31/08/2009

Aimé-Giral siffle-t-il trop ?

Les forums de supporters se sont émus, sur le net, des sifflets qui accompagnaient les tentatives du buteur toulousain Jean-baptiste Elissalde pendant le choc USAP-Toulouse de samedi. A moins d'être sourd, il était en effet assez évident que la campagne de la Ligue pour le respect du buteur n'avait atteint Perpignan que filtrée aux coutumes locales : le buteur était respecté lorsqu'il réussissait son but puisqu'il était applaudi en cas de réussite.

Le débat n'est pas nouveau : les sifflets sont, à Aimé-Giral, une forme de respect. La "bronca" à l'entrée sur le terrain est un défi lancé à l'adversaire. Elle est d'autant plus forte que l'équipe en déplacement est redoutée.

En attendant, une constatation : Aimé-Giral, depuis le début de la saison, est redevenu Aimé-Giral. Après une saison dernière "d'observation" faisant suite à deux années de déprime (l'ambiance au stade était plombée par la coulisse), le vieux stade du Vernet est redevenu populaire, spontané, bruyant, d'une parfaite mauvaise foi tout en restant connaisseur (ce qui n'est pas si évident).

Alors ? Est-il utile d'en rajouter en sifflant le buteur ? Un profond silence n'est-il pas aussi impressionnant ? A voir...  A entendre, plutôt.

 

30/08/2009

Vraiment patron

 

Difficile de se montrer inquiet après la victoire contre le Stade Toulousain (17-15). Toujours champion, l'USAP a retrouvé l'équilibre qui a fait sa force la saison dernière : à la fois intraitable dans le combat, au point d'étouffer les Toulousains et capable de se créer cinq énormes occasions d'essais qui font qu'au total, les hommes de Guy Novès s'en sortent plutôt bien, ce que le manageur toulousain reconnaît.

La saison des Catalans est lancée pour de bon et il n'y a rien qui ne se corrige dans les domaines où il faut progresser : discipline et réalisme. Quant aux adversaires, ils sont prévenus, les premiers commentaires sur le ent (ici et ) prouvent que cette victoire a marqué les esprits. Il suffit de jeter un oeil sur les premières déclarations de Laurent Seigne dont l'équipe de Brive sera mercredi à Aimé-Giral.

28/08/2009

Alvarez-Kairelis, gentleman-guerrier

Super photo et super article dans l'Indépendant sur Rimas Alvarez-Kairelis, gentleman-guerrier venu d'Argentine, parfaite illustration de la célèbre citation : "L'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours correct". Il est fidèle au club depuis 8 ans après être arrivé un peu par hasard. Il avait été recruté dans l'urgence après un accident cardiaque dont avait été victime l'un des ses compatriotes, Alejandro Allub et qui avait contraint ce dernier à arrêter sa carrière. On vous donne le lien mais on vous conseille de déguster l'article sur papier.

27/08/2009

Le groupe contre Toulouse

Voici le groupe composé par l'USAP pour affronter Toulouse samedi à Aimé-Giral : Freshwater, Bourrust, Schuster, Chobet, Guirado, Tincu, Alvarez-Kairelis, Tchale-Watchou, Vilacéca, Britz, Chouly, Tonita, Pérez, Mélé, Durand, Hume, Laharrague, Mermoz, Grandclaude, Batlle, Sid, Manas, Michel.

25/08/2009

Wilkinson, le Real et Mickey 3D

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Jérôme Porical, pur produit du club, lors de la finale. Le titre vu par les photographes de l'Indépendant. A partir du 29 août, galerie Doisneau, à Perpignan.

 

Le vrai retour au premier plan de l'USAP depuis la finale du 6 juin dernier est pour samedi. Toulouse à Aimé-Giral, c'est une bonne dose de dramatisation pour tout le monde (le classement, le bonus, etc...) mais aussi une façon pour l'équipe de Perpignan de rappeler à la face du rugby français son standing tout neuf de champion de France. Cet été, le club perpignanais a été victime du même syndrome, toutes proportions gardées, que son grand et riche cousin de Barcelone. L'exploit des "Gladiators" de l'équipe de Pep Guardiola (triplé historique Liga, coupe du Roi et Ligue des Champions) a été occulté par la délirante campagne de recrutement de son grand rival, le Real de Madrid. Les millions ont flotté tout l'été au dessus du Barnabeu où chaque présentation d'un Kaka, Ronaldo ou Benzema envoyaient au rancart les souvenirs des fêtes triomphales de juin au Camp Nou.

La comparaison a bien sûr ses limites. Le Barça a décidé de s'attacher les service d'Imbrahimovic là où l'USAP a jugé superbement inutile de ne pas remplacer le Lion Nathan Hines et le Kiwi Dan Carter. N'empêche, le Top 14 a vu débarquer Wilkinson, Chabal, Steyn et un nombre impressionnant d'internationaux anglais. Le "choc" bling-bling entre Toulon et le Métro Racing était l'affiche au sommet de ce championnat des nouveaux riches qualifié de "meilleur championnat du monde" par Philippe Saint-André. USAP-Toulouse devient donc une sorte de "classico" de bon goût, valeurs sûres et vieilles maisons. A une semaine d'intervalle, on pourra juger sur pièce des deux facettes du Top 14.

Dans ce championnat marqué par la course à l'armement, les Perpignannais, avec leurs équipe construite sans grosses vedettes et avec des p'tits gars du pays sont-ils atypique ? Pas si sûr. Les Catalans, qui furent parmi les premiers, au début des années 2000, à recruter tous azimuts, renouvelant le tiers de l'effectif à chaque intersaison, ont trouvé la bonne formule en 2009 en revenant à des valeurs plus traditionnelles. Ils n'ont pas été très brillants à Montpellier mais les 18 points encaissés là-bas ont été marqué par un jeune ouvreur de 22 ans à qui on avait laissé les clés du camion, Benoît Paillaugue. A la Perpignanaise.

Au cinéma et dans le rock, le film de Kean Loach "Looking for Eric" ou le "Johnny Rep" de Mickey 3D parlent d'un sport à l'ancienne, populaire, local et collectif. Passé de mode ? Ça reste à voir...

24/08/2009

USAP-Toulouse : ruée sur les billets

Cent mètres de queue aux guichets d'Aimé-Giral lundi après-midi. Le public perpignanais sait reconnaître l'odeur des grosses explications. Battue par Montpellier pour son premier déplacement de la saison (18-12), l'USAP n'a pas été à la hauteur de son nouveau standing. Fautes de main, occasions ratée et, pour finir, deux cartons, un jaune et un rouge pour Phil Burger. Résultat : le Perpignan-Toulouse de la semaine prochaine à Aimé-Giral sera un gros, gros choc. Non seulement les Toulousains ont produit une grosse impression devant Brive écrasé 38-0 mais leur orgueil sera certainement titillé par ce choc face au nouveau champion dans un stade où, ces dernières années, les hommes de Guy Novès (qui n'a jamais gagné en championnat à Aimé-Giral) avaient plutôt fait de la figuration. Intéressant, vraiment très intéressant...