30/09/2010

Mermoz, Tchale-Watchou et Freshwater préservés

Touchés à des degrés divers mais surtout préservés après avoir beaucoup donné -notamment les avants- Maxime Mermoz, Perry Freshwater et Robbins Tchalé-Watchou ne figurent pas dans le groupe de 23 joueurs appelés à affronter La Rochelle samedi (14 h 30) à Aimé-Giral.

En revanche, l'USAP enregistre les retour de Nicolas Mas, David Mélé, Marius Tincu et Gerry Britz. Un véritable bol d'air pour un groupe décimé depuis le début de la saison et qui aura pour objectif d'arracher enfin un point de bonus, ce qui n'est jamais arrivé cette saison.

Gavin Hume devrait enchaîner au poste de numéro 10 alors de Michel fera son retour aux côtés de Marty au centre, Mélé reprenant sur le banc.

Le groupe : Mas, Bourrust, Pulu, Schsuter, Geli, Tincu, Vilaceca, Britz, Bézian, Chouly, Tuilagi, Tonita, Guiry, Cazenave, Mélé, Bosch, Hume, Marty, Michel, Candelon, Planté, Batlle, Porical

28/09/2010

Maillot arlequin : ils l'ont fait

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Rien ne vous choque sur cette photo officielle de la Coupe d'Europe version 2010-2011, publiée sur le mur facebook du Racing Metro 92 ? Si, la tenue de Nicolas Mas, le capitaine perpignanais qui pose en compagnie d'autres capitaines engagés en H-Cup. Il porte en effet un maillot arlequin qui rappelle que le A de USAP se rapporte à l'équipes des Arlequins perpignanais -plus communément appelés "quins"- dont la fusion avec l'US Perpignan en 1932, a donné naissance à l'USAP.

Oeuvre d'un équipementier italien -Errea- il rend donc un hommage appuyé à l'Arlecchino de la commedia dell'arte bien plus qu'au maillot légendaire des Harlequins de Londres, probablement l'un des plus beaux sur le marché du rugby international.

L'idée d'un maillot arlequins n'est pas nouvelle. Paul Goze l'avait déjà eu en 1992 mais, à l'époque, les joueurs avaient refusé de le porter. Seuls les juniors y furent plus ou moins obligés et, ayant perdu un match, arguèrent d'une pseudo malédiction pour ne plus avoir à le mettre. Celui-ci, très audacieux, fera certainement parler...

25/09/2010

Première victoire de la saison à l'extérieur

Cette fois le sort a vraiment basculé du bon côté pour l'USAP. Après le match nul plein de regrets d'Agen (23-23), la victoire d'un cheveu face au Stade Français à Aimé-Giral (22-21), les Catalans l'ont emporté une nouvelle fois par une marge très faible (26-25) et pour la première fois de la saison à l'extérieur, sur la pelouse du stade Jean-Dauger de Bayonne.

Deux essais de chaque côté, la pénalité de la gagne par deux fois au bout du pied de Benjamin Boyet, la rencontre a été très serrée. Mais elle est, au final, parfaitement méritée pour l'USAP, auteur d'un super début de match, se déconcentrant ensuite pendant 20 minutes en accumulant les fautes pour finalement retrouver une partie de la maîtrise et de l'organisation défensive qui faisaient sa force la saison dernière pendant la deuxième période.

Maxime Mermoz a été l'auteur des deux essais concluant de belles actions après des ballons de récupération. Jérôme Porical a inscrit 16 points. La mêlée catalane a réussi un bon match et la touche a tenu tête à l'excellent alignement basque.

Mermoz touché. Héros de la rencontre, Maxime Mermoz est sorti à quelques minutes de la fin en raison d'une blessure à l'épaule. Il ne s'agit que d'un coup. Rien de grave.

Vers le haut du classement. Avec 22 points, l'USAP pointe à nouveau son nez vers le haut du classement. Ici le classement.

23/09/2010

Carter et l'amour

Les jeux de l'amour et du hasard sont quelquefois cruels. Si l'on en croit la jolie expression de Renaud Bourrel, notre confrère de "l'Equipe", Dan Carter ne viendra pas à l'USAP et son intermède catalan de la saison 2008-2009 restera comme une "amourette de vacances". Lui songe depuis à d'autres conquêtes, laissant un pays catalan seul et énamouré, incapable d'oublier la folle aventure et les doux instants de l'année 2009.

Les cruelles réalités de la vie (1,2 million d'euros par saison) sont telles qu'il semble bien difficile de retrouver la fraîcheur des premiers instants. Paul Goze, s'il a le prénom du héros romantique et tragique du Paul de Virginie, n'en a pas vraiment le style. Pourtant, le club espère encore reprendre son aventure avec l'ouvreur néo-zélandais.

C'est que, quand le coeur parle, la raison s'égare. Mourad Boudjellal, dont les avances ont déjà été rejetées une fois par le beau Dan, est à l'origine de la rumeur selon laquelle entre Perpignan et Carter, tout était fini. "C'est pas pour toi", semble-t-il dire à l'USAP. Ah, l'amour...

A part ça, à Bayonne, Manny Edmonds ne sera pas du déplacement et Bosch jouera en numéro 10. Quant au Gallois James Hook, il est toujours sur les tablettes de l'USAP

19/09/2010

Le soulagement de Brunel

 


 

Habituellement très calme, Jacques Brunel a laissé éclater sa joie et son soulagement après la rencontre face au Stade Français. La vidéo de Jean-Luc Bobin a saisi ces moments qui en disent long sur le soulagement du manager et de son staff. Dos au mur, l'USAP s'en sort par la plus petite des marges, le ballon en équilibre sur la main de Porical, après son coup de pied, pendant quelques secondes où le temps semblait suspendu, étant le symbole du match.

La suite ? C'est Bayonne. Ancien leader et récent battu à Toulouse. Edmonds qui pourrait faire son retour sur la pelouse de son ancien club. C'est les allers-retour à l'infirmerie. L'inquiétude est de mise pour Guirado (touché au sternum mais sans fracture) alors que Tincu devrait reprendre l'entraînement lundi. Sid (luxation de l'épaule) ne sera pas du déplacement à Bayonne pendant que le retour de Mélé est annoncé pour dans deux semaines.

18/09/2010

Retour du bout de l'enfer

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C'est le genre de victoire difficile et finalement belle qui peut lancer une saison. En tout cas, l'USAP est revenue d'un voyage au bout de l'enfer l'emportant d'un petit point (22 de points de Porical contre 21 pour les Parisiens) au cours d'un match où toutes les conditions d'une défaite étaient réunies.

Il y avait d'abord la fébrilité, partagée par les deux équipes sous pression avant le coup d'envoi. Il y a eu ensuite les deux cartons jaunes récoltés par Florian Cazenave et David Marty en première et deuxième mi-temps. Sur le premier, les Parisiens marquaient grâce à Arias. Mais ils encaissaient aussi six points de pénalités sur des ruades de révolte des Catalans (bilan des 10 minutes : 6-5 pour l'USAP).

Mais un essai de Valancon, frère jumeau de celui encaissés contre Bourgoin la semaine précédente, sur une balle bêtement perdue permettait au Stade Français de mener 18-12 à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, Marty sortait dix minutes. Les Parisiens connaissaient alors un énorme temps fort. l'orage grondait : deux essais étaient refusés sur vidéo-arbitrage et c'est au contraire Porical qui faisait parler la foudre. Il récupérait une chandelle tapée pour lui-même et marquait l'essai qui donnait l'avantage au score aux Perpignanais.

Il restait alors 25 minutes à jouer et elles seront totalement catalanes. KO, les Parisiens subissaient la furia des Perpignanais qui ne les lâchaient plus. Ce match va leur faire du bien.

16/09/2010

Retrouver le "mojo"

C'est une sorte de fluide magique ou de petite amulette vaudou appelée "mojo". Un truc difficile à définir mais qui contient l'énergie, le savoir-faire qui vous donne des ailes. Le cultissime docteur Denfer pense avoir capturé le "mojo" d'Austin Power et décide de la boire comme un breuvage magique.

L'USAP en ce moment, est à la recherche de son "mojo". La qualité de jeu, la confiance, la lucidité, autant de qualités de cette équipe ces deux dernières saisons doivent être quelque part dans l'air d'Aimé-Giral. Tout cela n'a pas pu s'envoler d'un coup et il s'agira de le retrouver face au Stade Français.

Pour y parvenir, les Catalans invoqueront leur vaudou à eux. Ce sera engagement physique, pression et volonté de fer. En général, ce sont les pierres blanches suivies par les Perpignanais lorsqu'ils sont perdus, ce qui est le cas actuellement. Objectif : retrouver le "mojo".

14/09/2010

Toujours autant de chance...

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Rimas Alvarez-Kairelis et Manny Edmonds ne seront pas là samedi pour le "choc" face au Stade Français. Le deuxième ligne argentin souffre d'une entorse du genou depuis le match contre Bourgoin, le numéro 10 australien n'est pas encore remis d'une déchirure musculaire (il pourrait faire sa rentrée contre Bayonne, son ancien club, le week-end suivant).

Bref, malgré les retours de Vivalda, Michel et Géli, les ennuis continuent pour l'USAP et ce n'est pas vraiment étonnant. Les ennuis d'effectif obligent les joueurs à puiser dans leurs réserves dès le début de saison. Le grand nombre d'internationaux a contraint à une préparation assez hétéroclite et, pour finir, les difficultés du numéro 10 et plus largement de la charnière, ont atteint la confiance collective. Une victoire demande donc plus d'efforts que nécessaire à l'image de la rencontre face à Bourgoin, difficile du début à la fin.

Tout va bien donc avant la venue d'une équipe parisienne qui tarde elle-aussi a trouver la bonne carburation.

Les deux photos d'Alvarez-Kairelis et Edmonds sont signées Jean-Luc Bobin et extraite d'un diaporama spécialement mis en ligne pour les "fans" facebook de lindependant.com. Pour s'inscirire, c'est ici.

 

 

 

 

13/09/2010

Croisé à Aimé-Giral : Jean Puginier


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Nouvelle rubrique aujourd'hui sur "USAP petit côté" avec ce "croisé à Aimé-Giral" (rien à voir avec Godefroy de Bouillon) qui proposera un petit portrait rapide de quelqu'un que l'on a rencontré au stade un jour de match. Forcément, c'est subjectif et même, cela doit beaucoup au hasard de la rencontre.

Bref, Jean Puginier, ce n'est pas difficile de le croiser puisqu'il est en tribune de presse où il fait le consultant pour France Bleu Roussillon. Une reconversion assez logique pour lui car Puginier est un cas à part dans l'honorable confrérie des "gros".

Habituellement, la première ligne est un repère de "taiseux". On y entend une mouche voler, piliers et talonneurs privilégiant les actes à toute autre forme de communication. "La Puge" est une exception car c'est un incorrigible bavard. Pas étonnant qu'il parle dans le micro où il fait usage de son sens de la formule tout en forçant un peu sa nature pour se montrer sévère quand ça le justifie.

Pour les plus jeunes, rappelons que Jean Puginier a fait une très belle carrière à l'USAP pendant pratiquement toutes les années 90. Pilier gauche à la fois solide en mêlée et très habile balle en main, il préfigurait les piliers d'aujourd'hui et son style rappelait, en moins puissant, celui d'un Perry Freshwater aujourd'hui.

11/09/2010

C'est vraiment pas le Pérou

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Pas la peine de tourner autour du pot. Une semaine après le match nul d'Agen (23-23) et une autre semaine avant la venue du Stade Français, la victoire de l'USAP face à Bourgoin (27-20) n'est surtout pas de nature à rassurer les Catalans, joueurs comme supporters.

Menée à la mi-temps 10-9, les Perpignan l'ont finalement emporté grâce à deux essais de Farid Sid mais en produisant un rugby très peu engageant. Il y a pourtant du talent derrière (Mermoz encore excellent, Porical sur quelques fulgurances, Sid pour son explosivité) et de la puissance devant (Tchalé-Watchou, Mas ou Guirado) mais l'ensemble n'est pas bien coordonné, le fond de jeu très approximatif.

Les difficultés récurrentes de la charnière y sont pour beaucoup et nuisent à l'alternance du jeu. Pour résumer, l'USAP a pilonné dans l'axe et réussi quelques coups derrière sur des inspirations individuelles. Mais c'est Bourgoin et un très bon Tchougong qui ont fait impression. Les Berjalliens sont sortis sous les applaudissements d'Aimé-Giral avec le point de bonus défensif en poche. L'USAP est bien entendu très loin du bonus offensif (2 essais partout).