10/03/2010

Image tauromachique

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Bon d'accord, la neige a quelque peu gelé l'activité du blog et le sujet abordé aujourd'hui n'est pas très récent : il s'agit de la fameuse touche de dernière minute jouée par l'USAP sur le terrain de Clermont. Plutôt que de profiter de leur supériorité numérique pour construire un maul classique, les Perpignanais ont joué un fond de touche avec un relais très rapide pour Henry Tuilagi arrivant lancé.

Hélas, le TGV catalan (le seul qui roule) a commis un en-avant fatal, transformant une option de jeu osée en fiasco. Pourquoi revenir là-dessus ? Parce qu'un ancien entraîneur de l'USAP, Olivier Saïsset, avait résumé le dilemme posé par ce genre de coup de poker de façon plutôt imagée en 2003, après la finale de la Coupe d'Europe de rugby perdue par l'USAP contre le Stade Toulousain.

A l'époque, l'USAP avait choisi de tenter une pénal'touche plutôt que de prendre les trois points d'une pénalité. Toulouse avait non seulement résisté mais inscrit trois points sur l'action de contre. Interrogé sur ce choix lors de la conférence de presse d'après-match, qui s'était joué dans l'enceinte alors vénérable de Lansdowne Road, Saïsset avait rétorqué : "Quand la vache met bas, c'est seulement quand on lui touche les couilles que l'on sait si le petit est un taureau ou pas".

Sur cette tirade, le coach perpignanais avait vérifié que le traducteur ne trahisse pas trop sa pensée. Il avait en tout cas résumé parfaitement ce qui allait arriver quelques temps plus tard à Tuilagi tout en prouvant que tauromachie et littérature peuvent quelquefois faire un brin de chemin ensemble.

Commentaires

J'irais même jusqu'à dire que les deux font la paire.

Écrit par : Pascalou | 11/03/2010

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