18/10/2009

Sous l'oeil des grands formats

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C'est toujours sympa une petite revue de presse anglaise un lendemain de Coupe d'Europe. La fine fleur des plumitifs des "grands formats" (les journaux prestigieux d'outre-manche, par opposition aux tabloïds) a appris à ne pas se faire prier pour accomplir le voyage d'Aimé-Giral dont la réputation est solide. Eddie Butler, l'ancien troisième ligne gallois en avait fait une chronique faussement effrayée et totalement hilarante au début des années 2000. Il ne s'est donc pas fait prier pour revenir sur le déplacement des "Saints" dans ce "démoniaque stade Aimé-Giral, aussi assourdissant quand il s'agit de respecter le buteur adverse que le Thomond park de Limerick est silencieux".


Appuyant sur la métaphore, il avoue, dans le Guardian, qu'il est difficile de voir comme "le fils de satan" le "chauve, génial, anglo-kiwi portant le nom de Perry Freshwater" contrairement à cet "indompté magnifique" qu'est Jean-Pierre Pérez (Pérez est peut-être un peu jeune pour se rappeler de Buttler, mais il peut être fier de l'hommage).


Moins lyrique David Hands, pour le Times, a compté les pénalités : 17 à 5 contre Northampton. Il rapporte les plaintes de Jim Malinder, le manager de Northampton, expliquant n'avoir reçu "aucune aide de la part de l'arbitre", Nigel Owens. "Ils ont rendu à Perpignan essai pour essai, poursuit Hands, et ont réussi à se sortir d'une mi-temps d'épouvantables difficultés en mêlée mais n'ont pas trouvé la justesse nécessaire dans leur jeu à la main". Finalement, "leur bourreau a été Jérôme Porical qui n'a raté qu'une seule de ses coups de pied, et encore, de sa propre moitié de terrain". De toute façon, "les visiteurs à Aimé-Giral, la maison des champions de France, ne doivent pas s'attendre à des cadeaux".


C'est un peu ce qu'explique Mike Cleary, dans le Daily Telegraph. "En moins de six jours, les Saints sont passés du rêve à la réalité". Pour lui, "Perpignan aurait vraiment dû l'emporter plus largement, gâchant au moins trois essais". Il a apprécié, comme tout le monde, la performance de l'ouvreur Shane Geraghty "qui a aidé les Saints à se remettre d'une entame torride". Plutôt vache avec les siens, Cleary estime que "Northampton est rentré dans le rang. On n'a rien vu de celui que l'Equipe a appelé "le Démolisseur" Lawes."


Enfin, on peut retrouver différentes réaction de l'équipe de Northampton sur le site du club. Jim Malinder parle de ce match comme d'un "point de référence" , se félicitant d'avoir vu son équipe revenir dans la partie aux alentours de l'heure de jeu. Le capitaine Dylan Hartley note que "le choc a été rude à l'entame de la rencontre et c'est là qu'ils ont pris l'avantage sur nous. C'est toujours dur de venir à Perpignan. Nous sommes simplement déçus de ne pas ramener un seul point".

 

Photo de Jean-Luc Bobin : conversation en anglais entre Perry Freshwater et Nigel Owens (Diaporama sur lindependant.com)

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