03/02/2010

Transfert avec...

 

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Le petit jeu de poker menteur lié à la période des transferts peut-il influencer le grand jeu sur le terrain ? Prenons le cas du match Bayonne-USAP de ce vendredi. L'USAP devrait aligner au stade jean-Dauger une charnière Durand-Laharrague qui n'est pas sûre de rester au club la saison prochaine. Nicolas Durand est annoncé avec insistance du côté du Métro-Racing alors que Nicolas Laharrague est en fin de contrat et sait son sort étroitement lié au recrutement perpignanais.


C'est là que les choses deviennent savoureuses : son adversaire direct de jeudi dernier, le Berjallien Benjamin Boyet, est le principal favori pour lui succéder. Mais Boyet n'intéresse pas que Perpignan. Bayonne est aussi sur les rangs et il semblerait même que le club basque ait pris comme une petite avance sur le Catalan. A condition, bien sûr, de se maintenir, sachant que le match contre l'USAP est décisif.


Bien sûr, on mélange ici les torchons et les serviettes. Le terrain, la plupart du temps, arrive à se protéger de ces influences. Sans être pourtant totalement étanche. L'élément de stabilité, en fait, c'est le groupe. Rien n'est plus dangereux pour l'équilibre d'un groupe que de laisser trop de joueur dans l'incertitude. Cela place le président en position de force pour négocier d'homme à homme mais trop de joueurs sous pression pendant trop longtemps, c'est mauvais pour l'équipe. La vague de renouvellement qu'a connue l'USAP stabilise le groupe qui peut donc supporter quelques incertitudes.


Le plus bel exemple, dans ce domaine, remonte à la saison 1999-2000 lorsque Fred Bénazech, déjà recruté par Agen, avait réussi l'un de ses plus grands matches contre son futur club pour un huitième de finale au Stade de la Méditerranée.
Cette référence fait ancien combattant ? Non ? Oui, un peu...

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