03/10/2010

Perpignan court comme un lièvre

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Comme le lièvre de la fable, l'USAP ne sait pas profiter de sa vitesse. Souvent auteurs d'un départ canon, les Catalans ont pour spécialité de se faire grignoter leur avance par des adversaires opiniâtres et plus constants qu'eux dans l'effort.

C'est contre Agen, que tout s'est déclenché. Menant 20 à 3 à la mi-temps, les Perpignanais ont vu soudain les Agenais -dont le bilan à domicile est par ailleurs catrastrophique, fondre sur eux en deuxième mi-temps. Ils ont même mené au score 23-20, les coéquipiers de Jérôme Porical étant bien heureux d'arracher finalement un match nul (23-23).

Face à Bayonne, on s'est dit que, finalement, ce n'était peut-être pas si grave. Les Perpignanais ont là-encore largement mené au score (17-3 à la 22e) avant d'être rejoints, menés 25-20 puis de l'emporté 26-25.

Avec La Rochelle, cependant, la tendance est devenue habitude. A la 43e minute, Perpignan avait déjà rempli son contrat, menant 21-3 avec les trois essais du bonus à la clé. Résultat : 21-16, bonus envolé et une occasion d'essai pour La Rochelle dans les dernières minutes qui aurait pu avoir d'encore plus grandes conséquences.

Alors, pourquoi ? Contrairement au lièvre de la fable, le genre de la maison n'est pas à l'arrogance. L'USAP a plutôt tendance a dépenser trop de sueurs que pas assez.

Peut-être un manque de sérénité défensive. Les deux dernières saisons, l'équipe encaissait sans broncher de longue séquences, écoeurant ses adversaires. Les Catalans avaient particulièrement bien assimilé les nouvelles règles. Leur évolution pourrait les avoir perturbés.

Peut-être aussi un usure physique et mentale liée à l'accumulation des blessures. A force de pomper dans les réserves, il n'est pas évident de tenir 80 minutes pied au plancher.

Les difficultés au poste de nuémro 10 qui ont une influence à la fois sur l'organisation défensive et la gestion du jeu.

Pour finir, les ressources morales sont bien là. Ce sont elles qui ont permis à chaque fois de faire la différence en fin de match à Agen, contre le Stade Français et à Bayonne.

02/10/2010

Un bonus ironique

Seize minutes. En la 43e minute et l'essai de Planté et la 59e et celui de Soucaze, l'USAP a tenu entre ses mains le premier point de bonus de sa saison, objectif sinon avoué, du moins évident de son match contre La Rochelle.

Comment les Catalans ont-ils laissé échapper en chemin ce bien si convoité ? Probablement en grande partie sur le plaquage à retardement valant à Henri Tuilagi une expulsion logique. Mais, à ce moment de la partie, La Rochelle avait déjà marqué et revenait dans le match.

A croire que les Perpignanais, cette saison, ne s'expriment que sur le fil du rasoir. Ils avaient fait le bonus en proche après trois essais forts bien construits de Britz, Michel et Planté ? Trop facile ! Leur jeu s'est étiolé, laissant dangereusement revenir La Rochelle. Suprême ironie, les maritimes ont, eux, réussi à arracher le point de bonus, sur une ultime pénalité arrachée à la dernière minute et libérant une joie de vainqueurs.