14/03/2010

Du Top 14 au Super 14

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Vendredi soir, pour ceux que le froid avait poussés un peu vite à quitter Aimé-Giral, il était possible d'enchaîner par un Waikato Chiefs-Canterbury Crusaders sur Canal + Sports. Dan Carter aux commandes, les Crusaders ont remporté une victoire maîtrisée 26-19 mais l'intérêt est ailleurs. Quelques minutes après USAP-Biarritz, la comparaison  était loin d'être défavorable au championnat de France.

En terme d'intensité, d'engagement physique, d'indécision et d'ambiance, le choc d'Aimé-Giral était même assez nettement supérieur. Il faisait suite à une rencontre du même calibre des Perpignanais à Montferrand. Un match qu'ils auraient pu gagner, tout comme ils auraient pu perdre face à Biarritz.

Le Super 14 n'est apparu supérieur que dans deux domaines : la discipline ou, pour être plus précis, l'acceptation par tous -joueurs et arbitres- de ce qu'on n'applique pas de la règle et sur ma capacité des joueurs à négocier les duels. Pour le reste, le championnat de France offre le visage d'une épreuve plus compétitive et plus complète sans céder dans le domaine du spectaculaire. Et l'USAP s'est montrée largement à son niveau.

12/03/2010

Précieuse victoire

 

Une bonne soirée. Victoire contre Biarritz (19-14), défaites de Castres (à Toulon) et de Clermont (à Bayonne). L'USAP réussit la bonne affaire et se repositionne à la deuxième place du classement après un match de très bon niveau, intense, serré, engagé, qui annonce vraiment les phases finales. Perpignan repasse devant Clermont, n'est qu'à un point de Castres, bref, en course pour la qualification directe.

Victoire paradoxale. Bizarrement, les coéquipiers de Jean-Pierre Pérez ont gagné leur match là où ils auraient dû le perdre. En fin de première période, d'abord où le BO a deux énormes occasions d'essais. La première est refusée après vidéo-arbitrage (Porical avait mis la main sous le ballon), la seconde sauvée par miracle par une "cuillère" de Britz sur Ngwenya et une faute de Durand écopant d'un carton jaune. Juste après la pause, l'USAP a parfaitement géré son infériorité numérique, prenant un léger mais décisif ascendant dans le combat et marquant même trois points juste avant e retour du puni.

La bronca de l'année. On ne devrait pas le dire mais l'un des grands moments de ce match a été la "bronca"  intersidérale de la dernière minute de la première période sur la tentative de pénalité de Valentin Courrent. Le public était énervé par une succession de décisions contestées par lui de M. Rebollal et surtout pas le carton jaune, pourtant parfaitement mérité de Nicolas Durand. Résultat : un énorme boucan suivi un hurlement de bonheur quand le buteur a raté le cadre. Peut-être un des tournants du match.

05/03/2010

Juste un bonus pour l'USAP à Clermont

 

Un match très solide. Impressionnants en défense, toujours dangereux et en tout cas lucides, les Perpignanais ont signé un match très solide sur la pelouse du stade Michelin. Un peu à l'image de celui réussi au Stadium de Toulouse face au Stade Toulousain. Les Perpignanais ont su marquer avant (un drop de 50 mètres de Laharrague) et après (un essai roumain sur une action Tonita-Tincu) la mi-temps. Clermont a su réagir, surtout après l'entrée en jeu de Moran Parra pour finalement l'emporter 22-17.

Encore deux cartons. Deux cartons jaunes par match : voilà la statistique des Perpignanais sur leurs trois derniers déplacements à Bayonne, Montauban et Clermont.  Une sale manie qui devient une mauvaise habitude, d'autant qu'elle s'accompagne d'une collection assez remarquable de pénalités. L'essai clermontois a été marqué sur une phase de supériorité numérique.

Des points perdus au pied et à la main. Cinq pénalités ratées par les Catalans. Même si pas mal d'entre elles n'étaient pas facile, c'est beaucoup trop quand on se déplace chez une équipe comme Clermont. Dans les deux dernières minutes, deux fautes de main ont empêché l'USAP d'arracher une victoire de la dernière seconde. Tuilagui a échappé la balle à un mètre de la ligne puis une petite faute de Tchalé-Watchou a mis fin à la dernière attaque. Vraiment dommage car le match perpignanais méritait mieux.

02/03/2010

Comme un air de tournoi

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Cardiff ou Clermont ? Huit joueurs ayant participé au match Galles-France à Cardiff participeront, vendredi soir -soit pile une semaine après la victoire du XV de France- au choc Clermont-Perpignan. Côté Catalan, Nicolas Mas et David Marty seront de retour alors que, chez les Auvergnats, Thomas Domingo, Julien Pierre, Julien Bonnaire, Alexandre Lapandry, Morgan Parra et Julien Malzieu sont également dans l'affaire. Le stade Michelin n'est pas le Millennium, la place de Jaude n'est pas Saint-Mary Street mais il devrait y avoir de la cervoise et de bonnes odeurs d'oignons grillés.

Quelques duels. Sauveur du XV de France grâce à un plaquage décisif sur Shane Williams (photo), Nicolas Mas se prépare à un studieux tête à tête avec Thomas Domingo, son voisin de table du XV de France. Nicolas Durand est du genre à s'intéresser à son duel avec l'international Morgan Parra alors qu'en touche, une des points forts des Catalans, Julien Bonnaire ne sera pas de trop. Malzieu, qui a vu passer sur son côté les deux essais gallois, devra se méfier des ailiers de poche catalans.

Mental. Entre Clermont et Perpignan, la plus forte tête, c'est l'USAP. Les Catalans ont pris un sérieux avantage psychologique sur leurs adversaires à la fois en gagnant la finale mais également en exécutant l'ASM en un quart d'heure à Aimé-Giral (19-3) au match aller. Sur l'aspect mental, deux papiers très intéressants dans l'Indep avec le témoignange de Porical et le point sur le développement de cette approche dans le rugby.

 

20/02/2010

L'USAP n'est plus leader après sa défaite à Montauban

L'USAP perd sa place de leader. Battu par Montauban 16-13, l'USAP perd sa place de leader. Castres, auteur d'un précieux match nul 24-24 au Racing (peu à l'aise contre les "gros") et Montferrand large vainqueur d'Albi (45-18). Le point de bonus permet aux Catalans de rester "au contact" mais la lutte sera chaude pour les deux places directement qualificatives pour les demi-finales.

Un retour d'indiscipline. Comme à Bayonne mais, cette fois-ci avec des conséquences au score, les Perpignanais ont une nouvelle fois été sanctionnés de deux cartons jaunes infligés à Freshwater et Hume. L'indiscipline semble s'installer, empêchant les Perpignanais, qui n'ont pas pu faire la course en tête après un essai de Jahoueren début de match, de revenir au score.

Un calendrier néanmoins favorable. Les Perpignanais restent, malgré cette défaite, dans une position favorable. Condition indispensable : faire le point à domicile contre Biarritz, les Stade Français et Albi. Les trois prochains déplacements à Clermont, Castres et Toulon ne s'annoncent pas de tout repos.

06/02/2010

L'USAP nouveau leader du top 14

L'USAP redevient leader. En l'emportant 30 à 13 sur la pelouse du stade Jean-Dauger, les Catalans ont parfaitement profité de leur match en retard à Bayonne. En prenant le bonus offensif à la dernière seconde, grâce à un essai de Christophe Manas, ils rejoignent Castres en tête du Top 14 avec 60 points. Au goal-average individuel, l'USAP est leader du Top 14.

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L'USAP a fait une très grosse impression pendant 50 minutes. L'autre -très- bonne nouvelle de cette rencontre, c'est bien sûr la formidable impression de maîtrise produite par l'équipe catalane pendant 50 minutes. Organisés, puissants, intelligents et même à l'occasion talentueux, les Perpignanais ont démontré leur capacité à se mobiliser sur un match important et à retrouver un niveau de jeu impressionnant. Ils ont marqué trois essais grâce à Adrien Planté (excellent et deux fois à la réception de petits coups de pied de Laharrague) et Porical. Très rassurant au moment d'aborder la fin de la saison.

Indiscipline et déconcentration sont les mamelles d'une fin de match étouffante. Les Perpignanais ont cependant connu un gros temps faible. Menant presque trop tôt au score, ils se sont déconcentrés, ont été indisciplinés (deux cartons jaunes à Pérez et Bourrust), encaissant un essai et résistant à quelques situations très chaudes devant leur ligne. Finalement, ils ont profité d'une fin de match désespérée de Bayonne pour inscrire l'essai du bonus par Manas après la sirène.

03/02/2010

Transfert avec...

 

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Le petit jeu de poker menteur lié à la période des transferts peut-il influencer le grand jeu sur le terrain ? Prenons le cas du match Bayonne-USAP de ce vendredi. L'USAP devrait aligner au stade jean-Dauger une charnière Durand-Laharrague qui n'est pas sûre de rester au club la saison prochaine. Nicolas Durand est annoncé avec insistance du côté du Métro-Racing alors que Nicolas Laharrague est en fin de contrat et sait son sort étroitement lié au recrutement perpignanais.


C'est là que les choses deviennent savoureuses : son adversaire direct de jeudi dernier, le Berjallien Benjamin Boyet, est le principal favori pour lui succéder. Mais Boyet n'intéresse pas que Perpignan. Bayonne est aussi sur les rangs et il semblerait même que le club basque ait pris comme une petite avance sur le Catalan. A condition, bien sûr, de se maintenir, sachant que le match contre l'USAP est décisif.


Bien sûr, on mélange ici les torchons et les serviettes. Le terrain, la plupart du temps, arrive à se protéger de ces influences. Sans être pourtant totalement étanche. L'élément de stabilité, en fait, c'est le groupe. Rien n'est plus dangereux pour l'équilibre d'un groupe que de laisser trop de joueur dans l'incertitude. Cela place le président en position de force pour négocier d'homme à homme mais trop de joueurs sous pression pendant trop longtemps, c'est mauvais pour l'équipe. La vague de renouvellement qu'a connue l'USAP stabilise le groupe qui peut donc supporter quelques incertitudes.


Le plus bel exemple, dans ce domaine, remonte à la saison 1999-2000 lorsque Fred Bénazech, déjà recruté par Agen, avait réussi l'un de ses plus grands matches contre son futur club pour un huitième de finale au Stade de la Méditerranée.
Cette référence fait ancien combattant ? Non ? Oui, un peu...

28/01/2010

Toujours patrons à la maison

Toute série qui se prolonge tendant vers sa fin, l'USAP a encaissé contre Bourgoin son premier essai à Aimé-Giral depuis le 15 août. L'essai de Senio à la 19e minute, après une très belle accélération de David Janin passé une saison par l'USAP, est donc un petit événement. D'autant que Coux, en toute fin de match, a également inscrit un essai récompensant la combativité d'une équipe barjalienne toujours volontaire bien que très largement dominée devant.

Car l'USAP a largement gagné (49-20), inscrivant six essais par Marty, Michel (2), Tuilagi, Manas et Guirado. Cela leur assure le point de bonus offensif et donne un total de 11 essais sur les deux derniers matches de championnat à Aimé-Giral. L'USAP occupe désormais la quatrième place avant un déplacement vendredi à Bayonne qui s'annonce difficile face à des Basques regonflés après leur derby victorieux contre Biarritz (15-0).

27/01/2010

Quatre matches et on ferme

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Le temps passe, la saison s'enchaîne, la Coupe d'Europe succède au championnat, le Top 14 à la H-Cup et voilà qu'on se réveille le 28 janvier face à une drôle de réalité : la réception de Bourgoin est le premier des quatre derniers matches de la saison à Aimé-Giral. Restent à venir Biarritz (le 12 ou le 13 mars), le Stade Français (le 26 ou le 27 mars) et Albi le 24 avril et après, on ferme.

Normalement, à cet instant de la saison, commencent les grosses affiches à Aimé-Giral, les chocs décisif. Là, c'est quasiment fini. Le championnat se termine tôt cette année pour permettre au XV de France de partir en tournée et le calendrier propose cinq déplacements aux Catalans  : Bayonne, Montauban, Clermont, Castres et Toulon.

Il y a cependant un cas de figure loin d'être hypothétique qui offrirait un match supplémentaire à domicile. Si l'USAP termine 3e ou 4e du Top  14, elle disputera son barrage à Aimé-Giral.

N'empêche, autant profiter de la venue de Bourgoin, même si c'est jeudi.

 

09/01/2010

L'USAP comme on l'aime

Vive le froid. Un température très basse et une tramontane glaciale n'ont pas empêché l'USAP de signer un super-match contre le Racing Club de France, battu 31 à 12 et surtout 5 essais à 0. Les Perpignanais ont retrouvé toutes leurs vertus dans un match jamais facile face à une équipe qui n'a pas lâché.

Mais les Catalans, l'orgueil fouetté par quatre défaite de rang, se sont ressourcés aux vertus de la tramontane. Et si de nombreuses places d'Aimé-Giral étaient vides, ceux qui s'étaient déplacés ont assuré une vraie belle ambiance à l'ancienne.


Commençant la rencontre face à un vent déchaîné, l'USAP savait qu'elle devait d'abord résister avant d'attaque. Un essai de Durand, malin derrière un maul, permettait de virer sans trop de dégâts à la mi-temps avant que les volonté des champions de France n'emporte tout sur son passage en deuxième période. Quatre essais supplémentaire, un bonus offensif et, pour finir,  un dernier essai en guise de symbole. Une résistance acharnée dans les 22 mètres face à des Racingmen voulant à tout prix marquer et une dernière action conclue par un côté fermé au profit de Farid Sid.