31/10/2009

L'alternatif en continu


 

Castres est tombé à Aimé-Giral sur le même score que le Stade Toulousain (17-15). La comparaison, cependant, s'arrête là. Autant les Perpignanais avaient réussi un match plein contre les Toulousains, autant ils ont, cette fois-ci, frisé la correctionnelle.

Une fois de plus, après une grosse performance à Paris, ils se sont rebranché sur le courant alternatif. Le point positif, c'est que le passage à vide n'a duré qu'une mi-temps et qu'ils ont su réagir pour remporter le match en deuxième période grâce à une bonne adaptation tactique (un jeu au pied plus pertinent) et à une grosse révolte dans le combat, marquée par une domination très nette en mêlée et dans les mauls.

Mise à jour 18 h 53 : six semaines pour Britz, fracture de la maléole pour Vilaceca. Double coup dur pour l'USAP. Le sud-africain Gerrie Britz a été victime d'une entorse du genou de la jambe droite.

Il ne faudra donc pas envisager un retour du Sud-Africain avant le 20 décembre, et la réception du Munster à Aimé-Giral en Coupe d'Europe. Trois matches de championnat et un de Coupe d'Europe (au Munster) sont programmés pendant ces six semaines.

Quant à Guillaume Vilaceca, c'est encore plus grave. Il a été plâtré à la suite d'une entorse de la maléole. Une blessure qui pourrait lui coûter au moins trois mois d'indisponibilité.

 

24/10/2009

L'Arche de la Défense

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En fait, on ne le savait pas, mais la Grande Arche de la Défense a été construite pour commémorer les 20 dernières minutes de la victoireperpignanais (20-16) au Stade de France face au Stade Français. A 14 après le carton jaune de Tuilagui, les Catalans ont dressé un véritable mur devant les vagues Parisiennes. Un énorme morceau de bravoure, véritablement monumental.

L'USAP défendait alors six points d'avance, logiquement obtenus après deux très beaux essais de Mermoz, servi par Candelon, et Porical sur un exploit personnel concluant un autre exploit personnel du jeune demi-de-mêlée Cazenave.

Bref, l'USAP s'est imposé en champion, et aura l'occasion de faire valoir, vendredi soir prochain contre Castres, son exceptionnelle capacité à répondre aux grands rendez-vous.

22/10/2009

Pression : la tournée des patrons

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Difficile d'imaginer personnages aussi différents que Paul Goze et Max Guazzini, les présidents de l'USAP et du Stade Français. Mais un point commun réunit les deux hommes. Avec eux, il faut aller au-delà des apparences. Accent et faconde à la Galabru, style à l'emporte-pièce savamment cultivé, Paul Goze cache une intelligence à sang-froid redoutable. Et si Max Guazzini adore mettre en avant sa sensibilité, son affectif et ses amis du show-bizz, il est d'abord un chef d'entreprise qui sait très précisément ce qu'il veut.

Tout cela pour dire que les deux présidents se rejoignent, cette semaine, pour donner un bon coup de pression sur leurs équipes, qui s'affrontent samedi au Stade de France.

Paul Goze, pour commencer, a fait ses comptes. En cas de défaite, l'USAP se retrouverait à la sixième place au classement, au "prix plancher" de la qualification. Risqué. Il estime aussi que l'irrégularité dans les performances -à mettre sur le coup du "choc affectif" suivant le titre- a assez duré. La qualité de certains matches rend, à ses yeux, d'autant moins acceptables les contre-performances et le rendez-vous du Stade de France lui semble un moment décisif pour une remise en question.

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Max Guazzini, lui, en a vraiment marre de ne plus gagner au Stade de France. L'inventeur du match de championnat à 80 000 personnes se sent le dindon de la farce depuis que son équipe n'y gagne plus, laissant échapper une partie des bénéfices de ces événements. Dans le contexte de concurrence avec le Métro Racing sur Paris, le président stadiste saurait parfaitement tirer profit de la symbolique d'une victoire face au champion en titre.

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Bref, pour ce déplacement à Paris, la pression est servie par le tandem Goze-Guazzini avant même la virée rue de la soif.

A gauche, Paul Goze jeune.

A droite Max Guazzini approximativement au même âge.

12/10/2009

Mermoz deux ans de plus

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Deux ans, cela l'amènera à la fin de la saison 2011-2012, soit après la Coupe du Monde dont il pourrait être l'une des vedettes. Maxime Mermoz a décidé de rester à l'USAP pour deux saisons supplémentaires.

En une semaine, le club perpignanais a donc reconduit son staff et ses deux centres internationux, Marty et Mermoz. Tout ce beau monde, nous l'avions écrit ici était "parti pour rester". Ils ont donc bouclé la boucle qui devait les ramner à l'USAP.

05/10/2009

Ce qui manque dans la valise

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Parlons valise. Celle que l'on emporte lorsque l'on part en voyage. En rugby, elle n'a bizarrement d'importance qu'au retour. Si on la ramène "pleine", c'est très mauvais. Cela veut dire revenir à la maison en surcharge. On imagine le vieux bagage, craquant de partout. Un simple pression sur le fermoir et un torrent, retenu tant bien que mal au fond du bus sur la route du retour, se répand à la maison, sur le parquet.

Souvent meurtris par son expérience (car, en général, on ne prend pas que des points lors d'un mauvais déplacement), le voyageur doit, à sa grande honte, faire le compte des essais, des pénalités, des drops, encaissé loin de chez lui et qui sont là, étalés devant tout le monde.

C'est ça, "une valise". Et s'il se dit également que l'équipe "chargé", dans les deux cas, l'idée c'est de partir léger et de revenir beaucoup plus lourd.

N'empêche, qui voyage prépare un minimum ses bagages, action beaucoup moins innocente qu'on ne le pense. Par exemple, l'état d'esprit n'est pas le même si on emporte un costume ou un bermuda, un annuaire professionnel ou des adresses de boîtes de nuit.

Bref, l'important n'est pas la valise que l'on ramène mais celle que l'on prépare. Et l'USAP, cette saison, donne l'impression d'oublier à chaque fois un petit truc qu'elle pensait toujours à apporter la saison dernière et qui donnait à ces matches à l'extérieur une impression de solidité et de densité qu'ils n'ont plus cette année.

Donc l'USAP oublie quelque chose. Quoi ? Peut-être qu'à Trévise, si près de Venise, elle réapprendra à (bien) se déplacer. Le célèbre voyage en Italie...

02/10/2009

Partis pour rester

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C'est une belle expression, souvent employée par les intéressés lorsqu'ils souhaitent faire une confidence. "Je suis parti pour rester", est une façon de dire, généralement sur le ton de la confidence, que "normalement, je reste".

En cette période de renouvellement de contrats qui implique non seulement la totalité du staff (Brunel, Goutta, Azéma) mais également le meilleur joueur (Mermoz) il semblerait que les intéressés soient (voir dans l'Indep) "partis pour rester".

Cette façon de s'exprimer est évidemment paradoxale. Soit on part, soit on reste mais il semble difficile de partir (s'en aller) alors que l'on a l'intention de rester (sur place). En fait, "partir" est une façon ici d'exprimer le conditionnel. Cela veut simplement dire que la renégociation du contrat est en cours (d'où l'idée de chemin à accomplir, donc de départ) et que les deux parties (pour mieux revenir) sont à peu près d'accord sur le but à atteindre ("rester"). Si tout se passe sans encombre, le chemin sur lequel on s'engage est en fait une boucle qui ramène au point de départ.

En bon franglais, on parle quelquefois de "round" de négociation, par référence à la boxe où le "round" exprime le tour que réalise l'aiguille du chronomètre, laquelle revient à son point de départ.

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Le tout dans cette affaire, c'est donc qu'aucun chemin de traverse ne vienne tenter ceux qui sont "partis" sur le chemin du retour. Comme le loup sur le chemin du Petit Chaperon Rouge, Leicester tente  de détourner Mermoz, parti pour rejoindre Mère-Grand alias Paul Goze, afin de "rester".

En attendant le résultat de ce "round" de négociation, une chose semble acquise : personne n'a vraiment l'intention de s'en aller. Aucun désamour ne risque d'affecter gravement les négociations. Comme disait le poète : "Quand on aime, il faut partir"... Pour rester.

01/10/2009

Coup de vis disciplinaire

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Robins Tchalé-Watchou est convoqué le 14 octobre devant la commission de discipline. Cité par le commissaire à la discipline, il fait probablement les frais d'un tour de vis disciplinaire lié à la succession d'incidents sur les terrains du Top 14.

Cette annonce survient alors que, mardi soir, l'émission de Canal+ "les Spécialistes" ont montré les images de l'énorme coup de poing de Cudmore à Pérez -juste après son plaquage sur Porical- qui éclaire d'un jour nouveau à la fois le carton rouge distribué par l'arbitre et l'intervention vengeresse de Tchale-Watchou.

En attendant, le contexte n'est pas favorable au deuxième ligne perpignanais. C'est comme à l'école : il y a des jours où il ne faut se faire prendre...

Et pour ajouter au dossier, Cudmore a accordé une interview à Rugbyrama.

29/09/2009

Finale : le diaporama de l'expo

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L'exposition consacrée par les photographes de l'Indépendant à la finale remportée par l'USAP s'est terminée voici une semaine. Il est cependant possible de retrouver toutes les photos, 87 prises de vue au total, dans un diaporama du site internet de l'Indépendant visible en cliquant ici.

Toujours sur le web, vous pouvez trouver des nouvelles de Phil Burger, un interview de Robbins Tchale-Watchou et une interview de Jacques Brunel.

27/09/2009

Sommet et contre-sommet

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C'est peut-être un de ces moments où on sent que ça bascule. Alors que la huitième journée du championnat de France proposait le "sommet" classique du rugby français depuis 10 ans -Toulouse-Stade Français- c'est le "contre-sommet" organisé entre l'USAP et Clermont qui s'est imposé comme le moment fort.

Sans imagination, semblant fatigué et à court d'idées, le Stade Toulousain n'a pu concéder qu'un bien triste match nul face à des Parisiens qui avaient cadenassé la maison comme s'ils attendaient des jours meilleurs.

Pendant ce temps, l'USAP signait un match de feu, à la fois novateur et plein de rage devant des montferrandais, certes dépassés, mais qui auraient pu inscrire un ou deux essais sur des contres fulgurants. Il y a même eu, entre les finalistes de l'an dernier, quelques moments chauds, signes d'une rivalité de jeunesse là où les deux "Stade" ressemblaient à des cow-boys fatigués.

L'USAP, malgré ses défauts, son inconstance, apporte donc la plus grosse dose d'enthousiasme et de nouveauté de ce Top 14. Toulon et le Racing pourraient également apporter un brin de surprise mais leurs choix -recrutement super-costaud et choix tactique hyper-rigoureux- ressemblent un peu trop à des stratégies de Conseil d'Administration pour fouetter le championnat.

26/09/2009

Le péril jaunard écarté

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Il n'y a pas eu de revanche clermontoise mais, au contraire, une confirmation catalane. L'équipe championne de France a encore gagné face à son adversaire de la finale, et de façon incontestable en battant Clermont 19 à 3 et surtout trois essais à zéro.

Grandclaude et Britz ont inscrit chacun un essai dans le premier quart d'heure, Candelon frappant en deuxième mi-temps. A chaque fois, les Catalans ont marqué après des actions d'envergure, réussissant d'impressionnants relais avant-trois-quarts.

Après la victoire contre Toulouse, ce match confirme encore que l'USAP est devenue une redoutable équipe de compétition, élevant son niveau de jeu avec l'enjeu, capable d'envoyer de se livrer à fond dès les premières minutes d'un match capaital.

Au passage, les Perpignanais enfoncent le clou face à Clermont. Ils ont pris un vrai avantage psychologique face à leurs adversaires maheureux de la finale. Le péril jaunard n'impressionne pas l'USAP.