23/04/2011

L'USAP éliminée des phases finales

Battue logiquement et lourdement à Toulon 43 à 12, l'USAP est désormais éliminée de la course au Bouclier de Brennus. Conclusion logique d'une saison chaotique dans sa première partie, les champions 2009 et finalistes 2010 se sont échoués en rade de Toulon, exténués après une folle course poursuite lancée de trop loin pour pouvoir aboutir.

A Mayol, une fin de première période catastrophique (un essai de Lapeyre, un carton jaune reçu par Hume et une pénalité de 50 mètres de Wilkinson) et un exploit individuel de Lovobalavu ont décidé du sort de la rencontre. Auelua inscrivait même un troisième essai, celui du bonus pour le RCT. Et finalement Contepomi marquait en fin de match un quatrième essai en profitant d'un avantage. Trop imprécis en conquête -et notamment en touche- les Perpignanais n'ont pas assez pesé sur la rencontre pour espérer l'exploit.

Désormais, l'enjeu de la saison est d'accrocher une qualification en Coupe d'Europe. Cela passe par un titre de champion d'Europe et donc une victoire la semaine prochaine en demi-finale de la H-Cup face à Northampton à Milton Keynes. Hypothèse plus hasardeuse, les Catalans peuvent tenter d'assurer la 7e place en championnat et espérer une victoire de Toulouse en H-Cup ou de Clermont en Bouclier européen.

22/04/2011

Au plaisir de se revoir

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Se revoir 15 jours seulement après une rencontre aussi intense que celle de Montjuïc, c'est bien ou pas bien ? A l'instar de leurs cousins du Barça, enfilant les rancards avec le Real, les Catalans de l'USAP croisent à nouveau le chemin des Toulonnais. Cette fois, ce sera à Mayol et pas à Montjuïc mais les uns et les autres ont largement eu le temps de faire connaîssance à Barcelone.

A qui profite ces retrouvailles ? Aux Toulonnais, forcément revanchards et qui n'auront pas beaucoup à se creuser la tête pour trouver des sources de motivation. Le désir de revanche permet souvent de spectaculaires renversement de situation. D'autant que le RCT n'était pas si loin du compte face à Perpignan.

Les coéquipiers de Perry Freshwater, de leur côté, surfent sur la vague. Après Toulon, ils se sont offert le Racing et, à l'image du plaquage de Hume sur Lovobalavu, ils disposent d'un réel avantage psychologique sur leurs adversaires. Et puis, l'envie peut également leur prendre de rendre aux Toulonnais la monnaie de leur pièce après la victoire de ces derneirs à Aimé-Giral. Faites vos jeux.

19/04/2011

Toulon-USAP, entre cousins


C'est le vieux débat, souvent très caricatural. D'un côté, il y aurait un Toulon millionnaire, gavé de stars et d'euros, foulant au pied ses "valeurs" et, de l'autre, une USAP vertueuse, cultivant le catalanisme et la formation des jeunes joueurs.

L'affaire Gavin Henson (en vidéo lors d'un show de téléréalité) ne fait, évidemment, qu'accentuer l'opposition. Le jeune playboy gallois, star de la téléréalité est aussi voyant en dehors du terrain que discret dans ses prestations. Il représente parfaitement l'excès dont ferait preuve le boulimique président Boudjellal.

Sauf que... Ce serait oublier un peu vite que l'USAP a connu elle-aussi, les effectifs cosmopolites et les renouvellement du plus du tiers de l'effectif à chaque saison. Que l'USAP a eu son compte de recrutement raté et de gros coups, plus ou moins réussis, de Dan Herbert à Dan Carter.

En fait, ce qui sépare les deux clubs, c'est un petit détail très important : la confiance. Les Catalans ont suffisamment confiance en eux pour lancer leurs espoirs dans le grand bain et cibler au plus près leur recrutement : les derniers exemples comme Coetzee ou Tchale-Watchou en sont l'illustation parfaite.

Toulon, lui, n'est de retour dans une élite que les Perpignanais n'ont jamais quitté que depuis trois ans. La confiance absolue aux "minots", par le passé, a pu coûté cher, notamment lors de la première montée.

Ceci dit, les Toulonnais sont peut-être arrivé précisément au moment où il faut chercher un peu moins de Henson et plus de minots.

16/04/2011

Une victoire au goût toulonnais

 

L'USAP aurait pu inscrire l'essai du bonus sur un ultime lancement de jeu après la sirène. Finalement, c'est Sébastien Chabal qui a marqué sur un contre de 80 mètres (le diable a des jambes) alors que Hume avait déchiré la défense adverse quelques secondes plus tôt.

Tout cela pour dire que la victoire 23-16 de l'USAP (avec deux essais magnifiques de Michel et Coetzee) est certainement plus incontestable que ne l'indique le score. Bien sûr, comme Toulon une semaine plus tôt, le Racing a monopolysé le ballon en première période avant de totalement laisser l'initiative aux Catalans en deuxième période.

Maîtres dans l'art de créer du tourbillon et de hausser subitement le rythme d'une partie, les Perpignanais ont aussi largement dominé en mêlée tout en restant intraitables en défense. Mais, au nom de l'étrange logique de cette saison, les efforts ont été mal payé. Tous les candidats à l'Europe se sont imposés.

11/04/2011

1,28 millions de téléspectateurs sur France 2 pour l'USAP

Le quart de finale de l'USAP à Montjuïc a réuni 15,9 % des téléspectateurs devant leur télévision en ce samedi après-midi très ensoleillé. Cela fait au total  1.28 million de téléspecteurs. Selon médiamétrie, ils étaient environ 600.000 devant Canal Plus qui retransmettait en même temps la rencontre. Une audience importante, donc, pour l'USAP.

09/04/2011

Merci Montjuïc

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Il y a eu de très beaux moments à Montjuïc. Pas toujours pendant le match, une bérézina technique en première mi-temps et un combat homérique en seconde, mais par la force de ce qui s'est passé dans ce vieux stade vénérable, plus proche du monument que de l'enceinte sportive et qui s'est soudain mis à revivre l'espace d'un après-midi brûlant.

L'avant match, avec l'Estaca et une hallucinante entrée des équipes sur le terrain, les spasmes du virage devant lequel l'USAP lançait ses "rush" en deuxième période et, pour finir, ce tour d'honneur que joueurs et public ne se résoudaient pas à terminer, furent ces instants intenses.

C'est que la joie était d'autant plus intense que les 32.000 supporters catalans ont marché pendant 80 minutes au bord du gouffre. Sur le fil du rasoir qui séparait le succès total de l'énorme déception qu'aurait provoquée une victoire de Toulon. Car l'événement a été une réussite totale. Au point de prendre de court Barcelone. Une organisation sous-dimensionnée au stade, la circulation de la ville bloquée par l'arrivée massive des supporters et des hôteliers et commerçants aux anges... Fascinée par la puissance de Barcelone, c'est l'USAP qui a impressionné par sa capacité de mobilisation.

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08/04/2011

Arlequin comme l'époque

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"Volem viure i trabajar -poc- al païs". Cette amusante potacherie était, dans les années 70, l'une des plaisanteries favorites du jeune Paul Goze. En compagnie de quelques complices frais émoulus du lycée Arago et de l'équipe première de l'USAP, il raillait les cheveux longs et la mode retour à la terre depuis l'observatoire privilégié de la terrasse du café de la Loge.

A cette époque, lorsque l'USAP jouait "au nord", les joueurs se motivaient en parlant catalan dès qu'ils passaient le château de Salses alors qu'ils s'étaient entraînés toute la semaine en parlant français entre eux. L'Espagne était une frontière presque lointaine, perdue dans l'obscurité franquiste, d'où émergeaient des bus entiers d'hommes, faisant la fortune des cinémas perpignanais pour admirer le "Emmanuelle".

Pas loin de quarante ans plus tard, Paul Goze est l'homme qui a emmené l'USAP à Barcelone pour une énorme célébration catalano-usapiste sous le haut parrainage du  FC Barcelone qui est, comme chacun sait, "mes que un club" et selon l'écrivain Manuel Vasquez Montalban "l'armée symbolique d'un état sans nation". La cérémonie se déroulera au stade Lluís Companys, du nom de ce président historique de la Generalitat de Catalogne, fusillé à Montjuïc par les troupes de Franco. Les étandarts "sang et or" des 32.000 supporters nord-catalans y auront une force symbolique qu'il ne faudrait surtout pas négliger. Bien plus importante qu'on ne l'imagine à Perpignan.

C'est le grand paradoxe des identités : elles sont censées évoquer l'immuable, la passassion des valeurs communes mais elles ne se vivent pas de la même manière selon les époques et même les endroits.  Dans des contextes totalement différents, FC Barcelone et USAP ont joué le même rôle. Celui de conserver la mémoire d'une identité. Mais pour qu'ils se retrouvent Catalans du nord et du sud ont dû attendre d'avoir justement un contexte un commun.

A travers le sport-spectacle, la théâtralisation de la fête populaire et l'exposition médiatique, autant de façon de vivre dans cette Europe post-moderne dont Barcelone est la capitale, ils peuvent désormais trouver un terrain d'entente. Les symboles y ont leur importance, on l'a dit, mais aussi le business. L'USAP vient chercher des "relais de croissance" à Barcelone mais n'arrive pas les mains vides. 32.000 supporters d'un coup dans la capitale mondiale du tourisme urbain, ce n'est pas rien.

Voilà donc deux clubs "français" qui s'affrontent en "Espagne" pour une compétition qui porte le nom d'une marque de bière hollandaise gérée par une compagnie privée basée en Irlande. Le match sera retransmis dans une vingtaine de pays et même sur France Télévision. Et tout cela grâce à la Catalanité. Pas étonnant que le maillot arlequin soit de mise dans cette époque formidable.

06/04/2011

Paul Goze : "Un rêve qui se réalise"

La conférence de presse d'avant match, passage obligé de l'ERC, s'est déroulée aujourd'hui. Voici, en vidéo, quelques-unes des interviews.


Conférence de presse HCUP quart de finale... par USAP_Communication

02/04/2011

Le reportage de Barça TV sur l'USAP

L'ensemble du reportage est disponible, divisé en sept épisodes, sur youtube. Il s'agit pour la télévision du FC Barcelone de présenter l'USAP et, surtout, sa vocation identitaire. Zoom sur le public, les drapeaux ou la penya du Braça à Perpignan pour répéter que, comme le Barça, l'USAP est "més que un club".

Le reportage insiste également sur la formation "locale" de l'USAP et sur les valeurs de sportivité du rugby. A chaque fois pour établir le parallèle avec le grand FCB. C'est bien entendu avant tout de la com' mais plutôt bien fait et, en tout cas, une très bonne initiation à la venue de 32.000 catalans du nord dans la capitale du sud ce samedi pour le quart de finale devant Toulon. Si l'USAP voulait démontrer son impressionnante capacité de mobilisation, de ce point de vue, la mission est accomplie.

Barça TV - La USAP: els catalans del nord (1/7)


Barça TV - La USAP: els catalans del nord (2/7)

Barça TV - La USAP: els catalans del nord (3/7)

Barça TV - La USAP: els catalans del nord (4/7)

Barça TV - La USAP: els catalans del nord (5/7)

Barça TV - La USAP: els catalans del nord (6/7)

Barça TV - La USAP: els catalans del nord (7/7)


01/04/2011

Battu 25-24 par Toulouse, coup d'arrêt pour l'USAP


Résumé du match USAP vs Toulouse - avril 2011 par USAP_Communication

La première victoire du Stade Toulousain sur la pelouse d'Aimé-Giral depuis 1989 s'est jouée sur une pénalité, peut-être deux. Les deux tentatives ratées de très peu par Jérôme Porical dans les 5 dernières minutes. Aucune n'était facile. La première était à 60 mètres. La seconde à 22 en coin. A chaque fois, il a manqué très peu de chose. L'USAP s'incline 25-24 devant un très bon Stade Toulousain.


Les deux équipes ont marqué deux essais chacunes dans ce match très équilibré entre la maîtrise toulousaine et les terribles coups d'accélérateur de l'USAP.


L'USAP avait su résister à une grosse première demi-heure toulousaine. Ces derniers tenaient le ballon et menaient logiquement au score après un drop de Skrela, deux buts de Michalak et un essai de Bouilhou contre deux pénalités de PoricalL Bouilhou avait intercepté une passe au large de Laharrague mais le score de 14-6 était logique.


Peut-être est-ce la transformation ratée par Michalak de 20 mètres en face qui a changé la donne.
L'USAP s'est alors réveillée, poussant quelques rushs et, après le carton jaune de Delasau, marquait par Guirado qui concluait un coup de pied de Laharrague repais en coin par Planté.


En deuxième période, ce sont les Catalans qui débutaient le mieux après un essai de Planté parfaitement mis sur orbite par Tuilagi et Mélé. Mais Toulouse restaient dans le match et un essai en coin de Nyanga faisait la toute petite différence en faveur du Stade. Honorable, cette défaite risque cependant de coûter très cher aux Catalans dans l'optique de la qualification.