'arrêt. La blessure de Maxime Mermoz, une "sub-luxation avec hématome traumatique"de l'épaule gauche va cependant probablement le priver des débuts le Tournoi des VI nations avec le XV de France. Le point complet ici.

01/01/2010

Mermoz sportif vosgien (?) de l'année, catégorie "vote national"

 

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Maxime Mermoz a été élu... sportif vosgien de l'année le 1er janvier 2010 à l'issue d'un vote épique organisé par notre confrère "Vosges matin" et détourné par les internautes du forum de l'USAP.  Ces derniers ont d'abord réussi à dénicher ce vote quelque part sur le net avant de parvenir à détrôner, en utilisant des méthodes révélées par le forum, la nageuse Aurore Mongel, promise normalement à ce titre et en tête depuis plusieurs semaines. C'est finalement elle qui a reçu le titre officiel (déscerné par les Vosgiens), Mermoz récoltant un titre honorifique dû au "vote national" des supporters catalans.

Aussi improbable que cela puisse paraître, Maxime Mermoz est en effet vosgien, formé au club d'Epinal, l'un des sept clubs du département dont celui de Saint-Dié, ce dernier club étant champion honneur d'Alsace-Lorraine. Le rugby a donc quelques implantations pionnières dans le "deep east", y important des pratiques rugbystiques pas toujours bien accueillies. Ainsi le calendrier du club de Saint-Dié qui illustre ce post (rien à voir donc avec Mermoz) a-t-il provoqué la colère du curé de Granges-sur-Vologne, l'abbé Jacques Pétin (ça ne s'invente pas) y voyant l'image d'une "humanité en recul". Rien que ça. On vous laisse le lien, récupéré encore une fois sur le site de nos excellents confrères de Vosges Matin.

30/12/2009

Mal payé mais pas bien travaillé non plus

Au contact au score pendant toute la partie, dominateurs territorialement pendant de longues minutes, notamment en première mi-temps, les Catalans repartent du Stadium de Toulouse sans une victoire qui semblait longtemps à leur portée et sans même le point de bonus. Les Toulousains, victorieux 22-11 sur un essai de voleur de Clément Poitrenaud interceptant une passe d'Alvarez-Kairelis, ont eu de la réussite. Mais pas seulement.

Ils ont aussi fait la preuve d'une maîtrise et d'une intelligence tactique qui leur ont permis de se sortir du piège. Malgré leurs lacunes en conquête, une réelle impuissance à franchir la défense perpignanaise, les Toulousains ont su produire un rugby hyper-lucide à zéro faute.

Ils ont mieux travaillé leur match que l'USAP, manquant de lucidité, d"efficacité sans son occupation du terrain et qui, malgré un essai de Britz, les Perpignanais ont laissé passé des situations favorables dans les 22 mètres toulousains en première période. Les Catalans sont forts mais vont devoir travailler les détails.

23/12/2009

Le noël de l'ERC

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Jérôme Schuster est convoqué par la commission de discipline de l'ERC (European rugby cup) le 13 janvier prochain. Voilà pour le cadeau de noël de l'ERC à l'USAP à l'occasion de la semaine de repos des Perpignanais. La bonne nouvelle est tombée mardi et la faute incriminée, hélàs, n'est guère contestable. Schuster s'est jeté sur le troisième ligne irlandais Denis Leamy en marge d'un regroupement et alors que le ballon était déjà loin.

Ce que lui repproche les juges irlandais : avoir donné un coup de tête à ce moment-là. Il risque de 4 à 12 semaine en fonction de la gravité retenue du geste. Le directeur de la commission de discipline sera l'Ecossais Lorne Crera. La saison dernière, la suspension sans preuve de Marius Tincu avait abouti à une dissociation des sanctions entre coupe d'Europe et championnat qui n'avait pas plu à l'ERC. D'un autre côté, le geste est bien là comme pas mal d'autres commis par les joueurs français en Coupe d'Europe. Tout ça commence à faire un peu couple infernal.

20/12/2009

Le Munster dit stop

L'aventure en Coupe d'Europe s'est probablement terminée à Aimé-Giral dimanche. Le Munster a remporté une impressionnante victoire bonifiée 37-14 face à des Catalans pour qui rien n'a fonctionné.

Ni le jeu au sol où les Irlandais ont réussi un festival de "turn-over" qui a coûté très cher aux Perpignanais. Ni dans le jeu à la main où Mermoz, Mélé ou encore Burger sur deux dernières passes n'ont pas réussi à concrétiser les occasions. Aucune des options de composition d'équipe, Burger à l'arrière, Mélé en numéro 9, Tincu et Schuster (récoltant un carton jaune) en première ligne, ne s'est avérée efficace.

A l'arrivée, l'USAP est apparue trop loin du compte à l'heure de rivaliser avec un grand d'Europe. Un objectif de la saison s'envole.