24/04/2010

Aimé-Giral en technicolor

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L'USAP fait vraiment bien les choses. Pour un match dont le résultat était connu d'avance, il y a eu...

- plein de couleurs, de bruits, de joie...

- les nouveaux maillots avec quatre bandes blanches sur les épaules et le drapeau catalan en bandeau sur des chaussettes bleu azur.

- les adieux des "partants". Christophe Manas et Nicolas Durand sortis seuls des vestiaires avant d'être remplacés pour recevoir leur ovation, debout d'Aimé-Giral qui a également salué Vaki et Naulu. L'USAP a même fini à 14 pour pouvoir faire sortir Manas, M. Bonhour (l'arbitre qui jouait aussi son dernier match de Top 14 mais est resté jusqu'au bout) refusant l'entrée de Tincu.

- le belle sportivité du public catalan acclamant l'équipe qui jouait aussi son dernier match de Top 14, la "Bronca" accueillant même les Pom-Pom Girl albigeoise ce qui, c'est vrai, peut parfaitement se comprendre.

- le "salto avant" de Phil Burger sur le dernier essai perpignanais. Il a même pensé à aplatir.

- la première place du Top 14 pour la deuxième année consécutive.

- une demi-finale à Montpellier.

- la perspective d'un nouveau titre.

(Les barrages opposeront Toulouse et Castres d'un côté, Clermont et le Racing de l'autre. L'USAP est directement qualifiée pour les demi-finales en compagnie de Toulon).

23/04/2010

Ma photo avec le bouclier

8326_1056430470147_1807436609_121831_4292149_s.jpgSamedi 23 avril, USAP-Albi est le dernier match où il sera encore possible de se faire photographier avec le Bouclier de Brennus. Si, par extraordinaire, vous n'avez pas encore votre photo avec le Bouclier, Albi est le saloon de la dernière chance. Après le match, Brennus fera encore une ou deux balades dans le département et repartira sur Paris avant les phases finales.

Ma photo avec le Bouclier.... Avec un titre comme celui-là, forcément, je suis obligé de publier la mienne, de photo du jour où j'ai croisé le "bout de bois". Moi, c'était par hasard, dans une soirée un peu chabada (et merci à Fred Venarrecchi pour la photo). Genre un vieux pote qu'on reconnaît dans la foule. Comme beaucoup, j'en ai carressé le bois, histoire de vérifier si y'avait des ondes.

On imagine des fantômes du passé, des effluves de troisième mi-temps, des bulles de champagne échappées du vestiaires, des levés de soleil sur les visages des fêtards à Paris au mois de juin, un pied de cochon mangé ...

On imagine aussi une interminable tournée des villages, des bars, des particuliers. Il se dit qu'un jeune marié l'a pris comme témoin, qu'une partie a sombré au large de Saint-Marie, qu'on y a servi du thé à la menthe sur le rond doré, reconverti en plateau. Combien de dizaine de milliers de personnes ont leur photo avec le Brennus ? Impossible à dire. Il est partout : dans le moindre commerce, plusieurs fois par jours dans l'Indépendant, au dessus des cheminées, sur les profils facebook.

Dernière chance pour ceux qui n'ont pas leur photo avec le Bouclier.

22/04/2010

Pilou-Pilou sur un volcan

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Et voilà... A cause d'un volcan, l'Eyjafjöll, j'ai perdu l'occasion de parler d'un autre cratère, le Vélodrome pendant Toulon-USAP. Dommage parce que j'avais gardé de côté une Gorgone histoire d'illustrer les Pilou-Pilou.

Pourquoi une Gorgone ?

A cause des "femmes echevelées' bien sûr. Voici les paroles :

Ah ! Nous les terribles guerriers du Pilou Pilou
Qui descendons de la Montagne vers la Mer
Pilou Pilou !!!!
Avec nos femmes échevelées allaitant nos enfants
A l'ombre des grands cocotiers blancs
Pilou Pilou !!!!
Nous les terribles guerriers poussons notre terrible cri de guerre
Aaaarrggghhhh !
J'ai dit "notre terrible cri de guerre !!!!"
Aaaarrggghhhhhhhhhhh !
Parce que Toulon
Rouggggeeee !!!!"
Parce que Toulon"
Noooiiiirrrr !!!!!"
Parce que Toulon"
Rouge et noirrrr !!!!"

La Gorgone est un beau mythe méditerranéen là où le pilou-pilou, à l'évidence, lorgne du côté du folklore polynésien. La danse guerrière du Pilou-Pilou, attribuée par les voyageurs du XVIIe siècle aux indigènes de ces îles a inspiré ce refrain, entre chants de marins (Toulon est un port de guerre) et probable fascination pour les rugby maori.

L'auteur des parole est Marcel Bodrero, joueur de la fin des années 40 et surtout éducateur du RC Toulon. Il a notamment entraîné avec Jean Carrère, catalan et ancien maire d'Argelès, à l'origine d'une mini-filière catalane qui a également compté Jo Galy et Jo Maso.


08/04/2010

Delmas impressionné par l'USAP

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En course en ce week-end de Coupe d'Europe avec le Stade Français, qui affronte Toulouse dimanche, Jacques Delmas se dit impressionné par l'USAP. Et pas seulement parce que son équipe a perdu à Aimé-Giral (44-23, photo) voici deux semaines.

"Cela fait six mois que je dis qu'ils vont se succéder à eux-mêmes, affirme tout de go l'ancien entraîneur biarrot. C'est vraiment une équipe très compliquée à jouer. Pour les phases finales, je souhaite bien du courage à leurs adversaires pour savoir par quel bout les prendre. La plus grande force de cette équipe : l'équilibre. Et ça, l'USAP le doit à Jacques Brunel".

Le regard de Jacques Delmas a cela d'intéressant qu'il reconnait dans la dynamique perpignanaise quelque chose qui lui évoque celle de Biarritz, équipe avec laquelle il avait réussi le doublé en 2005 et 2006.

07/04/2010

Des nouvelles de John Daniell

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John Daniell, ce deuxième ligne néo-zélandais qui a joué à l'USAP de 2000 à 2003 avant d'évoluer à Montpellier est devenu écrivain et journaliste. Son livre "Confession d'un mercenaire kiwi" dans lequel il raconte entre ironie et nostalgie son expérience dans le rugby français a été publié en France, en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne.

C'est dans ce dernier pays qu'il a connu un beau succès. Il a même été sélectionné, fin 2009, dans la "short list" de six ouvrages sélectionné pour le bookmaker "William Hill" pour le prix du meilleur livre sportif de l'année.

S'il n'a pas été élu numéro 1, cette distinction lui a garanti une jolie carrière en librairie.

Actuellement, il prépare un autre ouvrage mais qui ne concernera pas le rugby...

04/04/2010

L'USAP au pays des merveilles

 

Clermont battu, Toulouse laborieux et Toulon dangereux. Mais l'USAP qui gagne, gagne, gagne... Victorieux en patron à Castres (17-11) l'USAP est quasiment assurée de se qualifier directement pour les demi-finales. Restent un déplacement à Toulon et une victoire à cinq points promise contre Albi.

Surtout, les Catalans ont montré une fois de plus qu'ils ne sont jamais meilleurs que contre les meilleurs. Comme Alice, l'USAP n'est jamais aussi à l'aise qu'au pays des merveilles.

02/04/2010

De l'autre côté du miroir

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En cette période où le film de Tim Burton "Alice au pays des merveilles" est sur les écrans, les joueurs et entraîneurs de l'USAP l'affirment tous dans un bel ensemble : "Castres nous ressemble" ou "on a l'impression de se regarder dans un miroir". Même culture du combat, mêmes racines rurales, mêmes ailiers de petite taille, même façon de construire un rugby classique et de bon goût, construit sur les bases (conquête-défense) et pas du tout "manchot" pour donner plus d'alternance au jeu.

Déjà, dans les années 90, le même phéonmène de mimétisme avait été noté à propos des duels entre le CO (celui de Rui, Pagès et Whetton) et l'USAP (de Macabiau, Majoral et Britz) dans un registre un peu plus "rustique".

Contre Castres, l'USAP fera donc comme Alice, elle passera de l'autre côté du miroir. Objectif : arrêter le temps comme le Lièvre de mars en restant en tête du classement, faire perdre la tête à son adversaire comme le Chapelier fou et se méfier des coups de la reine de coeur méconnaissable dans la peau de Romain Teulet.

 

01/04/2010

Le Bouclier pour la Sanch

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Vont-ils mettre leur projet à exécution ? Il se dit qu'une petite coterie d'originaux se réunissant sous des voutes de la vieille ville projetterait de faire défiler le Bouclier de Brennus à l'occasion de la procession de la Sanch dans les rues de Perpignan vendredi.

S'appuyant sur des complicités parmi les membres de plusieurs confréries, le petit groupe envisagerait de faire porter le célèbre trophée sur les épaules de quatre processionnaires en "caperutxa" dont les costumes seraient exceptionnellement de couleur rose afin de célébrer la victoire contre le Stade Français.

Dans le but de mettre en évidence l'alliance entre tradition gauloise et catalane, le manageur Jacques Brunel -choisi pour ses magnifiques moustaches- serait hissé sur le Bouclier comme un vrai chef gaulois.

Le cortège partirait bien sûr de l'église Saint-Jacques.