20/09/2009

USAP-Montauban : la mouche qui a piqué Tuilagi

L'USAP s'est contenté de "faire le boulot" contre Montauban. Une victoire 28 à 9, trois essais à zéro pour engranger le point du bonus. A part ça, le match a été lénifiant, les Perpignanais ne mettant pas assez d'impact dans leur engagement pour espérer faire mieux.

On se consolera avec les beaux essais de Britz, Durand et Sid (le plus constant de Catalans avec Mermoz) et par une énorme action à quelques secondes de la fin signée Henri Tuilagi. Comme s'il avait été piqué par une mouche mystérieuse, le troisième ligne centre tongien a fait reculer un maul montalbanais sur une bonne vingtaine de mètres. Ce genre d'actions, Aimé-Giral adore...

12/09/2009

L'Indépendant revient sur les cent jours du Brennus

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La défaite à Bourgoin peut faire figure de petit Waterloo mais, lundi, cela fera cent jours que l'USAP et son capitaine Nicolas Mas.
L'Indépendant, dont le cahier des sports reprend justement lundi prépare un long retour sur ce 6 juin 2009 au Stade de France, lorsque l’USAP touchait le Graal en devenant Championne de France devant Clermont (22-13).

Avec le temps, les joueurs se sont livrés, ont dévoilé des anecdotes le plus souvent inédites sur ces moments forts. Un exemple parmi d'autres : "Quand les entraîneurs m’ont annoncé que je n’étais pas retenu dans le groupe des vingt-deux, ça été la plus grosse déception de ma carrière. Au coup de sifflet final, j’ai connu ma plus grande joie. On a tous basculé dans la folie. Impossible à expliquer, c’est dedans...", s’épanche le 3e ligne Ovidiu Tonita entre deux trémolos. Cent jours ont passé et, entre nostalgie et souvenirs, les Catalans rassemblent anecdotes et confidences pour raconter le fil d’une journée bouclée en apothéose avec le Bouclier de Brennus dans les bras.
Pour la première fois depuis le titre, Nicolas Mas et ses partenaires se livrent à coeur ouvert.

Un document captivant sur une journée pas comme les autres.

11/09/2009

Grenoble, fin de série

La belle série est finie pour l'USAP. Après trois victoires consécutives, les Catalans se sont inclinés vendredi soir à Bourgoin face à Grenoble 17 à 6, ne ramenant même pas le bonus de ce troisième déplacement de la saison. Les Perpignanais sont apparus trop friables en mêlée et trop émoussés en attaque pour résister à la volonté d'une équipe berjallienne combative et concentrée.

Les hommes de Jacques Brunel se sont éteints petit à petit au cours de la rencontre qu'ils avaient pourtant commencée avec de bonnes intentions. Mais ils ont petit à petit lâché prise dans l'épreuve de force, un essai en contre de Sénio scellant le sort du match.

 

10/09/2009

30 jours d'arrêt pour le soldat Burger

Trente jours de suspension. Philip Burger ne sera requalifié que le 22 septembre prochain après son carton rouge reçu pour "incorrection" (c'est le terme retenu par la commission de discipline) envers monsieur Matheu l'arbitre de la rencontre Montpellier-USAP. Requalifié le 22 septembre, le soldat Burger passera donc cinq matches au total au "trou" : Toulouse, le Racing, Bourgoin et Montauban. Repos !

07/09/2009

Un place de patron (ou de patronne)

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Seul leader du championnat après quatre journées, seule équipe à avoir remporté les trois matches de la "semaine terrible", l'USAP se place en patronne du Top 14. Plus intéressant encore, les Catalans ont obtenu ces résultats avec des équipes très différentes les unes des autres dans leurs compositions, avec un effectif amoindri par les blessures et tout en donnant l'impression d'avoir encore une belle marge de progression. C'est notamment l'avis de Maxime Mermoz qui estime que l'équipe peut-être encore plus ambitieuse.

Les champions de France ont cependant marqué les esprits comme le démontrent la réaction de Pierre Berbizier ou les analyse du web. Rugbyrama a vu un "USAP taille champion" pendant que l'Equipe.fr note que l'USAP était trop fort.

A propos, les titres de ces différents sites posent question. L'USAP doit-il s'accorder au féminin ou au masculin ? Le U de Union est évidement féminin comme le nom de la ville, Perpignan. Les Arlequins sont bien masculins même si une équipe espoir, il y a une quinzaine d'années, avait refusé de jouer avec des maillots style Arlequin commandés par le président de l'époque, un certain Paul Goze. Le sigle USAP est-il devenu un acronyme (sigle pouvant se prononcer comme un nom) suffisamment célèbre pour être écrit au masculin ?

En attendant, l'USAP en champion (comme un champion) est correct alors que "USAP taille champion" pose question. On pourrait dire "taille moyenne" ou, en cas de maillot XXL, "l'USAP était trop forte".

06/09/2009

Précieuse victoire à Paris

Victorieuse à Paris (18-14), l'USAP termine sa semaine de travaux forcés le mieux du monde. Cette première victoire à l'extérieur est la troisième en quatre rencontres avant un déplacement à Grenoble, vendredi soir, face à Bourgoin. A Colombes, les deux essais de Durand et Mermoz ont confirmé les très bonnes dispositions de l'équipe à trouver son salut par le volume de jeu.

Le jeu au pied -de déplacement ou dans les tentatives de but- n'a pas forcément été au même niveau, tout comme une fin de match pas vraiment maîtrisée. Les confirmations viennent de Maxime Mermoz et du surprenant Robins Tchale-Watchou.

 

La fiche technique : A Colombes (stade Yves-du-Manoir), Perpignan bat Racing-Métro 18 à 14
(mi-temps: 11-11) - Spectateurs: 9.730 -     Arbitre: Hervé Dubes (Côte d'Argent)

Pour le Racing-Métro: 1 essai Chavancy (26), 2 pénalités Mehrtens (4, 13),
Fortassin (73)
Pour l'USAP: 2 essais Durand (38), Mermoz (55), 1 transformation Porical
(55), 2 pénalités Porical (28, 34)

Racing-Métro: Ward (Fortassin, 41) - Scarbrough, Gaugau, Chavancy, Vakaola
(o) Mehrtens (m) Fillol - Culine (Lane, 41), Chabal, Leo'o (Qovu, 62) - Nallet
(cap), Dellape (Raiwalui, 57) - Merabet (Baïocco, 41), Diomandé (Noirot, 57),
Lo Cicero

USAP : Porical - Battle, Mermoz, Grandclaude, Candelon - (o) Hume, (m)
Durand - Pérez (cap), Tuilagi (Tonita, 64), Le Corvec - Tchale-Watchou
(Olibeau, 62), Alvarez-Kairelis - Schuster, Tincu (Guirado, 77), Freshwater
(Chobet, 77)

01/09/2009

Perpignan-Brive : les cadences infernales

Contrainte liée aux cadences infernales du championnat, le CA Brive passera deux nuits à Perpignan. Celle de mardi pour bien préparer son match, celle de mercredi pour correctement récupérer. C'est ce qu'explique Bernard Faure, préparateur physique du club et consultant de France Télévision pendant les mondiaux d'athéltisme.

De leur côté, les Perpignanais comptent leurs blessés. La rencontre très physique face au Stade Toulousain a laissé des traces dans les corps. Enchaîner des matches d'une telle intensité en moins d'un semaine n'est décidément pas très raisonnable dans un sport comme le rugby.

31/08/2009

Aimé-Giral siffle-t-il trop ?

Les forums de supporters se sont émus, sur le net, des sifflets qui accompagnaient les tentatives du buteur toulousain Jean-baptiste Elissalde pendant le choc USAP-Toulouse de samedi. A moins d'être sourd, il était en effet assez évident que la campagne de la Ligue pour le respect du buteur n'avait atteint Perpignan que filtrée aux coutumes locales : le buteur était respecté lorsqu'il réussissait son but puisqu'il était applaudi en cas de réussite.

Le débat n'est pas nouveau : les sifflets sont, à Aimé-Giral, une forme de respect. La "bronca" à l'entrée sur le terrain est un défi lancé à l'adversaire. Elle est d'autant plus forte que l'équipe en déplacement est redoutée.

En attendant, une constatation : Aimé-Giral, depuis le début de la saison, est redevenu Aimé-Giral. Après une saison dernière "d'observation" faisant suite à deux années de déprime (l'ambiance au stade était plombée par la coulisse), le vieux stade du Vernet est redevenu populaire, spontané, bruyant, d'une parfaite mauvaise foi tout en restant connaisseur (ce qui n'est pas si évident).

Alors ? Est-il utile d'en rajouter en sifflant le buteur ? Un profond silence n'est-il pas aussi impressionnant ? A voir...  A entendre, plutôt.

 

25/08/2009

Wilkinson, le Real et Mickey 3D

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Jérôme Porical, pur produit du club, lors de la finale. Le titre vu par les photographes de l'Indépendant. A partir du 29 août, galerie Doisneau, à Perpignan.

 

Le vrai retour au premier plan de l'USAP depuis la finale du 6 juin dernier est pour samedi. Toulouse à Aimé-Giral, c'est une bonne dose de dramatisation pour tout le monde (le classement, le bonus, etc...) mais aussi une façon pour l'équipe de Perpignan de rappeler à la face du rugby français son standing tout neuf de champion de France. Cet été, le club perpignanais a été victime du même syndrome, toutes proportions gardées, que son grand et riche cousin de Barcelone. L'exploit des "Gladiators" de l'équipe de Pep Guardiola (triplé historique Liga, coupe du Roi et Ligue des Champions) a été occulté par la délirante campagne de recrutement de son grand rival, le Real de Madrid. Les millions ont flotté tout l'été au dessus du Barnabeu où chaque présentation d'un Kaka, Ronaldo ou Benzema envoyaient au rancart les souvenirs des fêtes triomphales de juin au Camp Nou.

La comparaison a bien sûr ses limites. Le Barça a décidé de s'attacher les service d'Imbrahimovic là où l'USAP a jugé superbement inutile de ne pas remplacer le Lion Nathan Hines et le Kiwi Dan Carter. N'empêche, le Top 14 a vu débarquer Wilkinson, Chabal, Steyn et un nombre impressionnant d'internationaux anglais. Le "choc" bling-bling entre Toulon et le Métro Racing était l'affiche au sommet de ce championnat des nouveaux riches qualifié de "meilleur championnat du monde" par Philippe Saint-André. USAP-Toulouse devient donc une sorte de "classico" de bon goût, valeurs sûres et vieilles maisons. A une semaine d'intervalle, on pourra juger sur pièce des deux facettes du Top 14.

Dans ce championnat marqué par la course à l'armement, les Perpignannais, avec leurs équipe construite sans grosses vedettes et avec des p'tits gars du pays sont-ils atypique ? Pas si sûr. Les Catalans, qui furent parmi les premiers, au début des années 2000, à recruter tous azimuts, renouvelant le tiers de l'effectif à chaque intersaison, ont trouvé la bonne formule en 2009 en revenant à des valeurs plus traditionnelles. Ils n'ont pas été très brillants à Montpellier mais les 18 points encaissés là-bas ont été marqué par un jeune ouvreur de 22 ans à qui on avait laissé les clés du camion, Benoît Paillaugue. A la Perpignanaise.

Au cinéma et dans le rock, le film de Kean Loach "Looking for Eric" ou le "Johnny Rep" de Mickey 3D parlent d'un sport à l'ancienne, populaire, local et collectif. Passé de mode ? Ça reste à voir...

24/08/2009

USAP-Toulouse : ruée sur les billets

Cent mètres de queue aux guichets d'Aimé-Giral lundi après-midi. Le public perpignanais sait reconnaître l'odeur des grosses explications. Battue par Montpellier pour son premier déplacement de la saison (18-12), l'USAP n'a pas été à la hauteur de son nouveau standing. Fautes de main, occasions ratée et, pour finir, deux cartons, un jaune et un rouge pour Phil Burger. Résultat : le Perpignan-Toulouse de la semaine prochaine à Aimé-Giral sera un gros, gros choc. Non seulement les Toulousains ont produit une grosse impression devant Brive écrasé 38-0 mais leur orgueil sera certainement titillé par ce choc face au nouveau champion dans un stade où, ces dernières années, les hommes de Guy Novès (qui n'a jamais gagné en championnat à Aimé-Giral) avaient plutôt fait de la figuration. Intéressant, vraiment très intéressant...