13/01/2011

Un Thomond park perpignanais

 

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Le débat sur les stades perpignanais a pris une nouvelle dimension depuis que l'on parle d'un stade "low cost". Le papier est ici sur l'indep. Derrière le thème de "low cost" se cache en fait l'idée qu'un stade doit se réduire à sa fonctionnalité et ne surtout pas partir à la recherche de grandes performances d'architecture.

Pour bien expliquer la différence, il suffit de comparer le stade Yves Du-Manoir à Montpellier et le Thomond Park de Limerick, l'antre du Munster, en Irlande, deux stades où les Perpignanais ont eu l'occasion de traîner leurs crampons.

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Le stade Yves Du-Manoir (photo ci-contre à gauche) a coûté 63 millions d'euros pour une capacité comparable à celle de l'Aimé-Giral actuel (autour de 14.000 places).

Il possède un toît spectaculaire une façade en verr digne d'un immeuble de bureau et s'insère dans l'aménagement d'un novueau quartier dont le coût n'est évidemment pas compris dans la facture évoquée ci-dessus.

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Le Thomond Park (à droite), lui, compte 26.500 places, et a coûté 40 millions d'euros ! Soit plus de 30 % moins cher pour presque le double de places et un résultats remarquable sur le plan de l'architecture et de la convivalité du lieu. On n'est pas très loin des 35 millions évoqués pour refaire Aimé-Giral.

Cependant, le Thomond Park a été refait sur place : il n'a pas fallu engager de dépenses pour le foncier et les accès, ce qui sera le cas pour le prochain stade perpignanais. A ce propos, une remarque : la question du stationnement est un argument étrange. Vouloir se faire se garer les véhicules pour 25.000 personnes dans la zone sud de Perpignan, c'est l'apocalypse assuré. On se rendra alors compte qu'un parking géant est un piège autrement efficace pour les automobilistes qu'Aimé-Giral, stade en ville avec ses nombreuses petites rues alentour.

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