27/03/2010

Encore une histoire de fesses

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Tout ça n'est qu'une histoire de fesses. Si David Mélé ne s'était pas accroché au short de Gasnier, comme un naufragé du Titanic attrape un débris flottant sur l'eau, l'histoire aurait pu être complètement différente. Le Stade Français aurait ouvert logiquement la marque après neuf minutes un peu timorées des Catalans. Aimé-Giral, déjà vaguement inquiet, serait carrément devenu supertitieux, convaincu que la malédiction de la grande pyramide n'est rien à côté de celle qui s'acharne sur ceux qui osent porter le maillot du numéro 10. L'espoir aurait changé de camp, le doute aurait commencé son affreux travail de démolition lente.

Au lieu de ça, les spectateurs catalans, de grand inquiets qui ne demandaient pourtant qu'à être effrayés, n'ont vu qu'une paire de fesses. Comme si une séance photo pour le calendrier avait été improvisée sur la pelouse. Entre exploit défensif et image incongrue, les supporters n'ont retenu que le comique de la situation, trop contents d'échapper aux démons qui peuplaient déjà leurs cauchemars pour n'apercevoir qu'un coin des "Dieux du Stade".

Cette histoire a donc détendu tout le monde. L'idée simple que la meilleure façon de gagner est de jouer a envahi l'air printanier ; David Marty et Maxime Mermoz ont décidé de s'amuser. L'USAP a donc battu le Stade Français 44-23 dans une cavalcade de rugby offensif, avec une joyeuse légèreté dans la prise de risque. Mais peut-être que tout s'est joué dans ce drôle de moment où un type les fesses à l'air tentait de continuer d'avancer pendant qu'un autre s'accrochait à ses fondements raclant la pelouse.

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