31/03/2010

La prochaine mascotte sera un âne

images-1.jpg

usap-jlb009.jpg

Un âne. La prochaine mascotte de l'USAP reprendra le thème désormais très populaire du "burro" catalan, appelé "ruc català" au sud.

La silhouette de l'âne est devenue très populaire à l'arrière des voitures d'abord en catalogne du sud, où il s'oppose au taureau qu'il entend tourner en dérision, ensuite au nord.

Une mascotte, aux airs de m'n'ms géant, appelée Axurit (en référence au catalan "eixurit" que l'on pourrait traduire par "débrouillard" ou "affranchi")  existe déjà. Elle est réservée à l'association et n'a jamais vraiment construit sa notoriété notamment par son aspect trop statique. Les mascottes références du rugby "Pottoka" à Bayonne ou l'ours palois ont bâti leur réputation dans un style bondissant, accompagnant les moments forts du match.

La future mascotte en est actuellement au stade du casting, façon "vache qui rit". "Trop méchant" ou "pas assez intelligent", son aspect est encore en cours de construction. Après il faudra lui donner un nom. Si vous avez des idées...

NB : l'illustration représente le "burro" collé sur les voitures. La mascotte est, pour l'instant, encore à l'état de projet.

Collection arlequins

4203532602_81748a25e2.jpg

Une convocation par télégramme à un entraînement (probablement la reprise) datant du 31 août de la saison 1923-1924 des Arlequins de Perpignan. C'est la trouvaille d'internaute transmis au merveilleux blog rugby pioneers qui se propose, en anglais, de collecter archives et témoignages vintages sur les années héroïques du rugby.

Nous passons ici une vignette de cette fameuse convocation mais ne ratez surtout pas l'occasion d'aller faire un petit tour sur ce site suavement "vintage". Dernière précision : en 1924, l'US Perpignan (merci pour le rectif, voir ci-dessous) a été finaliste (battus 3-0 par le Stade Toulousain) avant de s'imposer en 1925.

27/03/2010

Encore une histoire de fesses

6-dieuxdustade2010-3.jpg

Tout ça n'est qu'une histoire de fesses. Si David Mélé ne s'était pas accroché au short de Gasnier, comme un naufragé du Titanic attrape un débris flottant sur l'eau, l'histoire aurait pu être complètement différente. Le Stade Français aurait ouvert logiquement la marque après neuf minutes un peu timorées des Catalans. Aimé-Giral, déjà vaguement inquiet, serait carrément devenu supertitieux, convaincu que la malédiction de la grande pyramide n'est rien à côté de celle qui s'acharne sur ceux qui osent porter le maillot du numéro 10. L'espoir aurait changé de camp, le doute aurait commencé son affreux travail de démolition lente.

Au lieu de ça, les spectateurs catalans, de grand inquiets qui ne demandaient pourtant qu'à être effrayés, n'ont vu qu'une paire de fesses. Comme si une séance photo pour le calendrier avait été improvisée sur la pelouse. Entre exploit défensif et image incongrue, les supporters n'ont retenu que le comique de la situation, trop contents d'échapper aux démons qui peuplaient déjà leurs cauchemars pour n'apercevoir qu'un coin des "Dieux du Stade".

Cette histoire a donc détendu tout le monde. L'idée simple que la meilleure façon de gagner est de jouer a envahi l'air printanier ; David Marty et Maxime Mermoz ont décidé de s'amuser. L'USAP a donc battu le Stade Français 44-23 dans une cavalcade de rugby offensif, avec une joyeuse légèreté dans la prise de risque. Mais peut-être que tout s'est joué dans ce drôle de moment où un type les fesses à l'air tentait de continuer d'avancer pendant qu'un autre s'accrochait à ses fondements raclant la pelouse.

23/03/2010

Azéma vers Clermont

Franck Azéma, entraîneur des trois-quarts de l'USAP et ancien joueur de l'AS Montferrand, serait en partance pour Clermont. Arlettaz ou Manas pourrait lui succéder.  Cliquez ici.

22/03/2010

Grands "chelemards" catalans

MAS-2-1.jpg

L'entraîneur et le manager du XV de France qui vient de remporter le Grand Chelem 2010 sont d'anciens joueurs de l'USAP. En plus de Marc Lièvremont et de Jo Maso, Jean Dunyach, vice-président de la FFR responsable des équipes de France, est lui-aussi catalan même si sa carrière l'a mené de Thuir à Agen sans passer par le club perpignanais. Deux joueurs en activité, Mas et Marty, ont participé à l'aventure. Le point sur les Grands Chelemards de l'histoire de l'USAP.

 

1968 : Hey Jo. Au coeur des "swinging sixties", les cheveux longs de Jo Maso font encore scandale en équipe de France et son style aérien et libéré ne passe pas toujours à Aimé-Giral (centre de 64 à 68, Jo jouera ensuite à Toulon et Narbonne). Qu'importe, le catalan participe au premier Grand Chelem de l'histoire du XV de France. A Cardiff, l'Arms Park est encore en bois, il y a encore des mineurs au Pays-de-Galles et la fête à Cardiff a l'insouciance de ces années-là.

1977 : Anarchy in the UK. Comme les 14 autres joueurs de ce grand Chelem historique, Jean-François Imbernon a disputé la totalité des matches de cette épopée sauvage et belle qui a fait trembler la Grande-Bretagne. Au sein d'un pack "d'animaux" (selon la presse British) "Jef" forme avec Michel Palmié une deuxième ligne de légende. Regroupés au sein des "Barbarians", cette génération restera très unie et influente dans le rugby français.

1981 : Bohemian Rhapsody. Vainqueur comme joueur, Jacques Fouroux l'est également comme entraîneur. Il se trouve un héritier sprirituel, Pierre Berbizier, et fait appel aux vieux guerriers, notamment à Jean-François Imbernon qu'il considère comme indispensable. Il fait équipe avec Daniel Revailler et pousse derrière Robert Paparemborde. C'est le deuxième Grand Chelem pour le deuxième ligne de l'USAP qui gagne ses galons d'avant légendaire du XV de France.

 

1998 : Blue Brothers. En 1987 et 2002, aucun joueur de l'USAP ne participe au Grand Chelem. En 1998, en revanche, Thomas Lièvremont est capitaine de l'équipe catalane et réussit un grand match pour sa première sélection en numéro 8 face à l'Angleterre au Stade de France. A ses côtés, son frère Marc qui jouait la saison précédente encore à Perpignan et vient d'être transféré au Stade Français. Thomas contribuera également à la venue de raphaël Ibanez l'année suivante à l'USAP et remportera un autre Tournoi, en 2004. a ce moment-là, il portera les couleurs de Biarritz.

2010 : MASive attack. Deux joueurs participent à ce Grand Chelem drivé par un encadrement catalan. A 30 ans, Nicolas Mas est au sommet de son art. Il cale le côté droit de la mêlée française et monte en puissance à mesure que passe le Tournoi. Très bon à Cardiff, il est le symbole du courage tricolore pour la victoire décisive contre l'Angleterre et réussit même l'exploit de rendre crédible le Talent d'or. Son compère David Marty a été confronté, au centre à la concurrence du surpuissant Bastareaud. Deux essais contre l'Italie, deux très bonnes rentrées contre Galles et surtout l'Angleterre démontrent qu'il faut compter avec lui.

19/03/2010

Le Corvec suspendu pour "brutalité"

Modifié à 18 h 20. Lavé du soupçon de fourchette mais suspendu tout de même quarante jours (trois matches) pour brutalité : la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby a rendu son verdict vendredi dans l'affaire Le Corvec-Cudmore faisant suite à l'accrochage entre les deux joueurs lors de la rencontre Clermont-USAP.

Le troisième ligne-aile catalan a déjà été suspendu (à titre conservatoire) pour le match USAP-Biarritz ; il le sera encore face au Stade Français dans 10 jours à Aimé-Giral puis à Castres avant de revenir pour affronter Toulon. Jamie Cudmore avait envoyé une lettre expliquant l'incident à la commission dans laquelle il expliquait n'avoir pas été touché aux yeux.

17/03/2010

Un témoin nommé Cudmore

Modifié à 18h30. Jamie Cudmore a envoyé une lettre à la commission de discipline chargée de statuer sur la présumée fourchette dont se serait rendu coupable Grégory Le Corvec sur le deuxième ligne clermontois. Ce faisant, il accède à une demande de l'USAP qui demandait avec force que Cudmore s'explique sur un geste nié avec force par le troisième ligne perpignanais puisqu'il y disculpe le joueur de l'USAP.

Jean-Marc Lhermet, le manager de Clermont, avait défendu jusqu'ici le droit au silence de son joueur, faisant ainsi grandir la polémique et la rivalité entre les deux clubs, finalistes l'an dernier. Ce jour-là, Le Corvec avait adressé un solide coup de poing à Cudmore qui avait été expulsé, cette saison à Aimé-Giral, pour un plaquage à retardement. Venu joué les justicier sur cette action, Robbins Tchalé-Watchou avait été cité par la commission de discipline et suspendu. Le club clermontois précise d'ailleurs qu'à la suite du dernier incident Cudmore-Le Corvec, le Perpignanais a refusé de lui serrer la main.

Bref, entre les deux clubs, chaque rencontre produit des étincelles. Suite de l'épisode jeudi, donc, l'avocat de l'USAP, Pierre Becques et de l'entraîneur Jacques Brunel. En attendant, vous pouvez vous faire une opinion sur la vidéo. Si Le Corvec semble en effet provoquer un brin le canadien, il faut pas mal d'imagination pour y voir une fourchette.

14/03/2010

Du Top 14 au Super 14

447_@TIAUSAP292253.jpg

Vendredi soir, pour ceux que le froid avait poussés un peu vite à quitter Aimé-Giral, il était possible d'enchaîner par un Waikato Chiefs-Canterbury Crusaders sur Canal + Sports. Dan Carter aux commandes, les Crusaders ont remporté une victoire maîtrisée 26-19 mais l'intérêt est ailleurs. Quelques minutes après USAP-Biarritz, la comparaison  était loin d'être défavorable au championnat de France.

En terme d'intensité, d'engagement physique, d'indécision et d'ambiance, le choc d'Aimé-Giral était même assez nettement supérieur. Il faisait suite à une rencontre du même calibre des Perpignanais à Montferrand. Un match qu'ils auraient pu gagner, tout comme ils auraient pu perdre face à Biarritz.

Le Super 14 n'est apparu supérieur que dans deux domaines : la discipline ou, pour être plus précis, l'acceptation par tous -joueurs et arbitres- de ce qu'on n'applique pas de la règle et sur ma capacité des joueurs à négocier les duels. Pour le reste, le championnat de France offre le visage d'une épreuve plus compétitive et plus complète sans céder dans le domaine du spectaculaire. Et l'USAP s'est montrée largement à son niveau.

12/03/2010

Précieuse victoire

 

Une bonne soirée. Victoire contre Biarritz (19-14), défaites de Castres (à Toulon) et de Clermont (à Bayonne). L'USAP réussit la bonne affaire et se repositionne à la deuxième place du classement après un match de très bon niveau, intense, serré, engagé, qui annonce vraiment les phases finales. Perpignan repasse devant Clermont, n'est qu'à un point de Castres, bref, en course pour la qualification directe.

Victoire paradoxale. Bizarrement, les coéquipiers de Jean-Pierre Pérez ont gagné leur match là où ils auraient dû le perdre. En fin de première période, d'abord où le BO a deux énormes occasions d'essais. La première est refusée après vidéo-arbitrage (Porical avait mis la main sous le ballon), la seconde sauvée par miracle par une "cuillère" de Britz sur Ngwenya et une faute de Durand écopant d'un carton jaune. Juste après la pause, l'USAP a parfaitement géré son infériorité numérique, prenant un léger mais décisif ascendant dans le combat et marquant même trois points juste avant e retour du puni.

La bronca de l'année. On ne devrait pas le dire mais l'un des grands moments de ce match a été la "bronca"  intersidérale de la dernière minute de la première période sur la tentative de pénalité de Valentin Courrent. Le public était énervé par une succession de décisions contestées par lui de M. Rebollal et surtout pas le carton jaune, pourtant parfaitement mérité de Nicolas Durand. Résultat : un énorme boucan suivi un hurlement de bonheur quand le buteur a raté le cadre. Peut-être un des tournants du match.

10/03/2010

Image tauromachique

Beziers02_1.jpg

Bon d'accord, la neige a quelque peu gelé l'activité du blog et le sujet abordé aujourd'hui n'est pas très récent : il s'agit de la fameuse touche de dernière minute jouée par l'USAP sur le terrain de Clermont. Plutôt que de profiter de leur supériorité numérique pour construire un maul classique, les Perpignanais ont joué un fond de touche avec un relais très rapide pour Henry Tuilagi arrivant lancé.

Hélas, le TGV catalan (le seul qui roule) a commis un en-avant fatal, transformant une option de jeu osée en fiasco. Pourquoi revenir là-dessus ? Parce qu'un ancien entraîneur de l'USAP, Olivier Saïsset, avait résumé le dilemme posé par ce genre de coup de poker de façon plutôt imagée en 2003, après la finale de la Coupe d'Europe de rugby perdue par l'USAP contre le Stade Toulousain.

A l'époque, l'USAP avait choisi de tenter une pénal'touche plutôt que de prendre les trois points d'une pénalité. Toulouse avait non seulement résisté mais inscrit trois points sur l'action de contre. Interrogé sur ce choix lors de la conférence de presse d'après-match, qui s'était joué dans l'enceinte alors vénérable de Lansdowne Road, Saïsset avait rétorqué : "Quand la vache met bas, c'est seulement quand on lui touche les couilles que l'on sait si le petit est un taureau ou pas".

Sur cette tirade, le coach perpignanais avait vérifié que le traducteur ne trahisse pas trop sa pensée. Il avait en tout cas résumé parfaitement ce qui allait arriver quelques temps plus tard à Tuilagi tout en prouvant que tauromachie et littérature peuvent quelquefois faire un brin de chemin ensemble.