30/05/2010

Bonne cervoise à tous les bougnats

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Que faire quand on se réveille sans le Bouclier ? Féliciter ceux qui l'ont récupéré, surtout quand ils sont à sa poursuite depuis si longtemps.

Donc, amis bougnats qui avez gagné le Bouclier Arverne à la 11e tentative (l'album en question est le 11e de la série des Astérix), carpe diem... Profitez en bien par Toutatis... Conseil parfaitement inutile d'ailleurs vu ce qui s'est passé dans la nuit de samedi là-bas.

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Bonne cervoise, donc, et bons banquets à tous les amis de là-bas, Pierrot-les-plus-belles-moustaches de la Montagne, Laure et Fernand (dit Clermont-Fernand), Cécile (qui est un peu catalane aussi), Martine et Didier de pas très loin d'Ambert et d'Issoire, Pierre du Saint-Jean, le roi de l'Aligot à Perpignan, Caroline qui le mettra dans son jardin et tous les autres.

Après être monté en haut de Canigou, le Bouclier de Brennus va donc explorer les volcans et, surtout, rencontrer enfin la statue de Vercingétorix (la photo est de Fernand) qui l'attend depuis si longtemps, place de Jaude.

Malédiction !

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Comment expliquer l'inexplicable ? Par le surnaturel, bien sûr... Les anciens m'avaient, nous avaient, prévenus. Une malédiction pesait sur l'USAP depuis la double confrontation de 1938 et 1939 contre Biarritz. Rappelons que l'USAP, après avoir gagné la première finale, s'était inclinée la saison suivante. Et que le grand père de Jérôme Porical jouait ces deux matches, funeste présage pour le buteur en panne de réussite au Stade de France.

Donc, la malédiction du grand père s'est abattue sur l'USAP. C'est un truc, on peut rien y faire, comme le mystère de la grande pyramide, les "Cigares du Pharaon" ou le bien nommé "Bouclier Arverne".

images-1.jpg Plus sérieusement, la victoire de Clermont est logique. L'USAP a raté sa finale, laissant l'initiative à l'adversaire, décevant en touche, dans le jeu au pied et par son manque d'initiative au centre. Bref, ses points forts habituels. Le mérite en revient à la rage de Clermont, la qualité de sa préparation. Même si quelque chose nous dit qu'en inscrivant les deux pénalités largement à sa portée d'avant et d'après la mi-temps, Porical aurait pu provoqué l'effondrement de Clermont. Mais il faut croire que c'était l'année des volcans...

29/05/2010

A la une de l'Indep

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28/05/2010

Un coup dans l'aile : Sid forfait

Incertain depuis le milieu de la semaine, Farid Sid a finalement déclaré forfait pour la finale contre Clermont samedi au Stade de France. Il sera remplacé par Adrien Planté qui relève de blessure. Malchanceux avec ses ailiers, l'USAP doit déjà se passer de Candelon depuis le début des phases finales. En revanche Gavin Hume tient sa place. A Clermont, Privas a été préféré à Pierre : option puissance en deuxième ligne.

USAP : 15. Porical - 14. Planté, 13. Marty, 12. Mermoz, 11. Manas - 10 (o). Hume, 9 (m). Durand - 7. Perez, 8. Tuilagi, 6. Tonita - 5. Tchale-Watchou, 4. Olibeau - 3. Mas (cap), 2. Guirado, 1. Freshwater.
Remplaçants : Tincu, Schuster, Pulu, Vilaceca, Le Corvec, Mélé, Laharrague, Grandclaude.

Clermont : 15. Floch - 14. Nalaga, 13. Rougerie (cap), 12. Joubert, 11. Malzieu - 10(o). James 9(m). Parra - 7. Lapandry, 8. Vermeulen, 6. Bonnaire - 5. Privat, 4. Cudmore - 3. Scelzo, 2. Ledesma, 1. Domingo
Remplaçants : Cabello, Zirakashvili, Debaty, Pierre, Audebert, Senio, Lavea, Canale.

Arbitre :
Christophe Berdos

Pourquoi l'USAP va gagner

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Ok, avec un titre comme celui-là, je peux me faire ramasser dimanche. Mais tant pis, puisqu'il faut se mouiller avant la finale, j'explique pourquoi je fais le malin comme ça :

- parce que le rugby est plutôt une science exacte. Que le titre récompense très souvent le meilleur pendant l'ensemble de la saison que que ça fait tout simplement deux ans que le meilleur, c'est l'USAP.

- parce que les Perpignanais ont largement dominé les Clermontois à Aimé-Giral lors du match aller de cette saison et que, s'ils ont perdu au retour à Marcel-Michelin, ils ont cependant été à deux doigts de l'emporter.

- parce qu'en demi-finale, Perpignan a éliminé le champion d'Europe alors que Clermont a beaucoup souffert contre Toulon et, avant, contre le Racing.

- parce que l'USAP démontre une force collective vraiment impressionnante cette saison et une réelle capacité à répondre présent pour les grands événements alors que Clermont traîne comme un boulet ses finales perdues.

- parce que les Perpignanais ont moins de mauvais souvenir au Stade de France que Clermont.

- parce que leur équipe est plus complète dans toutes ses lignes et possède un jeu plus varié que Clermont même si les individualités sont du côté auvergnat.

Et voilà... J'ai bien sûr volontairement oublié de parler de l'apport de Morgan Parra, de la sérénité retrouvée de Brock James, de la volonté de revanche du pack clermontois et, surtout, du danger principal, du piège grand ouvert sous les pieds des Catalans : l'excès de confiance (à cause par exemple de ces blogueurs qui font des raisonnements).

27/05/2010

L'USAP gagne à être connue

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Pas assez reconnue l'USAP ? On se souvient que Jacques Brunel, au soir de la victoire en finale du 6 juin 2009 avait eu une réaction dans le genre "Aimé-Jacquet". Il estimait que son équipe n'était pas jugée à sa juste valeur et ne bénéficiait pas, dans les médias, de l'intérêt que ses performances méritaient.

Un an plus tard, la situation est quasiment la même. Elle a probablement même empiré compte tenu de l'absence de Dan Carter qui a lui seul avait assuré 80 % de la médiatisation du club. Et ce malgré le standing nouveau de l'USAP : champion en titre, premier de la phase régulière, vainqueur du champion d'Europe en demi-finale et avec un capitaine qui vient de réussir le Grand Chelem en étant sacré meilleur pilier droit d'Europe.

N'empêche, au plan national, les médias ont du mal à "accrocher" sur l'USAP. Pour des raisons peut-être pas toujours mauvaises : pas assez d'internationaux (Toulouse, Paris, Clermont en comptent beaucoup plus), manque d'une personnalité hyper-médiatique style Blanco, Boudjellal ou Saint-André, performances décevantes en Coupe d'Europe ces dernières saisons, éloignement géographique conjugué à une identité peu connue...

Mais surtout, l'équipe repose sur des valeurs un peu hors d'âge. Le primas du groupe sur l'individu, le recrutement local, la combativité comme première vertu... Pour comparer avec le foot, c'est un peu comme si les Verts de Saint-Etienne de la grande époque (on parle ici aux plus vieux) se retrouvaient en Premier League aux côtés du Chelsea d'Abramovich, de Manchester et d'Arsenal.

L'USAP fait un peu trop seventies ? Oui mais elle gagne quand même à être connue.

Allez, un petit karaoké pour finir...

24/05/2010

Embrouillamini, embrouilles à miner

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Pour les amateurs d'embrouilles, la finale USAP-Clermont est riche de promesses. Comme cela arrive souvent lorsque deux rivaux se croisent un peu trop souvent lors de matches importants, les petites embrouilles et grosses polémiques se sont accumulées au fil des rencontres pas toujours très romantiques pour constituer une petite armée de "cadavres dans les placards".

La situation rappelle par exemple l'ambiance électrique entre Biarritz et le Stade Français qui, au milieu des années 2000, avait eu besoin d'une belle bagarre en finale pour crever l'abcès. On se souvient aussi qu'entre Perpignan et Paris (déjà), la fin des années 90 et le début des années 2000 avaient été marquées par quelques grosses affaires, du coup de poing de Marc Lièvremont sur Serge Simon à la blessure du même Simon quelques mois plus tard à Aimé-Giral jusqu'à l'envahissement du terrain lors d'un quart de finale à Colomiers.

Entre Clermont et l'USAP, a rivalité remonte à la finale de l'an dernier. Deux incidents majeurs : la blessure à l'épaule du pilier Martin Scelzo lors d'une entrée en mêlée sans concession et le coup de point de Le Corvec sur Cudmore lors du même match. A Aimé-Giral, au match retour, le même Cudmore écopait d'un carton rouge pour une charge à retardement sur Pérez, Tchalé-Watchou étant ensuite suspendu pour avoir joué les justiciers. Enfin,à Clermont, Le Corvec retrouvait Cudmore pour une suspension de 40 jours après avoir été accusé d'une fourchette par le délégué du match et non sans avoir encaissé un solide bourre-pif de la part du Canadien.

Comme l'arbitre, monsieur Berdos, a été au coeur d'une polémique lors du barrage entre Clermont et le Racing, cette finale promet d'exciter au moins les imaginations, les deux équipes ayant peut-être d'autre choses bien plus importantes à régler pour conquérir le Brennus. Comme le chantait Bobby Lapointe, sont-elles de nature ces embrouilles à miner la finale ?


21/05/2010

Durand-Parra : quel premier de la classe ?

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L'expression m'a été glissée par un collègue (genre secret de fin de repas) et probablement remonte-t-elle à une sagesse encore plus ancienne, transmise uniquement oralement.

Il y aurait donc, selon cet oracle, deux sortes de demi-de-mêlée, pas une de plus. Première, catégorie : les "premiers de la classe". Seconde catégorie, les "fout la merde" (passez moi l'expression). Fabien Galthié, par exemple, serait un "premier de la classe" pour son mélange de talent, d'application et d'intelligence tactique. Jacques Fouroux appartiendrait, lui, à l'autre catégorie dont il pourrait même être le prototype pour sa hargne, sa malice et sa façon qu'il avait de "faire grimper ses avants aux arbres" ce qui revenait souvent à "foutre la merde".

On vous laisse le plaisir de classer de cette façon les grands demi-de-mêlées de vos souvenirs (Ballaneda-Foussat par exemple) pour ne s'intéresser qu'aux deux protagonistes de la finale à venir à savoir Morgan Parra et Nicolas Durand.

Commençons par Morgan Parra : le jeune lorrain a gagné haut la main ses galons de "fout la merde" lors des deux matches de phases finales disputées par son équipe. A l'origine de la plus grosse polémique de la saison (le carton jaune reçu par le Racing en barrage), il s'est fait une spécialité de provoquer les adversaires. Contre Toulon, il a même joué pour lui-même des pénalités sifflées en faveur de l'adversaire, espérant on ne sait quelle embrouille.

Véritable leader de son équipe, certains estiment même qu'il a transfiguré Clermont. Il a en tout cas plongé Pierre Berbizier (que je classe personnellement parmi les premiers de la classe) dans une froide colère.

Le cas de Nicolas Durand est un peu plus complexe. Sa mèche de mauvais garçon, son regard malin, cette façon de jouer pour lui-même quelques très jolis (ou très mauvais) coups indiqueraient que l'on a affaire à un honorable représentant de la confrérie des enquiquineurs de première.

Mais le Durand qui réussit à l'USAP depuis deux ans brille pour d'autres raisons. ll a su discipliner ses énormes qualités, apprendre à gérer les temps forts et les temps faibles de son équipe, découvrir qu'en jouant pour les autres, il n'avait jamais été aussi bon. Bref, Nicolas Durand, c'est le petit malin du fond de la classe prêt du radiateur qui passe au premier rang.

16/05/2010

Deux ou trois petites choses à propos d'USAP-Clermont

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Outre cette photo très sympa de Philippe rouah, voici quelques considérations sur l'USAP et Clermont qui se retrouveront en finale du Top 14 le 29 mai prochain, comme la saison dernière.

 

- c'est la deuxième fois seulement dans l'histoire que les deux mêmes équipes disputent la finale deux années de suite. En 1938 et 1939, Biarritz et... Perpignan avaient déjà connu semblable expérience. Perpignan avait gagné la première 11-6, Biarritz la seconde 6-0.

- c'est la quatrième finale consécutive de Clermont. Les "Jaunards" ont perdu jusqu'ici contre Perpignan (22-13), Toulouse (26-20), le Stade Français (23-18).

- depuis 1994, c'est la septième finale de Clermont qui a perdu quatre fois contre Toulouse (1994, 1999, 2001, 2008), une fois contre le Stade Français (2007) et une fois contre Perpignan (2009). C'est la quatrième finale de l'USAP qui en a perdu deux (2004 et 1998).

- les deux derniers titres de l'USAP ont été conquis contre Clermont. Le challenge Yves Du-Manoir en 1994 et le bouclier de Brennus en 2009.

- l'USAP compte sept titres de champion de France, Clermont aucun.

- remporter deux titres consécutifs est un exploit très courant. Dans le passé le plus récent, il a été réussi par Biarritz (2005-2006), le Stade Français (2003-2004) ou encore Béziers, grand spécialiste du genre (1983-1984, 1980-1981, 1974-1975), 1972-1974). Sans compter les quatre victoires du Stade Toulousain entre 1994 et 1997.

- l'USAP a perdu presque autant de finales de championnat que Clermont : 8 contre 10 pour les Auvergnats.

- l'USAP est invaincue depuis trois matches au Stade de France (victoire en finale, un nul et une victoire contre le Stade Français). Clermont y a perdu ses quatre dernières finales et sa dernière confrontation avec le Stade Français. Les Clermontois ont gagné à Saint-Denis en 2009 (21-19).

Voilà...

15/05/2010

Une petite idée de pélerinage

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L'adorable petite chapelle en photo est notre idée de pélerinage pour la semaine. Dédiée à Saint-Jérôme (Porical, bien sûr) elle se situe du côté d'Argelès-sur-mer dans un style dit préroman et en tout cas typique du département.

On pourrait suggérer aux supporters de l'USAP de s'y rendre désormais chaque 15 mai en ce jour où le pied de Jérôme Porical a terrassé le dragon toulousain. Si rien n'indique dans l'hagiographie de Saint-Jérôme qu'il ait jamais marché sur l'eau, le petit Porical a incontestablement connu cette grâce au Stade de la Mosson vendredi soir.

Il a inscrit 21 points dont plus de la moitié (12) sur quatre pénalités au delà des 50 mètres. La plus remarquable : celle par laquelle l'USAP est "passé devant" menant 14 à 13 sur un coup de pied phénoménal de 57 mètres rebondissant sur la barre avant de passer du bon côté comme sur le coup d'une intervention divine.

Comme Saint-Jérôme, représenté par les plus grands peintres de Léonard de Vinci au Gréco en passant par le Caravage ou Dürer, "Popo" n'est pas l'homme d'un seul chef d'oeuvre : il avait déjà signé une pièce de maître lors de la finale 2009.