11/12/2009

Un petit point trop loin

Un petit point trop loin. L'USAP s'est inclinée 24-23 au Thomond Park de Limerick. Une pénalité de Ronan O'Gara à cinq minutes de la fin a mis fin aux espoirs de victoire nés d'un essai incroyable de Phil Burger, remontant le terrain sur 60 mètres après avoir réceptionné une chandelle.

Le point de bonus permet cependant aux Catalans de croire encore à une qualification possible. Il faudra pour cela battre le Munster dimanche prochain à Aimé-Giral et, en suivant, s'imposer à Northampton. C'est loin d'être irréalisable compte tenu de ce que l'USAP a montré en Irlande.

Les Catalans ont joué "en contre" marquant deux essais en première mi-temps par Vivalda et Durand. Mais s'ils ont su résister sans prendre d'essai aux vagues rouges du Munster, ils n'ont pu éviter de commettre des fautes dont O'Gara (auteur de tous les points de son équipe), s'est régalé.

Toujours aussi étouffant, le jeu irlandais a accompli son travail de sape. Il aurait peut-être fallu tenir le ballon plus longtemps mais c'est justement dans ces moments-là que le Munster s'est montré le plus dangereux.

10/12/2009

Epreuve en troisième ligne

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Guiry, Parent et Vivalda vont s'attaquent à la montagne contre le Munster vendredi soir au Thomond Park. Condamnée à l'exploit, l'USAP se déplacera avec une troisième ligne totalement inédite compte tenu de la cascade de blessures dont l'équipe est victime dans ce secteur. En face, il faudra se frotter à Wallace, Leamy et Quilan, troisième ligne expérimentée et de haut niveau.

Munster : Warwick - Howlett, Earls, Mafi, D. Hurley - (o) O'Gara, (m) O'Leary - Wallace, Leamy, Quilan - O'Connell (cap), O'Callaghan - Hayes, Fogarty, du Preez.

Remplaçants : Varley, Darragh, Hurley, Buckley, M. o'Driscoll, Ryan, Ronan, Stringer, J. de Villiers.

USAP :
Porical, Sid, Marty, Mermoz, Burger - (o) Hume, (m) Durand - Guiry Parent, Vivalda - Tchale-Watchou, Olibeau - Mas (cap), Guirado, Freshwater.
Remplaçants : Tincu, Schuster, Alavrez-Kairelis, Géli, Melé, Grandclaude, Burger, Pulu.

Arbitre  M. Barnes (Ang)

Voyage à Thomond Park

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Le Thomond Park est une sorte d'Aimé-Giral celtique. Jusqu'à il y a deux ans, c'était un vieux stade fait de marches de béton, où s'entassait le public. Depuis, il a été modernisé en cherchant à conserver sa personnalité.

Thomond Park reste donc, pour les équipes de rugby qui s'y déplacent, un lieu d'initiation. Les gradins vibrent de la ferveur d'une foule compacte, indifférente à la pluie, au froid humide, au vent qui transperce. Les chants sont beaux, le silence qui accompagne les tentatives des buteurs aussi pesant que tous les sifflets du monde.

Le public sait même être drôle. En 2002, lors du seul match à ce jour de l'USAP au Thomond Park (perdu 30-21 après un match mémorable), un supporter usapiste, maillot sang-et-or et crinière blonde au vent, s'était lancé dans une longue et solidaire diatribe contre l'arbitre. Le tout dans un excellent anglais, les supporters autour de lui acclamant la fin de son discours comme celui d'un député à l'assemblée.

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Ce match réparait un rendez-vous manqué en 1998 avec le Thomond Park. Des inondations avaient obligé Irlandais et Catalans à jouer à Cork et non à Limerick dans un autre vieux stade, le Musgrave Park, qui n'a pas le centième du charme et de la magie du Thomond Park.

Les photos : l'ancien et le nouveau Thomond Park de Limerick, l'antre du Munster.

18/10/2009

Sous l'oeil des grands formats

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C'est toujours sympa une petite revue de presse anglaise un lendemain de Coupe d'Europe. La fine fleur des plumitifs des "grands formats" (les journaux prestigieux d'outre-manche, par opposition aux tabloïds) a appris à ne pas se faire prier pour accomplir le voyage d'Aimé-Giral dont la réputation est solide. Eddie Butler, l'ancien troisième ligne gallois en avait fait une chronique faussement effrayée et totalement hilarante au début des années 2000. Il ne s'est donc pas fait prier pour revenir sur le déplacement des "Saints" dans ce "démoniaque stade Aimé-Giral, aussi assourdissant quand il s'agit de respecter le buteur adverse que le Thomond park de Limerick est silencieux".


Appuyant sur la métaphore, il avoue, dans le Guardian, qu'il est difficile de voir comme "le fils de satan" le "chauve, génial, anglo-kiwi portant le nom de Perry Freshwater" contrairement à cet "indompté magnifique" qu'est Jean-Pierre Pérez (Pérez est peut-être un peu jeune pour se rappeler de Buttler, mais il peut être fier de l'hommage).


Moins lyrique David Hands, pour le Times, a compté les pénalités : 17 à 5 contre Northampton. Il rapporte les plaintes de Jim Malinder, le manager de Northampton, expliquant n'avoir reçu "aucune aide de la part de l'arbitre", Nigel Owens. "Ils ont rendu à Perpignan essai pour essai, poursuit Hands, et ont réussi à se sortir d'une mi-temps d'épouvantables difficultés en mêlée mais n'ont pas trouvé la justesse nécessaire dans leur jeu à la main". Finalement, "leur bourreau a été Jérôme Porical qui n'a raté qu'une seule de ses coups de pied, et encore, de sa propre moitié de terrain". De toute façon, "les visiteurs à Aimé-Giral, la maison des champions de France, ne doivent pas s'attendre à des cadeaux".


C'est un peu ce qu'explique Mike Cleary, dans le Daily Telegraph. "En moins de six jours, les Saints sont passés du rêve à la réalité". Pour lui, "Perpignan aurait vraiment dû l'emporter plus largement, gâchant au moins trois essais". Il a apprécié, comme tout le monde, la performance de l'ouvreur Shane Geraghty "qui a aidé les Saints à se remettre d'une entame torride". Plutôt vache avec les siens, Cleary estime que "Northampton est rentré dans le rang. On n'a rien vu de celui que l'Equipe a appelé "le Démolisseur" Lawes."


Enfin, on peut retrouver différentes réaction de l'équipe de Northampton sur le site du club. Jim Malinder parle de ce match comme d'un "point de référence" , se félicitant d'avoir vu son équipe revenir dans la partie aux alentours de l'heure de jeu. Le capitaine Dylan Hartley note que "le choc a été rude à l'entame de la rencontre et c'est là qu'ils ont pris l'avantage sur nous. C'est toujours dur de venir à Perpignan. Nous sommes simplement déçus de ne pas ramener un seul point".

 

Photo de Jean-Luc Bobin : conversation en anglais entre Perry Freshwater et Nigel Owens (Diaporama sur lindependant.com)

10/10/2009

Acqua Alta pour l'USAP

20262_Acqua alta 14.jpgA Trévise, tout près de Venise, sous des trombes d'eau, l'USAP s'est noyée 9-8. Inutile de tourner autour du pot : c'est un bon gros bouillon pour les Champions de France. Entrevue à Montpellier, confirmée à Grenoble contre Bourgoin, exploitée par Biarritz, la faiblesse des Catalans à l'extérieur a débordé en Italie.

Comme l'Acqua Alta, ce phénomène régulier qui voit la lagune inonder Venise, l'USAP est, elle-aussi, coutumière de ces débordements périodiques. La goutte d'eau Trévise risque de faire déborder le vase de contentement qui a suivi les victoires contre Toulouse et Montferrand, seules réelles satisfactions de la saison.

Contre Northampton d'abord, le Stade Français ensuite, deux gros défis tombent au bon moment. Quand on a bu la tasse, il faut replonger tout de suite, histoire de montrer que l'on sait toujours nager.

08/10/2009

Le parfum de l'Europe

Une revue de web avant le début de la Coupe d'Europe précédée d'une bonne nouvelle : le prolongation de contrat de l'encadrement.

Trévise, lieu du premier déplacement, est une vieille connaîssance des Catalans puisque les Italiens ont joué 6 de leurs 17 matches de Coupe d'Europe contre l'USAP.

Les Perpignanais, qui n'ont jamais galvaudé la Coupe d'Europe, s'avancent avec un titre prestigieux de champion de France. Nicolas Mas et Maxime Mermoz peuvent donc légitimement se montrer ambitieux.Pour cela, il faudra inscrire le bonus dès le premier match, contrairement à la saison précédente.

Le favori de la poule reste cependant le Munster dont le centre sud-africain Jean de Villiers et l'une des nombreuses stars de cette H-Cup.