14/05/2010

A la recherche d'un palmarès

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C'est la phrase de ce jour de demi-finale. Signée Brunel : "On a déjà un titre ; on va maintenant chercher un palmarès".

Le manager perpigno-gersois a trouvé les bons mots pour résumer l'enjeu de la demi-finale contre Toulouse. Implicitement, d'abord, il endosse le costume de favori qui faisait l'objet d'un petit jeu avec son homologue Guy Novès depuis le début de la semaine. Le chmapion en titre, l'ambitieux, le costaud, c'est l'USAP.

Guy Novès a réussi l'exploit de faire passer son équipe du rang de formation impressionnante lors des deux derniers matches de phase finale en quasi nouveau pauvre du rugby français. L'USAP s'en moque et pense à elle-même. Cette équipe ne veut pas être celle d'un exploit unique.

Elle a largement démontré cette saison qu'elle était capable de se mobiliser au moment où il le fallait même si elle n'a pas connu l'insolente réussite de l'exercice 2008-2009. A confirmer ce soir avec une équipe où Gavin Hume devrait être à l'ouverture.

23/04/2010

Ma photo avec le bouclier

8326_1056430470147_1807436609_121831_4292149_s.jpgSamedi 23 avril, USAP-Albi est le dernier match où il sera encore possible de se faire photographier avec le Bouclier de Brennus. Si, par extraordinaire, vous n'avez pas encore votre photo avec le Bouclier, Albi est le saloon de la dernière chance. Après le match, Brennus fera encore une ou deux balades dans le département et repartira sur Paris avant les phases finales.

Ma photo avec le Bouclier.... Avec un titre comme celui-là, forcément, je suis obligé de publier la mienne, de photo du jour où j'ai croisé le "bout de bois". Moi, c'était par hasard, dans une soirée un peu chabada (et merci à Fred Venarrecchi pour la photo). Genre un vieux pote qu'on reconnaît dans la foule. Comme beaucoup, j'en ai carressé le bois, histoire de vérifier si y'avait des ondes.

On imagine des fantômes du passé, des effluves de troisième mi-temps, des bulles de champagne échappées du vestiaires, des levés de soleil sur les visages des fêtards à Paris au mois de juin, un pied de cochon mangé ...

On imagine aussi une interminable tournée des villages, des bars, des particuliers. Il se dit qu'un jeune marié l'a pris comme témoin, qu'une partie a sombré au large de Saint-Marie, qu'on y a servi du thé à la menthe sur le rond doré, reconverti en plateau. Combien de dizaine de milliers de personnes ont leur photo avec le Brennus ? Impossible à dire. Il est partout : dans le moindre commerce, plusieurs fois par jours dans l'Indépendant, au dessus des cheminées, sur les profils facebook.

Dernière chance pour ceux qui n'ont pas leur photo avec le Bouclier.

31/03/2010

Collection arlequins

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Une convocation par télégramme à un entraînement (probablement la reprise) datant du 31 août de la saison 1923-1924 des Arlequins de Perpignan. C'est la trouvaille d'internaute transmis au merveilleux blog rugby pioneers qui se propose, en anglais, de collecter archives et témoignages vintages sur les années héroïques du rugby.

Nous passons ici une vignette de cette fameuse convocation mais ne ratez surtout pas l'occasion d'aller faire un petit tour sur ce site suavement "vintage". Dernière précision : en 1924, l'US Perpignan (merci pour le rectif, voir ci-dessous) a été finaliste (battus 3-0 par le Stade Toulousain) avant de s'imposer en 1925.

23/03/2010

Azéma vers Clermont

Franck Azéma, entraîneur des trois-quarts de l'USAP et ancien joueur de l'AS Montferrand, serait en partance pour Clermont. Arlettaz ou Manas pourrait lui succéder.  Cliquez ici.

22/03/2010

Grands "chelemards" catalans

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L'entraîneur et le manager du XV de France qui vient de remporter le Grand Chelem 2010 sont d'anciens joueurs de l'USAP. En plus de Marc Lièvremont et de Jo Maso, Jean Dunyach, vice-président de la FFR responsable des équipes de France, est lui-aussi catalan même si sa carrière l'a mené de Thuir à Agen sans passer par le club perpignanais. Deux joueurs en activité, Mas et Marty, ont participé à l'aventure. Le point sur les Grands Chelemards de l'histoire de l'USAP.

 

1968 : Hey Jo. Au coeur des "swinging sixties", les cheveux longs de Jo Maso font encore scandale en équipe de France et son style aérien et libéré ne passe pas toujours à Aimé-Giral (centre de 64 à 68, Jo jouera ensuite à Toulon et Narbonne). Qu'importe, le catalan participe au premier Grand Chelem de l'histoire du XV de France. A Cardiff, l'Arms Park est encore en bois, il y a encore des mineurs au Pays-de-Galles et la fête à Cardiff a l'insouciance de ces années-là.

1977 : Anarchy in the UK. Comme les 14 autres joueurs de ce grand Chelem historique, Jean-François Imbernon a disputé la totalité des matches de cette épopée sauvage et belle qui a fait trembler la Grande-Bretagne. Au sein d'un pack "d'animaux" (selon la presse British) "Jef" forme avec Michel Palmié une deuxième ligne de légende. Regroupés au sein des "Barbarians", cette génération restera très unie et influente dans le rugby français.

1981 : Bohemian Rhapsody. Vainqueur comme joueur, Jacques Fouroux l'est également comme entraîneur. Il se trouve un héritier sprirituel, Pierre Berbizier, et fait appel aux vieux guerriers, notamment à Jean-François Imbernon qu'il considère comme indispensable. Il fait équipe avec Daniel Revailler et pousse derrière Robert Paparemborde. C'est le deuxième Grand Chelem pour le deuxième ligne de l'USAP qui gagne ses galons d'avant légendaire du XV de France.

 

1998 : Blue Brothers. En 1987 et 2002, aucun joueur de l'USAP ne participe au Grand Chelem. En 1998, en revanche, Thomas Lièvremont est capitaine de l'équipe catalane et réussit un grand match pour sa première sélection en numéro 8 face à l'Angleterre au Stade de France. A ses côtés, son frère Marc qui jouait la saison précédente encore à Perpignan et vient d'être transféré au Stade Français. Thomas contribuera également à la venue de raphaël Ibanez l'année suivante à l'USAP et remportera un autre Tournoi, en 2004. a ce moment-là, il portera les couleurs de Biarritz.

2010 : MASive attack. Deux joueurs participent à ce Grand Chelem drivé par un encadrement catalan. A 30 ans, Nicolas Mas est au sommet de son art. Il cale le côté droit de la mêlée française et monte en puissance à mesure que passe le Tournoi. Très bon à Cardiff, il est le symbole du courage tricolore pour la victoire décisive contre l'Angleterre et réussit même l'exploit de rendre crédible le Talent d'or. Son compère David Marty a été confronté, au centre à la concurrence du surpuissant Bastareaud. Deux essais contre l'Italie, deux très bonnes rentrées contre Galles et surtout l'Angleterre démontrent qu'il faut compter avec lui.

14/03/2010

Du Top 14 au Super 14

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Vendredi soir, pour ceux que le froid avait poussés un peu vite à quitter Aimé-Giral, il était possible d'enchaîner par un Waikato Chiefs-Canterbury Crusaders sur Canal + Sports. Dan Carter aux commandes, les Crusaders ont remporté une victoire maîtrisée 26-19 mais l'intérêt est ailleurs. Quelques minutes après USAP-Biarritz, la comparaison  était loin d'être défavorable au championnat de France.

En terme d'intensité, d'engagement physique, d'indécision et d'ambiance, le choc d'Aimé-Giral était même assez nettement supérieur. Il faisait suite à une rencontre du même calibre des Perpignanais à Montferrand. Un match qu'ils auraient pu gagner, tout comme ils auraient pu perdre face à Biarritz.

Le Super 14 n'est apparu supérieur que dans deux domaines : la discipline ou, pour être plus précis, l'acceptation par tous -joueurs et arbitres- de ce qu'on n'applique pas de la règle et sur ma capacité des joueurs à négocier les duels. Pour le reste, le championnat de France offre le visage d'une épreuve plus compétitive et plus complète sans céder dans le domaine du spectaculaire. Et l'USAP s'est montrée largement à son niveau.

10/03/2010

Image tauromachique

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Bon d'accord, la neige a quelque peu gelé l'activité du blog et le sujet abordé aujourd'hui n'est pas très récent : il s'agit de la fameuse touche de dernière minute jouée par l'USAP sur le terrain de Clermont. Plutôt que de profiter de leur supériorité numérique pour construire un maul classique, les Perpignanais ont joué un fond de touche avec un relais très rapide pour Henry Tuilagi arrivant lancé.

Hélas, le TGV catalan (le seul qui roule) a commis un en-avant fatal, transformant une option de jeu osée en fiasco. Pourquoi revenir là-dessus ? Parce qu'un ancien entraîneur de l'USAP, Olivier Saïsset, avait résumé le dilemme posé par ce genre de coup de poker de façon plutôt imagée en 2003, après la finale de la Coupe d'Europe de rugby perdue par l'USAP contre le Stade Toulousain.

A l'époque, l'USAP avait choisi de tenter une pénal'touche plutôt que de prendre les trois points d'une pénalité. Toulouse avait non seulement résisté mais inscrit trois points sur l'action de contre. Interrogé sur ce choix lors de la conférence de presse d'après-match, qui s'était joué dans l'enceinte alors vénérable de Lansdowne Road, Saïsset avait rétorqué : "Quand la vache met bas, c'est seulement quand on lui touche les couilles que l'on sait si le petit est un taureau ou pas".

Sur cette tirade, le coach perpignanais avait vérifié que le traducteur ne trahisse pas trop sa pensée. Il avait en tout cas résumé parfaitement ce qui allait arriver quelques temps plus tard à Tuilagi tout en prouvant que tauromachie et littérature peuvent quelquefois faire un brin de chemin ensemble.

20/02/2010

L'USAP n'est plus leader après sa défaite à Montauban

L'USAP perd sa place de leader. Battu par Montauban 16-13, l'USAP perd sa place de leader. Castres, auteur d'un précieux match nul 24-24 au Racing (peu à l'aise contre les "gros") et Montferrand large vainqueur d'Albi (45-18). Le point de bonus permet aux Catalans de rester "au contact" mais la lutte sera chaude pour les deux places directement qualificatives pour les demi-finales.

Un retour d'indiscipline. Comme à Bayonne mais, cette fois-ci avec des conséquences au score, les Perpignanais ont une nouvelle fois été sanctionnés de deux cartons jaunes infligés à Freshwater et Hume. L'indiscipline semble s'installer, empêchant les Perpignanais, qui n'ont pas pu faire la course en tête après un essai de Jahoueren début de match, de revenir au score.

Un calendrier néanmoins favorable. Les Perpignanais restent, malgré cette défaite, dans une position favorable. Condition indispensable : faire le point à domicile contre Biarritz, les Stade Français et Albi. Les trois prochains déplacements à Clermont, Castres et Toulon ne s'annoncent pas de tout repos.

18/02/2010

A la sauce catalane

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L'équipe est en stage à Sant Cugat. En 1998, déjà, les Perpignanais avaient utilisé les installations olympiques de Sant Cugat pour se préparer. Ils y sont retournés cette fois encore. Paul Goze a décidé de profiter de l'occasion pour faire un geste en direction des médias locaux. Douze ans après, il est vrai que l'on n'a pas vraiment l'impression que l'ouverture "sudiste" de l'USAP ait débouché sur grand chose.

Une jeune catalan du sud au centre de formation. Si, il y a du concret. Hector Garcia, 17 ans, demi-de-mêlée ou ouvreur, vient d'intégrer l'équipe espoir de l'USAP. Ce joueur arrive de la Santboiana, l'équipe la plus régulière au meilleur niveau dans le championnat espagnol. C'est la formation de Sant Boi de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone. Jusque là, la stratégie usapiste s'était orientée vers le BUC (Barcelone université club) rebaptisé USAP et un peu vers la section rugby du Barça.

Journée de la catalanité. La rencontre USAP-Biarritz a été choisie pour la "journée de la catalanité". Face au club basque, le club catalan veut mettre en avant les couleurs "Sang-et-or". L'info la plus importante concerne la signature d'un partenariat avec la plupart des clubs catalans.

Bref, douze ans après les grands projets de 1998, l'USAP semble vouloir réviser sa stratégie vers le sud. Axée jusqu'ici sur la recherche de partenaires et la visibilité médiatique (partenariat avec TV3, serpent de mer du match à Montjuïc), le club s'oriente plutôt vers un travail de terrain et une présence plus concrète dans le tout petit monde du rugby de catalogne du sud. Plus modeste mais peut-être plus réaliste, surtout en ces temps de crise.

14/02/2010

La mêlée, la mêlée et la mêlée...

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"Dans le commerce, on dit que l'important c'est 1. L'emplacement, 2. L'emplacement et 3. L'emplacement. En rugby, c'est 1. La mêlée, 2. La mêlée, 3. La mêlée". Bernard Laporte, auteur de cette sentence, a toujours eu le sens du commerce, de la formule et un goût immodéré pour la mêlée.

Après deux matches du XV de France dans le Tournoi 2010, l'équipe de Marc Lièvremont, beaucoup plus retenu dans son discours, montre qu'il n'est pas moins conscient de ces priorités.

Sa mêlée est très solide et, comme par hasard, la troisième ligne (fantastique Harinordoquy) et la charnière (Parra et Trinh-Duc) brillent.

Clé de voute de la structure, le pilier droit Nicolas Mas confirme à l'Indépendant les bonnes sensations du cinq de devant tricolore. En toute logique, il devrait disputer un troisième match consécutif au Pays-de-Galles. David Marty, qui a joué les utilités à l'aile, devrait également figurer dans un groupe où s'affirme le duo Jauzion -Bastareaud.

Le groupe vainqueur contre l'Irlande a été intégralement reconduit contre le Pays-de-Galles. Nicolas Mas et David Marty ne joueront donc pas le match Montauban-USAP de ce week-end.